Le réchauffement climatique doit-il alerter les chrétiens ?


Alors que le réchauffement climatique a longtemps été un sujet que les chrétiens et en particulier les créationnistes ont toujours évité, le sujet est devenu si pressant dans l’actualité qu’il n’est désormais plus possible d’échapper à la question.

Les créationnistes ont souvent été contraints de tenir des positions minoritaires en science mais cela était pour le bien de l’évangile et comme le réchauffement climatique n’a à priori pas grand-chose à voir avec l’évangile, ce sujet pouvait être ignoré.

« L’urgence climatique » a toutefois rattrapé les chrétiens et nous sommes désormais pratiquement obligés d’en parler. Le réchauffement climatique fait partie intégrante de la vision du monde que les gens ont aujourd’hui et comme le christianisme est en soi une vision du monde également, nous devons en tant que chrétien savoir comment se positionner.

En tant que créationnistes nous sommes habitués à devoir être « factuel » car c’est le seul moyen de donner du crédit à des courants qui ne sont pas majoritaires dans la population.

Emotion VS Faits – Conséquences VS Causes

Souvent les convaincus du réchauffement dû à l’homme insistent sur les conséquences, il y a une fonte de glacier par ici ou une désertification par là. L’émotion provoquée par ces pertes devrait pousser tout le monde à reconnaître le changement climatique et comme il y a d’autres sources de pollution et de destruction très légitimes (plastique, déforestation, surpêche…) tout est en quelque sorte englobé dans un seul paquet.

Ce qui est en question n’est pas ce qu’on observe, les fontes etc… mais la cause qui provoque ces observations. Tout le monde est à peu près d’accord pour noter qu’il y a un réchauffement depuis au moins une cinquantaine d’année.

Deux cadres d’interprétation différents

Dans le modèle créationniste jeune terre, aussi jeune soit-il, moins de 10 000 ans, l’histoire de la terre a été tout sauf stable. Les choses changent, les océans étaient autrefois 120m plus bas qu’aujourd’hui, le Sahara était luxuriant, il y avait des mammouths mais tout cela a cessé il y a des milliers d’années.

En contraste le scénario évolutif, qui se déploie sur des milliards d’années, pensent que tout a été plus ou moins stable jusqu’au jour où l’homme est venu tout chambouler. L’idée qu’on a de l’âge de la terre est déterminante pour beaucoup des opinions philosophiques et scientifiques que nous formons.

La Bible, dont la prétention est d’être la Parole de Dieu, permet de discerner rapidement ce qui est possible de ce qui ne l’est pas, ce qui est digne d’intérêt de ce qui ne l’est pas etc….

Par exemple les chrétiens font très bonne figure face aux pseudos-sciences et à l’ésotérisme car la Bible leur donne une compréhension de ces choses et de leur origine, ils sont donc capables de ne pas se laisser attirer par des pratiques ou activités paranormales comme d’autres catégories de la société, qui sont friands d’ésotérisme et de toute sorte de spiritualité et qui n’ont pas les repères pour discerner que tout ce qui est « surnaturel » ou « mystique » n’est pas bon.

Les chrétiens sont par ailleurs l’un des groupes les plus présents au niveau des ONG contre la pauvreté à tel point qu’ils en sont loués par les athées.

Réchauffement climatique = écologie ?

Ce qui complique le débat sur le réchauffement climatique, c’est qu’il est profondément encré dans le sujet de l’écologie. Ainsi on a l’impression que le réchauffement est au même niveau que la déforestation, la surpêche, la pollution plastique, la dégradation des sols etc… Mais on peut très bien se mobiliser contre ces derniers points sans pour autant être persuadé du réchauffement climatique….dû à l’homme.

Là est le débat : est-il dû à l’homme ou à un ou à des procédés naturels ? Beaucoup pensent qu’il s’agit d’un débat tel que : y-a-t-il un réchauffement ou pas ? Le réchauffement est reconnu par les créationnistes, bien qu’avec des nuances. Ce qui fait débat ce sont les causes.

