12 preuves sur Moïse et l’Exode d’Égypte


L’Exode d’Égypte est l’un des évènements les plus célèbres de l’Ancien Testament et Moïse est après Jésus et David, la figure biblique la plus mentionnée de la Bible1. Il est donc important pour tous les chrétiens de prendre connaissance des preuves qui existent au sujet de Moïse et l’Exode. C’est en effet un thème phare de l’archéologie biblique.

1.La présence d’esclave sémitique en Égypte

Selon l’Ancien Testament la présence des esclaves Israélites est située entre le 19ème et le 15ème siècle av.J-C. Pendant cette période, qui était celle du Moyen-Empire d’Égypte, nous disposons d’un document, le Papyrus de Brooklyn qui mentionne des esclaves sémitiques. Il y avait des esclaves avec des noms à consonnance hébraïque venant de l’extérieur de l’Égypte.

Une section du Papyrus Brooklyn contient une liste de 95 serviteurs, dont beaucoup sont spécifiés comme «asiatiques» ou venant d’Asie occidentale (c’est-à-dire de Canaan). Les serviteurs aux noms étrangers reçoivent des noms égyptiens, tout comme Joseph quand il était domestique sous Potiphar (Genèse 41:45).

Environ 30 des serviteurs ont des noms identifiés comme appartenant à la famille des langues sémitiques (l’hébreu est une langue sémitique), mais ce qui est encore plus pertinent pour l’histoire de l’Exode est que plusieurs de ces serviteurs, au nombre de dix, ont des noms spécifiquement hébreux.

l y a des noms israélites comme Menahem, Issacar, Aser, le nom de deux tribus israélites, Shiphra l’une des sages-femmes hébreu de l’histoire de l’Exode. C’est une preuve claire de la présence d’esclaves israélites en Égypte, et le papyrus est de la 13ème dynastie (17ème siècle).

La liste comprend la plus ancienne attestation de noms hébreux qui ait jamais été retrouvée en Égypte, et elle démontre que des Hébreux vivaient en Égypte avant les années 1440 av.J.-C., tout comme l’affirme l’histoire du livre de l’Exode.

Cet artefact est listé “Papyrus Brooklyn 35.1446“. Un fragment est exposé au Brooklyn Museum, dans l’Ancien Empire à la 18e dynastie, Galeries égyptiennes, au 3e étage.

2.Le lieu de résidence des hébreux en Égypte

Nous apprenons à la fin du livre de la Genèse que Jacob et sa famille avait reçu la meilleure partie du pays d’Égypte pour s’établir “Pharaon dit à Joseph: Ton père et tes frères sont venus auprès de toi. Le pays d’Égypte est devant toi; établis ton père et tes frères dans la meilleure partie du pays. Qu’ils habitent dans le pays de Gosen; et, si tu trouves parmi eux des hommes capables, mets-les à la tête de mes troupeaux. Joseph établit son père et ses frères, et leur donna une propriété dans le pays d’Égypte, dans la meilleure partie du pays, dans la contrée de Ramsès, comme Pharaon l’avait ordonné (Genèse 47 : 5,6,11)”.

Ces dernières années, nos connaissances archéologiques sur le delta du Nil ont considérablement augmenté. Une grande partie de cette avancée est due au travail des Autrichiens sous Manfred Bietak à Tell el Daba Khatana-Qantir.

Cette région est maintenant l’emplacement accepté de la ville biblique de Ramsès et de l’ancienne capitale Hyksos, Avaris. Notre connaissance du delta nord-est et de l’influence asiatique dans la région est bien meilleure qu’elle ne l’était il y a 30-40 ans.

Les résultats des recherches de Manfred Bietak et la mention des historiens antiques permettent de valider historiquement la présence des hébreux à Avaris.

Bietak rapporte ceci :

« Nous avons découvert les vestiges d’une immense ville de 250 hectares avec une population de 25 000 à 30 000 personnes. C’étaient des gens originaires de Canaan, Syrie – Palestine. À l’origine, ils ont pu venir ici en tant que sujets de la couronne égyptienne ou avec la bénédiction de la couronne égyptienne. De toute évidence, cette ville jouissait de quelque chose comme un statut spécial, comme une zone franche, quelque chose comme ça.2 »

Cette description est on ne peut plus représentative de la présence des Israélites au bon moment et au bon endroit.

