Les Pinsons de Darwin dans un Modèle Créationniste…

Les pinsons des Galápagos, observés par Charles Darwin lors de son voyage à bord du Beagle en 1835, sont devenus l’un des symboles les plus célèbres de sa théorie de l’évolution. Ces petits oiseaux, proches parents les uns des autres, présentent pourtant une étonnante diversité de formes de becs, adaptés à des régimes alimentaires différents (graines, insectes, cactus, etc.).

Darwin avait interprété la diversité des becs et des comportements alimentaires comme le résultat de variations héréditaires triées par la sélection naturelle. Plus tard, la génétique moderne a reformulé cette idée en parlant de mutations aléatoires comme source de ces variations. Les pinsons sont ainsi devenus un emblème de l’évolution.

Les évolutionnistes, à travers la Théorie Synthétique de l’Évolution (TSE), ont donc interprété la diversité des becs et des comportements alimentaires comme le résultat de mutations aléatoires filtrées par la sélection naturelle.

Or, des recherches récentes mettent en évidence des mécanismes épigénétiques (modifications réversibles de l’expression génétique, sans changement de séquence ADN) qui permettent une adaptation rapide et réversible, parfois d’une génération à l’autre.

Inscrivez vous sur QQLV!

Pour soutenir l’effort du ministère et la création de contenus:

Skinner et al. (2014)

Cette étude a examiné les différences épigénétiques entre plusieurs espèces de pinsons des Galápagos. Les chercheurs ont découvert que les profils de méthylation de l’ADN variaient fortement d’une espèce à l’autre, parfois davantage que les différences génétiques classiques. Ils en ont conclu que ces marques épigénétiques jouent probablement un rôle clé dans la divergence et l’adaptation des pinsons. Cela affaiblit la vision évolutionniste en intégrant l’épigénétique comme véritable acteur plutôt que la sélection naturelle. Ces variations sont produits par des mécanismes régulés plutôt que par des mutations aléatoires, ce qui pose la question du rôle central accordé traditionnellement au hasard et à la sélection.

Lamichhaney et al. (2015) – Nature

Grâce au séquençage complet du génome des pinsons, les chercheurs ont identifié le gène ALX1 comme étant fortement impliqué dans la diversité des becs. Selon ses variantes, il influe sur la largeur, la forme et la pointe du bec, caractéristiques essentielles pour l’alimentation et la survie des oiseaux. L’étude conclut que « l’évolution » de la morphologie des becs est largement gouvernée par des différences précises dans ce gène déjà existant, qui ont été façonnées par les pressions écologiques (mais en fait l’environnement n’a fait que déclencher un potentiel latent).

McNew et al. (2017)

Cette recherche a comparé les pinsons vivant en zones urbaines avec ceux de zones rurales. Les résultats montrent des différences épigénétiques nettes entre les deux populations, révélant que l’environnement peut influencer directement et rapidement l’expression des gènes. Les auteurs soulignent que ces ajustements épigénétiques surviennent en temps réel, sans nécessiter de longues périodes évolutives. Cela suggère que les pinsons possèdent des mécanismes intégrés leur permettant de répondre immédiatement à des changements de milieu.

Rubin et al. (2022) – Science Advances

Cette étude a montré que la diversification rapide des pinsons des Galápagos repose sur des modules génétiques ancestraux déjà présents dans leur génome commun. Plutôt que de nouveaux gènes issus de mutations, ce sont des combinaisons et réorganisations de blocs génétiques préexistants qui expliquent l’émergence rapide de formes adaptées à différents environnements. Les auteurs soulignent que cette « radiation adaptative » repose donc sur une flexibilité génétique héritée, et non sur l’apparition de nouveautés radicales.

Enbody et al. (2023) – Science

En suivant 30 ans d’évolution des pinsons avec un séquençage à grande échelle, cette étude a révélé que les échanges de gènes entre espèces (introgression) jouent un rôle majeur dans leur diversité. Loin d’être strictement isolées, les différentes espèces partagent et réutilisent du matériel génétique, ce qui enrichit la variation disponible pour l’adaptation. Les chercheurs montrent que ce flux génétique continu a favorisé la résilience et la persistance des populations dans des environnements changeants.