Il me semble qu’il n’y a pas encore une réponse définitive – la science du climat est très complexe – et on a déjà dû mal à prévoir la météo du lendemain – il y a eu par le passé des périodes plus chaudes qu’aujourd’hui – au moyen-âge et à l’époque romaine – cela démontre au moins que les réchauffements sont possibles naturellement.

L’homme a-t-il une part dans ce réchauffement-ci ou bien y-a-t-il d’autres raisons ?

Voici la conclusion du scientifique atmosphérique et créationniste Larry Vardiman1 :

Le réchauffement climatique semble se produire depuis 30 à 50 ans.

Ce réchauffement n’est peut-être qu’une fluctuation à court terme, mais pourrait être une tendance à plus long terme.

On ne sait toujours pas si l’homme est à l’origine du réchauffement.

Aucune cause «naturelle» du réchauffement climatique n’a été confirmée.

Une nouvelle théorie possible est que le rayonnement cosmique galactique (GCR) modulé par l’activité solaire affecte la couverture nuageuse de bas niveau et provoque le réchauffement.

Quid de notre modèle économique ?

En ce qui me concerne l’importance du sujet n’est pas tellement de savoir si l’homme a une part, petite ou grande, sur le changement climatique car nous constatons, que quoi qu’il en soit, et malgré les aspects positifs de notre société (science, médecine…), que quelque chose cloche dans notre modèle économique.

Pourra-t-on continuer de vivre, de produire et de consommer comme nous le faisons aujourd’hui ? Pourra-t-on à échelle mondiale avoir un modèle qui intègre une gestion correcte des ressources afin que l’environnement ne fasse pas constamment les frais des développements des pays ?

Bibliquement, l’homme a reçu un mandat de gestion et de domination de la terre – cela implique une bonne gestion de la terre et non sa destruction. Il ne fait aucun doute que le chrétien doit être sensible à l’écologie comme il l’est envers la pauvreté.

La vision biblique du passé, du présent et de l’avenir

Les créationnistes jeune terre affirment le calendrier biblique et la réalité du déluge. Ceux-ci fournissent un cadre de réflexion sur l’histoire du climat en rapport avec le débat actuel.

Selon la Bible (Genèse 1: 27-29), l’humanité avait reçu le commandement de remplir la terre. Ainsi, Dieu a créé la Terre pour qu’elle soit productive, puisse nourrir sa population et soit remplie de monde. Bien sûr, la Chute s’est produite quand Adam a péché, causant la corruption de la création (Genèse 3, Romains 8), et il a alors été difficile d’obtenir suffisamment de nourriture pour survivre.

Malheureusement, de nombreux écologistes sont misanthropes (haïssant l’humanité) et ne s’intéressent pas aux besoins de l’humanité, espérant plutôt notre disparition. Bien sûr, ils donnent rarement l’exemple. Cette misanthropie transparaît dans plusieurs des documentaires du présentateur de télévision anglais sur la nature, David Attenborough, qui nous qualifie par exemple de «fléau de la Terre»2.

Dans la vision biblique, dès le début, les humains ont été créés pour prendre soin et régner sur la terre et tout ce qu’elle contient (Genèse chapitres 1 et 2). C’est ce qu’on appelle le Mandat de Domination.

Dans la vision laïque moderne, basée sur le scénario évolutif de milliards d’années, les humains sont des retardataires. Certains estiment alors que l’environnement a parfaitement fonctionné pendant des centaines de millions d’années avant l’arrivée des humains.

Ainsi, ils pensent que si nous sortons les humains de l’équation, l’environnement fonctionnera beaucoup mieux. C’est pourquoi l’étude de l’âge de la terre et de l’humanité est déterminante pour toute vision du monde.

La terre gagnerait-elle au change sans l’homme ?

Si Dieu nous a donné un mandat de gestion et d’administration de la terre, c’est que nous sommes nécessaires. La terre a besoin de nous et nous avons besoin d’elle.

En fait, l’homme a été évincé de nombreuses régions du monde de par cette vision de l’homme-fléau. En Australie, cela a été un facteur majeur de la gravité des feux de brousse de 2019, en raison du manque de réduction de carburant et d’entretien des coupe-feux pendant la saison fraîche.