Par après, au milieu du 15ème siècle avant JC il y a une phase claire d’abandon du site sur la branche du Nile. L’abandon d’un tel site n’a aucun sens. Que s’est-il donc passé ? Il y a des éléments clairs en dessous de la strate d’abandon (strate C1 à D) qui indiquent que des sémites vivaient à cet endroit.

Un tableau qui représente l’occupation d’Avaris par des étrangers (sémites ou asiatiques) pendant le séjour israélite (1876-1446 avant JC). La phase d’abandon est en haut, labellisée «hiatus».

Credit : Dr. Bryant Wood d’Associates for Biblical Research

3.Le lieu de gouvernance de Pharaon

La Bible indique que Pharaon vivait à Ramsès, près du Nil. L’un des arguments qui était utilisé contre le récit biblique est que pharaon ne régnait pas à Ramsès mais à Memphis, quelque peu au sud de la ville moderne du Caire, mais en fait il a régné à Avaris / Ramsès.

Nous avons une carte de la zone où le Nil coulait jadis. Les archéologues y ont fouillé une enceinte royale et pas seulement un palais mais trois palais, tous datant de l’époque de Moïse.

Le pharaon régnait à Avaris car c’était le point de départ pour les campagnes de Canaan en Syrie, il y avait là-bas une ruche d’activité, c’était un centre commercial au départ mais aussi un centre militaire où l’armée s’équipait et rassemblait les fournitures, les armes etc…, tout ce dont ils avaient besoin pour mener une campagne.

C’est pourquoi quand nous lisons dans la Bible que la fille du pharaon a trouvé Moïse dans le fleuve du Nil, il est tout à fait pertinent que ces palais se trouvent juste sur la rive du Nil.

Par ailleurs Moïse est entré dans le palais plusieurs fois pour confronter Pharaon qui était à portée de jambe du lieu d’habitation/d’oppression des Israélites qui criaient pour une intervention de Yahweh. Tout cela correspond exactement à ce que nous lisons dans la Bible.

4.La période de 40 ans dans le pays de Madian

La Bible nous dit que Moïse a fui au pays de Madian et qu’il y a vécu 40 ans jusqu’à que ceux qui voulaient le tuer soient décédés.

A la période biblique de l’Exode (15ème siècle), nous avons le pharaon Thoutmosis III qui a régné 54 ans, il correspond donc parfaitement au pharaon de l’oppression qui selon la Bible a régné longtemps avant qu’il ne meure et ne permette le retour de Moïse après 40 ans d’absence.

5.Les dix plaies d’Égypte

Il y a un document égyptien qui présente des ressemblances extraordinaires avec le récit biblique des 10 plaies. Il a été rédigé par un scribe nommé Ipou-Our. Le papyrus s’intitule : les admonestations d’un sage égyptien3. Il décrit une suite de calamité et le chaos qui en a suivi.

L’égyptologue influente, feu Miriam Lichtheim, a écarté la possibilité que le papyrus, les admonestations d’Ipou-Our fassent référence à une véritable calamité nationale. En accord avec d’autres chercheurs, elle a déclaré ce qui suit :

La description du chaos dans les Admonestations est intrinsèquement contradictoire, donc historiquement impossible. D’une part, on dit que la terre souffre d’un manque total, d’autre part, les pauvres sont décrits comme devenant riches en portant de beaux vêtements et généralement en s’emparant de tout ce qui appartenait autrefois aux maîtres.

Cependant, lorsque nous lisons le récit biblique, il devient clair qu’il y a une explication à cette apparente contradiction.

  • Par ailleurs, les Israélites s’étaient conformés aux instructions de Moïse : ils avaient demandé aux Egyptiens des objets d’argent et d’or ainsi que des vêtements (Exode 12 : 35)”.
  • Les gens sont dépouillés de leurs vêtements. L’esclave prend ce qu’il trouve, de l’or, du lapis-lazuli, de l’argent et de la turquoise sont enfilés sur le cou des femmes esclaves (Ipou-Our)
  • L’Eternel leur avait fait gagner la faveur des Egyptiens qui leur avaient donné ce qu’ils demandaient. C’est ainsi qu’ils dépouillèrent les Egyptiens(Exode 12 : 36).

Le point même que Miriam Lichtheim considérait comme contradictoire et historiquement impossible est le point même qui correspond le plus spécifiquement au texte biblique, c’est celui la même qui conforte la véracité du texte biblique.