Le Dr Tomkins commente sur cette étude:

« D’autres chercheurs ont ensuite utilisé les données de séquençage complet du génome de 3 955 pinsons de Darwin représentant quatre espèces de l’île Daphne Major. Ils ont découvert que six loci majeurs expliquaient 45 % de la variation observée dans la taille du bec. Le locus le plus important était une région contenant quatre gènes, qui portaient en eux suffisamment de variation pour provoquer un changement adaptatif rapide au sein de la population en réponse aux conditions de sécheresse ayant modifié l’approvisionnement en nourriture. »

Le modèle CET en bref

Le modèle Continuous Environmental Tracking (CET), développé par des scientifiques créationnistes (ICR, Randy Guliuzza, etc.), propose que les organismes sont équipés de systèmes internes de détection et de réponse leur permettant de s’adapter rapidement et efficacement à leur environnement.

Comme un système d’ingénierie, un organisme comporte:

  • des capteurs (détection des changements environnementaux),
  • des mécanismes de traitement (interprétation de l’information),
  • et des réponses programmées (ajustements physiologiques, morphologiques ou comportementaux).

L’adaptation n’est donc pas due au hasard des mutations mais à un design prévoyant, intelligente et finaliste, intégré dès l’origine. La clé pour comprendre l’adaptation est interne aux organismes et non externe.

Les études récentes (Skinner 2014, McNew 2017) montrent que les pinsons s’adaptent par des changements épigénétiques rapides, parfois plus marqués que les différences génétiques.

Ces ajustements apparaissent en temps réel: par exemple, les becs, le comportement alimentaire ou la tolérance à l’urbanisation peuvent varier en quelques générations.

Cela correspond parfaitement à l’idée CET: les pinsons possèdent déjà les mécanismes internes qui leur permettent de détecter un nouvel environnement (sécheresse, abondance de graines, habitat urbain) et de déclencher des réponses adaptatives.

Conclusion

Chez les pinsons des Galápagos, on n’observe pas de phénomène massif d’extinction. Malgré des fluctuations écologiques importantes (sécheresses, changements alimentaires, urbanisation…), les différentes espèces et populations de pinsons persistent.

On constate plutôt des ajustements rapides (taille du bec, régime alimentaire, comportement, profils épigénétiques) permettant aux populations de prospérer dans des conditions variables.

Dans le modèle darwinien, on pourrait s’attendre à ce que les environnements changeants éliminent certaines populations par sélection négative, conduisant à leur disparition.

Mais dans le modèle CET, l’absence d’extinction majeure s’explique: les pinsons sont conçus avec des mécanismes intégrés d’adaptation qui leur permettent de suivre en continu les changements dans leur environnement, sans nécessairement disparaître quand celui-ci change.

Ces adaptations se font en temps réel et semblent réversibles ou modulables, ce qui va à l’encontre de l’idée que seules des pressions sélectives brutales, éliminant massivement des individus, expliqueraient la diversité observée.

Ces études montrent que l’adaptation rapide des pinsons n’est pas une affaire de mutations aléatoires et de sélection lente, mais qu’elle implique des mécanismes internes régulés. Pour les créationnistes cela confirme que les pinsons ont été programmés pour s’adapter, selon le modèle CET.


Image Wikipédia: Les pinsons de Darwin, dans le sens des aiguilles d’une montre (en partant du haut à gauche):

  • Geospiza magnirostris
  • Géospiza fortis
  • Certhidée fusca
  • Camarhynchus parvulus

Auteur: Daderot, Putneymark, RajShekhar et collage par Kiwi Rex

Inscrivez-vous sur QQLV!

Pour soutenir l’effort du ministère et la création de contenus:

RECEVEZ DU CONTENU par email

Recevez du contenu biblique, archéologique et scientifique dans votre boîte mail!

Voir la politique de confidentialité