Les aborigènes brûlaient (s’occupaient) de la campagne australienne pendant les saisons fraîches avant l’arrivée des Européens. Cela réduisait la charge de carburant et signifiait donc que les incendies en été n’étaient pas des conflagrations qui incinéraient les hommes et les animaux.

Cela a également conduit à la désertification dans les parcs nationaux en Afrique où le pâturage des troupeaux de bovins, gérées par des personnes pendant des centaines d’années auparavant, ont été exclues3.

Le déluge de Noé : la cause de l’ère glaciaire

Le déluge de Noé, il y a environ 5300 ans, fournit un mécanisme pour un âge de glace qui lui a succédé, dans l’hémisphère nord culminant après environ 500 ans, puis déclinant rapidement pendant environ 200 ans (voir l’article sur l’ère glaciaire).

Comme les laïcs «négligent» le déluge (2 Pierre 3: 5), ils n’ont pas de mécanisme viable pour expliquer une ère glaciaire et cela a des conséquences. La prise ou la non prise en compte du déluge a également des répercussions énormes sur la vision du monde des uns et des autres.

On dit que de légères oscillations de l’orbite terrestre sur de longues périodes (le mécanisme dit de Milankovitch) créent de très légères différences dans la quantité de lumière solaire atteignant la Terre (ou certaines parties de la Terre). Cependant, ces différences ne peuvent pas créer les changements massifs de l’environnement. Ainsi, l’instabilité est intégrée à leurs modèles. C’est la raison pour laquelle le CO2 est si important pour eux. Si un petit changement de lumière du soleil peut changer radicalement l’environnement, un petit changement de gaz à effet de serre devrait pouvoir faire la même chose.

A contrario les créationnistes pensent que le climat est relativement stable et qu’il a fallu un cataclysme monumental comme le déluge de Noé pour créer les conditions spécifiques d’une ère glaciaire.

Presque tout le charbon d’aujourd’hui a été formé à partir de la végétation enfouie pendant le déluge. La quantité de végétation suggère que les niveaux de CO2 («nourriture végétale») dans l’atmosphère entre la création et le déluge ont dû être très élevés par rapport aux niveaux actuels. Même les géologues laïques conviennent que les niveaux de CO2 anciens («paléozoïques») étaient beaucoup plus élevés, voire 15 fois plus4.

Il n’y a aucune preuve que la Terre ait été grillée par cette situation d’effet de «serre» incontrôlable.

Les niveaux de CO2 beaucoup plus élevés amélioreraient énormément la productivité des plantes, permettant également une biomasse animale beaucoup plus élevée. Il existe des preuves, telles que la quantité de charbon et d’autres fossiles, que la Terre était prolifique avant le déluge.

Nous avons une base biblique pour avoir confiance en le fait que le climat a été conçu pour être globalement stable. Après le déluge, Dieu a promis:

Genèse 8:22

«Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront point.»

Cela suggère que la Terre devait se remettre rapidement du changement climatique catastrophique qui s’est produit avec le déluge et la période glaciaire qui a suivi. Autrement dit, le climat de la Terre n’a été conçu ni pour être chaotique ni pour être enclin à des changements extrêmes.

Y-aurait-il eu par hasard des périodes chaudes par le passé ?

Des petits cycles naturels s’intègrent dans ce climat général stable. Dans une telle situation, nous pouvons nous attendre à des moments dans le passé où les températures étaient similaires à celles d’aujourd’hui. Il en est bien ainsi. Pendant la période chaude romaine (RWP) de 1 à 400 après JC, les températures étaient supérieures de 2 ° C aux températures actuelles de cette région de la terre5.

La « période chaude médiévale » (MWP de 950 à 1300 après JC), également connue sous le nom de «l’anomalie climatique médiévale» (MCA) était également plus chaude qu’aujourd’hui.

Le thermomètre n’a été inventé qu’en 1714, mais de multiples indicateurs ont été utilisés pour vérifier les températures historiques afin d’obtenir un bon degré de certitude. Certains se demandent si ceux-ci étaient uniquement régionaux et non mondiales. Cependant, les carottes de glace du Groenland et les cernes des arbres en Chine montrent tous deux le réchauffement. Il y a également eu un réchauffement dans la plupart des pays d’Afrique et d’Amérique du Sud6. Il s’agit clairement d’un réchauffement mondial.