Le papyrus d’Ipou-Our représente potentiellement une source extrabiblique des dix plaies d’Egypte. On peut difficilement demander mieux à l’archéologie et aux documents historiques.

Plus de détails dans l’article ci-dessous :

6.La terre des shasu de Yahweh

Nous sommes ici en dehors de l’Egypte moderne, en Nubie. Le site est appelé Soleb. Amenhotep III (début 14ème siècle) y a construit des temples, dont l’un a été construit sur le lieu appelé Soleb. C’est à cet endroit qu’a été trouvé une très intéressante inscription hiéroglyphique qui se réfère à la terre des shasu de Yahweh. Shasu est un terme similaire à celui d’habiru (HBR). Il désigne des maraudeurs nomadiques.

Le nom « Yahweh » (mentionné presque 7000 fois dans l’Ancien Testament) resserre étroitement le champ des possibilités quant à l’identification du groupe en question.

Cette inscription est située dans le Soudan moderne (ancienne Nubie) et est datée du début du XIVe siècle avant JC sous le règne d’Amenhotep III, elle se lit comme suit: «le pays des shasu de Yahweh». Il est clair qu’il y avait autrefois un groupe de bédouins / nomades shasu vivant en Syrie-Palestine qui étaient associés à une divinité nommée Yahweh. Il est également clair que le nom Yahweh était connu des égyptiens de la 18e dynastie sous le règne d’Amenhotep III (l’époque de Moïse).

Il y a beaucoup d’inscriptions qui ont été trouvées par l’archéologie qui mentionnent le Dieu d’Israël, Yahweh, mais l’inscription de Soleb est d’une importance capitale puisqu’elle est la plus ancienne.

Voici une citation d’un chercheur athée (Donald Redford) concernant la mention de Yahweh à Soleb :

Depuis un demi-siècle, il est généralement admis que nous avons ici le tétragramme, le nom du Dieu israélite, «Yahweh»; et si tel est le cas, comme c’est sans aucun doute le cas, le passage constitue une indication des plus précieuses de l’endroit où se trouve à la fin du XVe siècle avant JC une enclave vénérant ce Dieu”4

Cette découverte est l’une des plus belles de l’archéologie biblique car en effet, le nom propre de Dieu “YHWH” avait été révélé pour la première fois par Dieu lui-même à cette époque précise de l’histoire et c’est bel et bien à ce moment que le nom apparait en archéologie.

Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui suis…. Voilà mon nom pour l’éternité, voilà mon nom de génération en génération“(Exode 3:14,15).

7.Le nom égyptien du leader Israélite “Moïse”

Un élément important de l’arrière-plan historique qui nous est très utile est le contexte égyptien. On peut mentionner le pharaon conquérant Thoutmôsis III de la 18ème dynastie qui s’était engagé dans une série de 17 campagnes militaires ou de tributs à Canaan et en Syrie durant son règne de 54 ans (1506-1452 av.J-C).

On peut bien évidemment noter la deuxième partie du nom du pharaon, que l’on retrouve chez d’autres pharaons « môsis » qui est le même mot que Moïse. Il est intéressant de noter les arguments libéraux qui disent que Moïse est une figure fictive que le peuple d’Israël aurait inventée pour justifier leur position politique dans le pays.

Si les Israélites avaient cherché à inventer Moïse, ils ne l’auraient certainement pas nommé avec un nom égyptien mais avec un nom israélite populaire. Moïse comporte les caractéristiques cohérentes de son parcours égyptien. Il a été élevé à la cour du pharaon comme Etienne le mentionne dans les Actes.

Thoutmôsis III a été le pharaon conquérant de l’Égypte et a étendu le pouvoir des dynasties égyptiennes dans l’histoire de l’Égypte. Les dates de ce pharaon se chevauchent avec celles de Moïse. Il a régné pendant 54 ans, ce qui correspond à longue période de Moïse à Madian de 40 ans (1486-1446 av.J-C) lorsqu’il avait fui jusqu’à que le pharaon opérant qui voulait le tuer meurt, certainement ce Thoutmôsis III.

8.Les lettres d’Amarna

Les tablettes d’Amarna sont une série de correspondance entre les cités-états canaanéennes et le pharaon d’Egypte. Elles sont datées aux environs de 1370 avant JC. Que nous disent ces dirigeants de ces cités-états (Meggido, Jérusalem…) ?

