La disparition des mammouths dans la perspective biblique


Les mammouths sont une variété d’éléphants qui appartiennent à l’ordre des mammifères Proboscidea.

Ils avaient les caractéristiques habituelles des éléphants, une trompe, des défenses, une grosse bosse et un dos incliné; de petites oreilles, une petite queue; des dents très complexes; une petite trompe avec une pointe distinctive et deux projections en forme de doigt, d’énormes défenses courbées en spirale allant jusqu’à 3,5 m de long; et des mèches en spirale de cheveux foncés recouvrant un sous-poil soyeux.

Certains étaient énormes – le mammouth colombien mesurait jusqu’à 4 mètres de haut (aux épaules) – à peu près de la même taille que les plus grands éléphants vivants. Mais le mammouth laineux était plus petit, et il y avait parmi eux des mammouths nains de seulement deux mètres de haut.

Cet article est en grande partie inspiré des articles anglophones références12 en bas de l’article.

Précision biblique et génétique sur les mammouths

Les mammouths comme les autres animaux sont créés le sixième jour, du moins faut il préciser que les mammouths n’étaient qu’une variante, une dérivation du premier couple d’éléphant qui contenait le pool génétique, permettant toute la variété au sein du genre.

C’est ensuite, à travers l’histoire que les éléphants se sont divisés, après dispersion et sélection naturelle, en éléphant d’afrique, d’asie, mammouths, etc…Il ne s’agit pas d’évolution dans le sens où l’évolution nécessite de nouvelles informations génétiques, or la sélection naturelle entraîne des pertes d’informations génétiques.

Lire l’article : La Sélection Naturelle et les Mutations Génétiques sont ils “moteurs de l’Evolution” ?

Par exemple les éléphants d’aujourd’hui ne pourrait plus devenir des mammouths. Ils n’ont plus le code génétique approprié dont disposait le premier couple3.

Nous pouvons déduire de la Bible, qu’un genre d’animaux, signifie deux animaux qui peuvent s’accoupler. De leurs côtés, de nombreux scientifiques définissent une espèce comme un groupe d’individus qui peuvent se reproduire librement et produire une progéniture fertile.

Le problème avec ce système, c’est que parfois des membres d’espèces différentes et même de groupes plus élevés, peuvent produire une progéniture fertile.

Par exemple avec les éléphants, l’éléphant d’Afrique (Loxodonta africana) et l’éléphant d’Asie (Elephas maximus) peuvent s’accoupler et produire une progéniture, bien que d’une espérance de vie courte4.

Les mammouths sont considérés comme plus proches des éléphants d’Asie que des éléphants d’Afrique. Si le mammouth était encore vivant aujourd’hui, il pourrait très probablement se croiser avec un éléphant d’Asie. Par conséquent, l’ordre entier Proboscidea ne comprend probablement qu’un seul type créé.

L’Encyclopædia Britannica soutient involontairement le cadre biblique. Dans un tableau de mammifères fossiles placentaires, les proboscidiens sont précédés de lignes pointillées, n’indiquant aucun fossile réel de leurs ancêtres supposés. Et il est écrit:

« L’ordre Proboscidea a évolué à partir d’ancêtres inconnus qui n’étaient pas beaucoup plus gros que les porcs5. »

Bien sûr, si les ancêtres sont «inconnus», nous ne pouvons pas savoir de quelle taille ils étaient, ni même qu’ils aient jamais existé! Le registre fossile infirme en effet fortement l’évolution.

Le Registre Fossile revélé par les Créationnistes

La montée et la chute des mammouths

Après leur création, les éléphants, comme les autres animaux, sont placés sous la malédiction entrainée par Adam&Eve (Romains 8 : 20-22). Quelques 1600 ans plus tard, le déluge détruit toutes les espèces vivantes, hormis quelques chanceux sur l’Arche de Noé.

Probablement Noé n’a t’il pris qu’un couple de proboscidiens, un jeune couple (il aurait été en effet peu pertinent de prendre un vieux couple d’éléphant).

John Woodmorappe a démontré que l’arche était assez grande pour recueillir des couples de chaque genre d’animaux vertébrés terrestres, et que cela fournissait suffisamment de variations génétiques pour donner naissance aux variétés d’aujourd’hui6.

Comment les animaux ont-ils pu entrer dans l’Arche ?

Le déluge n’a pas laissé beaucoup de fossiles de grands mammifères, en partie parce qu’ils avaient tendance à gonfler et à flotter, puis à être consommés par des charognards.

De nombreux fossiles de grands mammifères que nous trouvons ont probablement été produits par des catastrophes locales post-inondation. Un type particulier de catastrophe a impliqué les mammouths.

L’ère glaciaire

Il existe des éléments solides qui suggèrent qu’après le déluge, pendant un certain temps, la glace et la neige ont recouvert une grande partie du Canada, du nord des États-Unis, du nord-ouest de l’Eurasie, du Groenland et de l’Antarctique.

Les évolutionnistes croient qu’il y a eu de nombreuses périodes glaciaires, mais il est plus probable qu’il y ait eut des cycles d’avancées et de retraits au sein de la même période glaciaire.

L’ère glaciaire est un mystère pour les évolutionnistes. De toute évidence, le climat devrait être plus froid. Mais un refroidissement important et global ne suffirait pas pour déclencher une ère glaciaire, car le climat sec engendré par un tel froid ne permettrait pas une évaporation suffisante, et donc les massives tombées de neiges.