Aucune de ces périodes chaudes n’a pu avoir quoi que ce soit à voir avec le CO2 généré par l’homme. La période romaine chaude était une période d’épanouissement de l’empire romain. La période chaude médiévale a été une période très productive à la fois pour les cultures et les progrès de la science, de la logique, de l’architecture et des arts.

En revanche, le «petit âge de glace» (1300–1870 après J.-C.) a été une période de froid importante. Les saisons de croissance plus courtes ont causé des famines, des fléaux et une pauvreté généralisée.

Le climat dans la Bible

La Bible dans de nombreux endroits rapporte les événements météorologiques que Dieu a ordonnés comme jugement ou bénédiction; c’est-à-dire que le climat est sous le contrôle de Dieu7.

Un exemple bien connu est celui des sept années d’abondance de Joseph et des sept années de famine en Égypte, rapportées dans Genèse 41. De plus, sous la loi mosaïque, l’idolâtrie d’Israël a provoqué des mauvaises récoltes (Lévitique 26 ; Deutéronome 28).

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Un clash de visions du monde

Fondamentalement, la question du changement climatique implique un conflit de vision du monde profondément enraciné. Comme dit précédemment, les chrétiens doivent se préoccuper de l’écologie et nous avons le devoir de prendre soin de l’environnement. Cependant, la fausse histoire évolutionniste anti-biblique de la planète Terre, basée sur le naturalisme (la croyance que la nature est tout ce qui existe), alimente une idéologie environnementaliste radicale.

Les chrétiens doivent être de bons administrateurs de la création de Dieu, mais nous devons éviter d’être détournés par un extrémisme émotionnel et irraisonné, en particulier lorsqu’il est motivé par des objectifs politiques ou religieux malveillants. Et nous devons toujours avoir un œil pour les pauvres, afin qu’ils ne soient pas lésés.

L’extrémisme environnemental non scientifique et illogique (par exemple la rébellion d’extinction) nuira le plus aux pauvres8. Les pauvres ne sont pas rendus riches en rendant les riches pauvres, ce qui est la doctrine catastrophique du communisme (le Venezuela en est la dernière victime). La richesse est créée par l’entreprise humaine. Comme le dit le proverbe, une marée montante soulève tous les bateaux – ce qui signifie que plus de richesse est créée, plus les gens en profitent, y compris les pauvres. Ceci est particulièrement vrai avec une approche chrétienne du business, où tous doivent prospérer (par exemple le principe du glanage, comme avec Boaz et Ruth, rapporté dans Ruth 2).

En effet, «au cours des 25 années de 1990 à 2015, le taux d’extrême pauvreté a chuté en moyenne d’un point de pourcentage par an – de près de 36% à 10%9.» Ces progrès ont été possibles grâce à la croissance de la richesse due à la l’extension des marchés libres (y compris en Chine) aidée par les combustibles fossiles (principalement le charbon) qui produisent une électricité bon marché et fiable.

Doit-on redorer le blason des combustibles fossiles ?

Cela ne veut pas dire que l’utilisation de combustibles fossiles est sans problème. Par exemple, il y a la pollution atmosphérique associée, en particulier les petites particules (10 microns et moins) et le dioxyde de soufre, qui causent des problèmes de santé. Cependant, il existe des solutions technologiques à ces problèmes qui ne deviennent réalisables que lorsque la richesse augmente. Et nous devons toujours nous demander quelle est l’alternative.

Dans les pays trop pauvres pour les combustibles fossiles, les gens brûlent du fumier et du bois (libérant du CO2), et la pollution de l’air peut être terrible. Même en Occident avant le boom pétrolier, l’huile de baleine était courante pour les lampes – l’industrie des combustibles fossiles a aidé à sauver les baleines !

L’ONU reconnaît le rôle des combustibles fossiles dans la prospérité économique. Ainsi, le GIEC plaide pour que les pays qui ne sont pas pauvres soient rendus plus pauvres, tandis que des pays comme la Chine, l’Inde et ceux d’Afrique soient libres de continuer à utiliser le charbon dans un avenir prévisible.