Ils implorent le pharaon d’Egypte de leur envoyer de l’aide ou autrement ils ne pourront plus payer le tribut à Pharaon. Nous sommes loyaux à Pharaon, mais nous sommes dépassés par un groupe d’étrangers, un groupe d’habiru (HBR), ils fourmillent autour de nous.

Voici le rapport d’un chercheur, Michael Astour, qui a étudié les lettres d’Amarna5 (et qui ne croit pas en la Bible) :

c’étaient… des semi-nomades en voie de sédentarisation (s’installant dans des villes ou des villages), qui venaient de la zone semi-désertique et entraient dans des régions civilisées en tant qu’étrangers… ils étaient membres d’unités tribales très unies dont l’allégeance était déterminée par la parenté et qui avaient leur propre système de loi.

ils ont agi dans de grandes unités armées qui étaient non seulement engagées dans des raids de pillage, mais s’emparaient également de villes et de parties des terres sous domination égyptienne.

L’histoire montre que chaque fois que l’on trouve des bandes armées indépendantes, celles-ci sont toujours ethniquement homogènes.

On ne pourrait pas demander une meilleure description des Israélites, lesquels venaient du désert, étaient en voie de sédentarisation, constituaient une ethnie et envahissaient des zones du pays et des villes. Une telle description de la part d’un chercheur qui ne croit pas en la Bible est une chose véritablement remarquable.

Les Lettres d’Amarna commencent aux alentours de 1376 BC, plus de 20 ans après les grandes victoires des Israélites et l’établissement de leur fief dans la région montagneuse centrale. Les villes capturées par les Israélites telles que Jéricho, Ai, Béthel, Gibeon, Siloh et Mizpeh ne sont pas trouvées dans les Lettres d’Amarna. Pourtant au début de la période des juges, les rois auraient dû envoyer des lettres au Pharaon s’ils étaient encore en contrôle.

Le fait qu’il n’y a pas de lettres de leurs parts apportent un témoignage supplémentaire au récit biblique car cela signifie qu’ils n’avaient plus le pouvoir et que les Israélites contrôlaient les villes en question.

Inversement, les villes et territoires qu’Israël n’a pas conquis apparaissent souvent dans les lettres, ce qui est encore consistant avec le récit biblique. Nous avons la liste des villes qui n’ont pas été conquises dans Josué et les Juges :

  • Guézer (Josué 16 : 10 ; Juges 1 : 29)
  • Jérusalem (Josué 15 : 63 ; Juges 1 : 21)
  • Gaza (Josué 11 : 22 ; 13 : 3 ; Juges 1 : 18-19)
  • Askalon (Josué 13 : 3 ; Juges 1 : 18-19)
  • Acco (Juges 1 : 31)
  • Beth Schean (Josué 17 : 11-12 ; Juges 1 : 27)
  • Taanach (Josué 17 : 11-12 ; Juges 1 : 27)
  • Meguiddo (Josué 17 : 11-12 ; Judges 1 : 27)
  • Sidon (Juges 1 : 31)

Plus de détails sur ce sujet dans l’article ci-dessous :

9.L’inscription 375A du Sinaï – Ahisamak

Récemment Douglas Petrovich a publié un livre sur l’hébreu comme étant le plus vieil alphabet. Son travail est tiré en partie de l’inscription 375A, trouvée par Flinders Petrie, l’un des fondateurs de l’archéologie.

Le Dr Petrovich soutient dans son livre (sur l’image de gauche) que le premier script proto-consonantique était l’hébreu, et il a traduit toutes les lettres contestées en 16 inscriptions datant de 1842 à 1446 av. De plus, sa traduction de ces inscriptions montre que trois personnes bibliques sont nommées (Asenath, Ahisamak et Moïse) et démontrent l’impact considérable de la culture israélite primitive.

Basiquement ce que l’inscription verticale dit est : le surveillant des minéraux Ahisamak

Nous connaissons ce Ahisamak dans Exode 31 et 38. Avec Betsaléel il est celui qui construit le tabernacle. Nous avons donc dans cette inscription un surveillant des minéraux, Ahisamak, qui fait écho à Exode 31 : 1-6.

Cette inscription étant daté de 1480 avant JC correspond parfaitement au timing biblique, car les versets ci-dessus nous disent que le tabernacle a été construit après l’Exode, par Oholiab, fils d’Ahisamak. L’inscription renvoyant Ahisamak en 1480 laisse de la place pour que son fils quelques dizaines d’années plus tard construisent le tabernacle avec Betsaléel.

