L’archéologie atteste t’elle les dix plaies d’Egypte du récit de l’Exode ?


Il y a un document égyptien qui présente des ressemblances extraordinaires avec le récit biblique des 10 plaies1. Il a été rédigé par un scribe nommé Ipou-Our. Le papyrus s’intitule : les admonestations d’un sage égyptien. Il décrit une suite de calamité et le chaos qui en a suivi.

C’est un rapport très vivant de ce qui arriva à l’Égypte lorsque le pouvoir central s’effondra. Beaucoup pensent que c’est exactement ce qui se serait passé en raison des fléaux de l’exode.

Les similarités entre le papyrus d’Ipou-Our et le récit biblique sont intriguantes. Pour convaincre le pharaon, Dieu dit :

Exode 7 : 19

L’Eternel dit encore à Moïse : Ordonne à Aaron de prendre son bâton et d’étendre sa main en direction de tous les cours d’eau de l’Egypte : ses rivières, ses canaux, ses étangs et tous ses réservoirs, et leur eau se changera en sang, il y aura du sang dans tout le pays d’Egypte jusque dans les récipients de bois ou de pierre.

Ipou-Our

voici l’Egypte est tombée au versement de l’eau et celui qui a versé de l’eau sur le sol saisit le puissant dans la misère

Exode 7 : 20

Moïse et Aaron exécutèrent les ordres de l’Eternel. Aaron leva le bâton et frappa l’eau du Nil sous les yeux du pharaon et de ses hauts fonctionnaires, et toute l’eau du fleuve fut changée en sang

Ipou-Our

La rivière est du sang, si vous en buvez vous perdez votre humanité et avez soif d’eau

Exode 9 : 3

l’Eternel interviendra contre ton bétail qui est dans les champs, contre les chevaux, les ânes, les chameaux, le gros et le petit bétail ; il leur enverra une grave épidémie.

Exode 9 : 23

Moïse leva son bâton vers le ciel et l’Eternel déchaîna le tonnerre et la grêle, et la foudre s’abattit sur la terre.

Exode 9 : 31

Le lin et l’orge avaient été détruits, car l’orge était en épis et le lin en fleurs

Ipou-Our

Finie l’orge d’abondance, les vivres sont à court, les nobles ont faim et souffrent, ceux qui avaient un abri sont dans l’obscurité de la tempête

Exode 12 : 29

Au milieu de la nuit, l’Eternel frappa tous les fils aînés d’Egypte, depuis celui du pharaon, qui régnait sur le trône, jusqu’à celui du détenu qui se trouvait en prison, et aux premiers-nés des animaux.

Ipou-Our

Voici, les fléaux balaient la terre, le sang est partout sans pénurie de morts, celui qui enterre son frère dans le sol est partout, malheur à moi pour le chagrin de ce temps

Exode 12 : 30

De grands cris ont été poussés dans toute l’Egypte, car il n’y avait pas une maison où il n’y était pas mort.

Ipou-Our

Les pleurs sont dans tout le pays, mêlés de lamentations

L’égyptologue influente, feu Miriam Lichtheim, a écarté la possibilité que le papyrus, les admonestations d’Ipou-Our fassent référence à une véritable calamité nationale. En accord avec d’autres chercheurs, elle a déclaré ce qui suit:

La description du chaos dans les Admonestations est intrinsèquement contradictoire, donc historiquement impossible.

D’une part, on dit que la terre souffre d’un manque total, d’autre part, les pauvres sont décrits comme devenant riches en portant de beaux vêtements et généralement en s’emparant de tout ce qui appartenait autrefois aux maîtres.

Cependant, lorsque vous lisez le récit biblique, il devient clair qu’il y a une explication à cette apparente contradiction.

Exode 12 : 35

Par ailleurs, les Israélites s’étaient conformés aux instructions de Moïse : ils avaient demandé aux Egyptiens des objets d’argent et d’or ainsi que des vêtements.

Ipou-Our

Les gens sont dépouillés de leurs vêtements. L’esclave prend ce qu’il trouve, de l’or, du lapis-lazuli, de l’argent et de la turquoise sont enfilés sur le cou des femmes esclaves

Exode 12 : 36

L’Eternel leur avait fait gagner la faveur des Egyptiens qui leur avaient donné ce qu’ils demandaient. C’est ainsi qu’ils dépouillèrent les Egyptiens.

Le point même que Miriam Lichtheim considérait comme contradictoire et donc historiquement impossible est le point même qui correspond le plus spécifiquement au texte biblique, c’est celui la même qui conforte la véracité du texte biblique.

Le papyrus d’Ipou-Our représente potentiellement une source extrabiblique des dix plaies d’Egypte. On peut difficilement demander mieux à l’archéologie et aux documents historiques.

L’autre point éloquent est c’est que ce document a été initialement composé dans la seule période où le delta égyptien était dominé par un grand nombre de sémites.

Références :

  1. Erman, A., Ipuwer Papyrus, Leiden Museum, quoted from The Ancient Egyptians, a source book of their writings, Harper and Row, New York, pp. 94-101, 1966.

Anthony ETHEVE

Passionné et étudiant converti à la Bible, Anthony partage le fruit de ces centaines d'heures de recherche afin d'aider les chrétiens et notamment les nouveaux appelés à comprendre les thèmes bibliques et le débat création/évolution.

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