Cependant, si la richesse des pays les plus riches est réduite par un activisme radical contre le changement climatique, ils ne seront pas en bonne position pour acheter des produits des économies en développement et ainsi les aider à prospérer.

Remplir la tête des enfants de peur et de tristesse quant à leur avenir n’est pas une bonne chose – et les alarmistes climatiques radicaux ont une forte responsabilité à ce sujet. Envoyer les enfants dans des grèves ou leur faire faire l’école buissonnière, les empêchant d’apprendre à exceller dans les sciences, ne contribuera pas aux efforts visant à développer la technologie pour améliorer la vie de tous à l’avenir, tout en respectant l’environnement.

Les bienfaits du CO2

Le CO2 est un «aliment végétal», et les plantes en bénéficieraient davantage et non moins. En effet, l’augmentation du CO2 est désormais responsable de 30% de la production mondiale de biomasse (aliments et fibres) au cours du siècle dernier, comme le montre un article de Nature en 201710. Il s’agit de nourriture pour les humains et les animaux. Et avec plus de CO2 dans l’air, les plantes doivent passer moins de temps avec les pores de leurs feuilles (stomates) ouverts. Ainsi, ils perdent moins d’eau pendant la journée et peuvent survivre avec moins d’eau11. Les déserts verdissent, en grande partie à cause du CO2 supplémentaire.

Avec la Terre d’avant le déluge, ayant jusqu’à 15 fois le CO2 que nous avons actuellement, la productivité des plantes a dû être incroyable. C’est de là que proviennent les combustibles fossiles, car la végétation du monde d’avant le déluge a été enterrée pendant le déluge, puis convertie en charbon et en pétrole.

La réduction du CO2 atmosphérique, avec l’enfouissement d’une grande partie du carbone dans le sol et la re-végétation de la terre après l’inondation, a entraîné la «sécheresse» du CO2 dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Cela a entravé la productivité des plantes et la capacité de charge de la planète Terre (à des niveaux de 50 à 170 ppm, selon les espèces, les plantes meurent).

Pauvreté et écologie ne font pas bon ménage

Historiquement, les pays qui ont le mieux pris soin de l’environnement sont ceux qui sont riches. Et leur richesse est due à des marchés libres et à une énergie bon marché (charbon et autres combustibles fossiles) combinés à une philosophie chrétienne, qui donne une âme bienveillante au marché libre.

Les pires pollueurs ont été ceux sous des régimes totalitaires avec un contrôle central de l’économie. Ils n’égalisent pas la richesse; ils égalisent la pauvreté, sauf pour la classe dirigeante.

Ainsi, les gens finissent par vivre dans des conditions extrêmes et la survie est leur priorité, et non la protection de l’environnement. Une action extrême contre le «changement climatique» qui tue les économies des pays riches signifiera qu’ils seront moins en mesure de se permettre de prendre soin de l’environnement.

Pour trouver le bon équilibre nature/développement nous avons besoin du modèle chrétien.

Attention aux prévisions alarmistes

Les prévisions ratées sont un fruit majeur de l’activisme climatique, justifiant le scepticisme.

Quiconque se souvient des années 1970 se rappellera que nous allions tous geler dans une autre époque glaciaire. Bien sûr, “nous” ne pouvions rien faire à ce sujet, donc certains des mêmes « experts » qui travaillaient sur ce sujet sont passés au  « réchauffement climatique » et ensuite, lorsque les données de température ne correspondaient pas aux modèles qui donnaient les terribles prédictions, cela s’est transformé en «changement climatique». Les «pluies acides» et le «trou d’ozone» étaient également populaires.

En 1989, l’ONU a déclaré: «Des nations entières seront anéanties d’ici l’an 2000 si l’élévation du niveau de la mer n’est pas stoppée.» Cela s’est-il produit ? Non! Tuvalu, une nation d’îles d’atoll de l’océan Pacifique, est un exemple préféré pour cette revendication. Cependant, Tuvalu a augmenté de 3% sa superficie terrestre au cours des 40 dernières années12. Une enquête publiée en 2018 sur 30 atolls du Pacifique et de l’océan Indien, dont 709 îles, a révélé qu’aucun atoll n’avait perdu de superficie terrestre au cours des dernières décennies13.