10.L’inscription Sinaï 361 – Moïse

Une autre inscription du Sinaï mentionne à priori Moïse lui-même :

Encore une inscription trouvée par Flinders Petrie en 1905 en Egypte à Serabit-el-Khadim. Elle date de 1446 avant JC.

L’inscription a également été traduite par Douglas Petrovich et se lit comme suit :

Notre servitude liée s’était attardée. Moïse a alors provoqué l’étonnement. C’est une année d’étonnement à cause de la dame.

Cette inscription décrit l’oppression d’Israël sous les pharaons de la 18e dynastie et les dix plaies d’Égypte qui ont provoqué “l’étonnement” en 1446 av.J.C.

Israël était païen comme on le voit avec ces inscriptions qui mentionnent la Dame (Baalat, la déesse de la vache, Hathor), qu’Israël avait adoré tandis que Moïse s’était absenté au mont Sinaï. Alors que dans les inscriptions précédentes, Israël avait blâmé Baalat pour leur oppression, maintenant ils lui attribuaient la défaite de l’Égypte et les plaies.

Durant une conférence (que l’on peut se procurer ici), Douglas Petrovich précise que la traduction du nom “Moïse” était “obligée”, et qu’on ne peut pas traduire autrement, il s’agit en effet de “Moshe” en hébreu.

11. Balaam le devin

Un texte araméen appelé inscription de Balaam a été découvert lors de fouilles à Deir Alla6, en Jordanie, qui est probablement le site de l’ancienne Succoth près du Jourdain. Utilisant le plâtre comme médium, le texte poétique avait été écrit sur un mur à l’encre noire et rouge au IXe siècle avant JC, bien qu’il racontait une histoire datant de plusieurs siècles plus tôt.

L’histoire raconte comment un homme nommé Balaam, fils de Beor, décrit comme un voyant ou un prophète, a reçu un message divin la nuit de la part des dieux, et spécifiquement du dieu El, que l’obscurité et le chaos venaient sur la terre à cause de l’action de divinités hostiles. Dans ce récit, Balaam accomplit divers rituels religieux pour tenter d’apaiser les dieux.

Cette section est suivie d’une mention du monde souterrain. Ensuite, le peuple visiblement rejette, condamne et interdit Balaam et son message, mais le texte n’est pas clair en raison de son état fragmentaire.

Cependant, la composition soignée et artistique de ce texte sur le mur d’un bâtiment indique l’importance de l’histoire et de Balaam le devin.

Pendant la période d’errance israélite, Balaam, le fils de Beor, de Péthor en Mésopotamie, a été noté comme un voyant célèbre ou prophète de grande réputation et a été payé par le roi Balak de Moab pour maudire les Israélites, bien que Balaam ait finalement annoncé des oracles de bénédictions de Yahweh sur les Israélites.

L’existence de l’inscription de Balaam démontre que dans l’Antiquité, Balaam, fils de Beor, était connu comme un voyant célèbre dans la région du côté est du Jourdain où les événements du livre des Nombres ont eu lieu.

Il envoya des messagers auprès de Balaam, fils de Beor, à Pethor sur le fleuve….Les anciens de Moab et les anciens de Madian partirent, ayant avec eux des présents pour le devin. Ils arrivèrent auprès de Balaam, et lui rapportèrent les paroles de Balak (Nombres 22 : 5-7).

12.L’endurcissement de Pharaon

La cérémonie de la pesée du cœur dans l’Égypte ancienne était une procédure qui selon la croyance égyptienne avait lieu après la mort dans le monde souterrain, et elle jugeait si un individu était autorisé à passer au paradis ou dans «les champs d’Aaru» en fonction des actes accomplis dans la vie.

Des sorts associés ont été trouvés dans le Livre des Morts, ils étaient liés aux 42 Confessions Négatives, qui semblent avoir commencé vers 1570 avant JC, au début de la 18e dynastie – la période dans laquelle Moïse est né.

Représentée sur des papyrus et les murs des tombes, la Pesée du Cœur montrait typiquement le défunt devant une balance avec son cœur pesé contre la plume de Maât (vérité, ordre, justice), en présence du dieu Anubis, le démon Ammit et le dieu Osiris7.

Pendant le processus de confessions, l’individu récitait une liste de 42 péchés qu’il n’avait pas commis, et bien que le nombre restait constant, la liste des péchés variait d’une personne à l’autre. L’accent était mis sur l’intention plutôt que sur le résultat, ce qui signifie qu’il était plus facile d’accéder au paradis qu’une liste normalisée de péchés commis.