En 2007, le Dr Tim Flannery, un mammologue évolutionniste qui dirigeait l’unité du changement climatique du gouvernement australien, avait prédit que même la pluie qui tomberait ne suffirait pas à remplir les réservoirs. L’Australie a connu de fortes inondations depuis lors.

Flannery a également déclaré en 2008: «Imaginez-vous dans un monde dans cinq ans [2013], quand il n’y aura plus de glace sur l’Arctique.» De même, en 2008, Al Gore a déclaré que la glace polaire devait disparaitre d’ici l’été 2014. Ils faisaient écho à la vision commune des climatologues «traditionnels» (par exemple, James Hansen, Peter Wadhams et d’autres, largement rapportés dans les médias).

La superficie de la banquise arctique mesurée chaque septembre (à la fin de l’été, soit son étendue la plus basse de l’année) est passée d’environ 7,5 millions de km₂ en 1980 à environ 4-5,5 millions de km₂ de 2010-2020 (NSIDC / NASA) – ce qui représente encore beaucoup de glace, de sorte que les prévisions d’absence totale de glace étaient sérieusement déconnectées de la réalité.

Veuillez noter que des fluctuations de la quantité de glace arctique sont prévues. Outre la variation à court terme, il pourrait également y avoir des tendances à long terme. Mais cela ne peut être dissocié d’une discussion sur l’ère glaciaire causée par le déluge de la Genèse.

Il existe de nombreuses autres prévisions ratées (extinctions massives, sécheresses croissantes, diminution de la production alimentaire, augmentation de la fréquence et de l’intensité des cyclones / ouragans et typhons, augmentation du nombre et de l’intensité des tornades, diminution des chutes de neige, etc.)14. Peu, voire aucune, ne sont pas basées sur une science objective.

Il semble que chaque événement majeur lié à la météo soit coopté par les militants du changement climatique. Ils ont qualifié les feux de brousse de 2019 en Australie de «sans précédent» et les ont attribués au changement climatique. Ils n’étaient certainement pas «sans précédent» en termes de vies perdues ou de zones brûlées. Par exemple, pendant la saison des incendies de 1938 à 1939, plus de 80 vies ont été perdues dans des feux de brousse à Victoria et en Nouvelle-Galles du Sud, comparativement à 34 lors des récents incendies. Et les 5 millions d’hectares brûlés se comparent à 117 millions d’hectares lors des incendies de 1974–75.

Les prédictions ratées les plus pertinentes des alarmistes climatiques sont celles concernant la hausse de la température mondiale, à partir des modèles climatiques.

Une étude distincte portant uniquement sur l’Antarctique a révélé une perte de glace de 1979 à 2017 (38 ans) équivalente à une élévation du niveau de la mer de 14 ± 2 mm15. Si toute la glace antarctique fondait, cela provoquerait une élévation du niveau de la mer d’environ 57,2 m. Cela serait bien sûr désastreux pour de nombreuses personnes dans le monde. Cependant, combien de temps cela prendrait-il pour se produire, sur la base des taux estimés de fonte de la période la plus récente, 2009-2017 ? 82 000 ans !16

On peut affirmer qu’il n’y a pas d’urgence climatique. Dépenser de l’argent pour une solution d’ingénierie à l’empiètement de l’eau de mer pourrait être plus judicieux que d’essayer d’arrêter la fonte des glaces par des réductions radicales des émissions de CO2, alors que le réchauffement dû au CO2 produit par l’homme est probablement minime de toute façon. Autrement dit, la fonte pourrait se produire même si toute production anthropique de CO2 s’arrêtait demain.

Des solutions techniques sont possibles avec une économie dynamique, mais pas si elle est paralysée par des impôts et des dépenses mal conçus pour l’énergie «verte». En effet, une grande partie des Pays-Bas est en dessous du niveau de la mer et une solution d’ingénierie a été appliquée avec succès. Les ingénieurs néerlandais aident maintenant le Bangladesh et le Vietnam à cet égard.