Un sort invoquait même le cœur pour ne pas alourdir la balance ni témoigner contre le défunt, et s’il était efficace, cela permettait à l’individu de passer le test même si certains péchés avaient été commis.

Sur la balance, supervisée par Anubis, le cœur était pesé contre la plume, puisque les Égyptiens croyaient que le cœur était «lourd» de péché. C’est pourquoi le cœur était dans des corps momifiés, tandis que d’autres organes étaient prélevés. S’il était jugé pur, indiquant une vie vertueuse, le cœur n’était pas plus lourd que la plume et cette personne pouvait se rendre à Osiris et aller au paradis.

Cependant, si le cœur était lourd et pesait plus que la plume de la vérité, l’individu était jugé mauvais et indigne. La conséquence de l’échec du test était que le cœur était consumé par Ammit, une étrange déesse démon représentée comme une créature à la fois lion, crocodile et hippopotame.

Les textes anciens varient sur le statut du défunt après que son cœur ait été dévoré, mais soit leur corps était tourmenté pour toujours, soit la personne cessait d’exister.

Le concept théologique égyptien du cœur alourdi par les mauvaises actions ou le péché, est évoqué dans l’histoire de l’Exode, lorsque Moïse écrit que le pharaon «alourdissait son cœur» lorsqu’il rejetait les messages et les avertissements de Dieu et continuait à ne pas croire en Dieu même à travers les punitions des plaies.

Mais Pharaon, cette fois encore, endurcit son coeur (alourdit son coeur), et il ne laissa point aller le peuple. (Ex 8:32)

Il est très utile de connaître ce concept Égyptien de l’endurcissement du coeur, car le texte de l’Exode semble impliquer à certains endroits que Dieu a endurci le coeur du pharaon et à d’autres endroits que c’est le pharaon lui même qui s’est endurci, mais il s’agit de deux mots différents. Quand il est dit que Pharaon s’est endurci, c’est qu’il a alourdi son coeur.

Encore ici nous voyons la nature de “témoin oculaire” du récit de l’Exode. Ce genre de détails n’aurait simplement pas pu être présent dans le livre sans que l’auteur du livre n’ait connu l’Égypte, ses pratiques, sa géographie etc…

Conclusion

On notera qu’aucune preuve n’a été présentée concernant la traversée de la Mer des Roseaux (ou rouge) mais on ne s’attend pas à trouver des preuves de cet évènement car par nature les restes au fond de la mer se sont désintégrés à travers l’histoire et nous ne sommes d’ailleurs pas sûrs où se trouve le plan d’eau qu’ont traversé les Israélites à pieds secs.

De la même manière les égyptiens étaient connus pour ne jamais mentionner leurs défaites et tout porte à croire qu’ils ont tout fait pour camoufler la débâcle encourue lors de l’Exode8.

Les autres éléments présentés sont toutefois suffisants pour corroborer le récit biblique qui est constamment mentionné par les auteurs ultérieurs de l’Ancien Testament. Les Apôtres et les premiers chrétiens ont également considéré le récit de manière historique.

Chaque année, les familles juives célèbrent l’Exode d’Egypte durant la fête de la Pâque. Les enregistrements historiques confirment que celle-ci est observée depuis des millénaires. Il est assez difficile d’imaginer que cette fête se soit inscrite dans la pratique juive sans qu’il n’y ait eu un événement majeur.

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Références :

  1. Voir des statistiques intéressantes sur la Bible.
  2. Voir l’interview dans le film https://patternsofevidence.com/exodus-film/.
  3. Lire la publication d’ICC sur le papyrus d’Ipou-Our.
  4. Donald Redford, dans le livre Egypt, Canaan and Israel in Ancient Times.
  5. Michael C.Astour, The Hapiru in the Amarna Texts, UF31 (1999), 41, 31, 40.
  6. Voir Inscriptions de Deir Alla.
  7. Voir Maât.
  8. Lire l’article sur le pharaon de l’Exode.

Anthony ETHEVE

Passionné et étudiant converti à la Bible, Anthony partage le fruit de ces recherches afin d'aider les chrétiens et notamment les nouveaux appelés à comprendre les thèmes bibliques, le débat création/évolution et explorer les preuves historiques et archéologiques du judéo-christianisme.

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