Il y a certainement une ironie dans le fait que les évolutionnistes veulent essayer de contrôler le climat pour éviter la catastrophe et de croire dans le même temps que le climat a été stable durant toute l’histoire et cela sans une intelligence garante.

Sans Dieu rien de ce qui existe ne serait maintenu en état d’exister. L’univers tout entier s’écroulerait. A vrai dire, sans Dieu, rien n’existerait tout court.

Il est difficile de prédire la température future, le GIEC de l’ONU a déclaré en 2001 que: «Le système climatique est un système chaotique non linéaire couplé, et par conséquent, la prédiction à long terme des états climatiques futurs n’est pas possible.»17 Néanmoins, c’est exactement ce qu’ils ont fait, prédire la température future ! Mais en raison de sa complexité, plus de 100 modèles différents ont été utilisés – si le système climatique était simple ou établi, il n’y aurait qu’un modèle.

Conclusion

Les conséquences inattendues et néfastes d’une trop grande concentration sur le «changement climatique» devraient être prises en compte. Avec autant d’attention portée au «changement climatique», d’autres problèmes environnementaux peuvent être négligés (par exemple, la pollution par les plastiques de la mer, les métaux lourds dans l’eau potable, la pollution des eaux de surface, etc.).

Une folie particulière émanant de l’accent mis sur le CO2 dérivé des combustibles fossiles comme moteur du réchauffement climatique est la conversion des centrales électriques au charbon au Royaume-Uni et en Europe pour fonctionner au bois. Selon l’accord de Paris, le bois est une «énergie renouvelable», mais le charbon ne l’est pas – d’où des règles quelque peu folles.

A noter que la contribution humaine aux émissions de CO2 par la combustion de combustibles fossiles est inférieure à 5% du budget carbone mondial total. D’autres sources incluent les changements dans l’utilisation des terres (par exemple, la déforestation), les volcans, l’altération des roches, le rejet de dioxyde de carbone des océans (tout réchauffement des océans entraîne le fait que le CO2 est moins soluble et par conséquent rejeté dans l’atmosphère), la dégradation des restes organiques (bois mort dans les forêts), etc18.

Un autre exemple de conséquences imprévues est la destruction récente des forêts tropicales du sud-est asiatique pour faire place aux plantations de palmiers à huile pour produire des biocarburants. Les superficies cultivées existantes sont également passées de la production alimentaire à la production d’éthanol (par exemple le maïs).

Ce qui doit nous alerter n’est pas tellement le réchauffement climatique mais l’éloignement de Dieu qui caractérisent nos sociétés et dont les conséquences sont multiples et mortelles.

Dans le cadre d’une bonne intendance, les chrétiens devraient être à l’avant-garde d’un processus de prise de décision qui équilibre les besoins de toutes les parties prenantes: à la fois en termes de développement économique et en minimisant les impacts négatifs sur l’environnement. Une approche biblique du gouvernement, de l’environnement et de la justice se traduira par l’épanouissement humain, comme cela a été le cas dans tous les pays qui ont été fortement influencés par l’enseignement de la Bible (voir quels sont les bénéfices du christianisme ? et La Bible est-elle importante de nos jours ?).

Notons que l’entreprise scientifique est une entreprise biblique et chrétienne et que des personnes comme Louis Pasteur et Isaac Newton étaient chrétiens et créationnistes jeune terre. Nous aurions tout à gagner de passer de darwiniste à pasteuriste.

Il est clair qu’il ne peut guère y avoir d’approche chrétienne sans le Christ. Les chrétiens doivent être proactifs et travailler à amener les âmes au Christ. Ce faisant, nous poserons à nouveau les bases de l’épanouissement humain, mais aussi de l’épanouissement de la planète car l’homme est nécessaire pour en prendre soin; c’est ainsi que Dieu l’a conçu. En effet, Osée 2: 18–23 relie la santé de la terre à la santé spirituelle des gens.

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Références :

  1. lire l’article anglophone “preuves du réchauffement global“.
  2. Smith, W.J., Environmentalism’s deep misanthropy, firstthings.com, 25 Jan 2013..
  3. Lillie, B., Fighting the growing deserts, with livestock: Allan Savory at TED2013, blog.ted.com, 27 Feb 2013.
  4. Berner, R.A. and Kothavala, Z., GEOCARB III: a revised model of atmospheric CO2 over Phanerozoic time, American J. Science 301:182–204; 2001.
  5. Mararitelli, G. et al., Persistent warm Mediterranean surface waters during the Roman period, (Nature) Sci. Rep. 10:10431, 2020; doi: 10.1038/s41598-020-67281-2.
  6. (voir doi: 10.1002 / 2017PA003237 et doi: 10.1016 / j.quaint.2018.10.041.
  7. 47 versets bibliques à propos de le souveraineté de Dieu sur le temps; bible.knowing-jesus.com/topics/Weather,-God~s-Sovereignty-Over.
  8. Voir: Protéger les pauvres: Dix raisons de s’opposer aux politiques de changement climatique néfaste, cornwallalliance.org, consulté le 17 juillet 2020. La Cornwall Alliance présente une approche chrétienne raisonnée et compatissante des questions environnementales: le Dr E. Calvin Beisner est le principal, et un biblique créationniste.
  9. World Bank report 2018: worldbank.org/en/publication/poverty-and-shared-prosperity.
  10. Campbell, J.E. et al., Grande croissance historique de la production primaire brute mondiale terrestre, Nature 544: 84–87, 6 avril 2017 | doi: 10.1038 / nature22030. Le Climate Change and Land du GIEC rapporte également un verdissement global net dans la section A2.3; ipcc.ch/site/assets/uploads/2019/08/4.-SPM_Approved_Microsite_FINAL.pdf.
  11. Fertilisation au dioxyde de carbone Greening Earth, Study Finds, nasa.gov, 26 avril 2016; nasa.gov.
  12. Kench, P.S. et al., Les modèles de changement et de persistance des îles offrent des voies d’adaptation alternatives pour les nations des atolls, Nature Communications 9: 605, 2018 | doi: 10.1038 / s41467-018-02954-1. Duvat, V.K.E., Une évaluation mondiale des changements de plan de forme des îles des atolls au cours des dernières décennies, WIREs Climate Change, 25 octobre 2018 | doi: 10.1002 / wcc.557.
  13. Kench, P.S. et al., Les modèles de changement et de persistance des îles offrent des voies d’adaptation alternatives pour les nations des atolls, Nature Communications 9: 605, 2018 | doi: 10.1038 / s41467-018-02954-1. Duvat, V.K.E., Une évaluation mondiale des changements de plan de forme des îles des atolls au cours des dernières décennies, WIREs Climate Change, 25 octobre 2018 | doi: 10.1002 / wcc.557.
  14. Les craintes des jeunes militants face au changement climatique sont sans fondement empirique; youtu.be/MU70facZc6A (vidéo de 10 minutes avec références). Script ici: justfactsdaily.com/climate-change-fears-of-teen-activist-are-empirically-baseless.
  15. Rignot, E. et al., Four decades of Antarctic Ice Sheet mass balance from 1979–2017, PNAS 116(4):1095–1103, 22 Jan., 2019 | doi:10.1073/pnas.1812883116.
  16. Oard, MJ, Les preuves suggèrent fortement que l’inlandsis laurentidien était mince, Journal of Creation 30 (1): 97-104, 2016 et Oard, MJ, Les reliefs non glaciaires indiquent de minces couches de glace scandinaves et britanniques-irlandaises, J. Creation 31 (2): 119-127, 2017.
  17. IPCC 3rd Assessment Report (‘TAR 2001’).
  18. Houghton, R.A., Balancing the Global Carbon Budget, Annu. Rev. Earth Planet, 2010; annualreviews.org (sourced from NASA, nasa.gov).

Anthony ETHEVE

Passionné et étudiant converti à la Bible, Anthony partage le fruit de ces centaines d'heures de recherche afin d'aider les chrétiens et notamment les nouveaux appelés à comprendre les thèmes bibliques et le débat création/évolution.

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