Comment a t-il donc été possible, d’avoir à la fois, un climat froid et beaucoup d’évaporation ? D’où est venue l’humidité dans un climat très froid et sec ?

Le météorologue créationniste Michael Oard suggère que l’ère glaciaire fut une conséquence du déluge de Noé. En effet la Bible parle de l’éclatement de la croûte terrestre comme événement précurseur du déluge, celui ci aurait pu déverser des quantités d’eau brûlante et de laves dans la mer, la réchauffant par la même occasion et entrainant une forte évaporation.

En même temps l’instable terre, à travers le déplacement des plaques tectoniques, aurait engendré une forte activité volcanique qui projeta des cendres dans l’air et bloqua les rayons de soleil. Ceci se résultant par un refroidissement du climat. C’est alors que nous avons une mer chaude qui s’évapore et un climat froid.

Ce sont d’ailleurs probablement ces geysers d’eau ou de vapeurs chaudes, provenant de la croûte, qui ont provoqué les fortes pluies pendant 40 jours et 40 nuits, avant de produire la neige à la fin du déluge. Le climat froid aurait fait que la neige tombe beaucoup plus vite qu’elle ne fonde.

La fin de l’ère glaciaire

Cette accumulation de glace aurait probablement duré plusieurs siècles. Finalement, les mers se refroidirent progressivement, l’évaporation diminua, et l’apport de neige sur les continents se réduisit également.

A mesure que les cendres se dégageaient de l’atmosphère, la lumière du soleil réchauffa à nouveau la terre. Les calottes glaciaires commencèrent à fondre. Parfois, la fonte aurait pu être suffisamment rapide pour que les rivières drainant ces étendues de glace inondent à nouveau les terres. Ces catastrophes se seraient produites environ 700 ans après le déluge

Dans les zones les plus touchées par l’ère glaciaire, la sélection naturelle aurait éliminé les créatures dépourvues de gènes pour survivre dans le froid.

Ce sont les créatures avec des gènes de longues fourrure, de petites oreilles, queues et trompes qui survécurent. Ceci ne démontre encore une fois pas une évolution.

En effet les éléphants modernes ne développent pas d’épais poils quand ils sont exposés à de très froides températures la nuit pendant des mois, cela tout simplement parce que le code génétique pour la longue fourrure est manquant7.

Les éléphants peuvent se reproduire assez rapidement de sorte que la population puisse doubler quatre fois par siècle, ainsi la population de mammouths aurait peu facilement dépasser le million durant les siècles de l’ère glaciaire.

Il n’y a toutefois pas beaucoup de traces de mammouths. Nous connaissons moins de 50 carcasses de mammouths laineux, dont seulement une demi-douzaine étaient complètes, et environ 50000 défenses ont été trouvées. L’homme chassait énormément les mammouths, ce qui apparait dans des peintures rupestres.

Des prédateurs féroces comme le tigre à dents de sabre ont également fait des ravages.

L’ère glaciaire aurait engendré des hivers plus doux et des étés plus frais avec peu ou pas de pergélisol (permafrost), principalement parce que les océans Arctique et Pacifique Nord étaient chauds et sans glace. Comme les basses terres de Béringie n’étaient pas gelées, elle aurait été un environnement favorable pour de nombreux mammifères8.

L’extinction des mammouths à la fin de l’ère glaciaire

Il n’y a pas que les mammouths qui ont péri à la fin de l’ère glaciaire mais bien d’autres animaux imposants.

Vers la fin de la période glaciaire, alors que la température de la surface de l’océan se refroidissait aux latitudes moyennes et élevées et que l’évaporation ralentissait, le climat de la période glaciaire aurait changé pour devenir un climat plus sec et plus continental avec des extrêmes plus saisonniers.

Le pergélisol (permafrost) commençait à se développer dans la béringie et le substrat devint plus tourbeux en été. Comme le climat était devenu plus continental pendant la déglaciation, de nombreux animaux en Sibérie auraient eu tendance à migrer plus près de l’océan Arctique, où les eaux étaient encore gelées et où le climat était moins continental.

Cependant, le changement climatique les rattrapa et ils se retrouvèrent enfouis dans le pergélisol qui continue jusqu’à ce jour.

Dans le modèle de l’ère glaciaire post-diluvien, un vent fort aurait caractérisé le grand refroidissement et la dessiccation pendant la déglaciation. Dans un environnement sec, ce vent aurait emporté de grandes quantités de limon et de sable.

D’abondants matériaux emportés par le vent sont observés comme des reliques de l’ère glaciaire dans l’hémisphère Nord et une quantité abondante poussière emportée par le vent apparait même dans la portion d’ère glaciaire des carottes de glace du Groenland et de l’Antarctique.

On sait que des mammouths et autres mammifères sont enfouis dans le lœss (roche sédimentaire composée de 50% de débris) dans d’autres régions. Ainsi, il semble probable que les mammouths de Béringie ont été pour la plupart tués et ensevelis dans des tempêtes de poussière.

Des tempêtes de poussière d’intensité variable ont probablement soufflé de temps à autre pendant quelques centaines d’années vers la fin de la période glaciaire. Les animaux auraient pu mourir de l’effet direct de la poussière ou d’une autre cause.

Quoiqu’il en soit, la poussière aurait enseveli leurs restes assez rapidement. Les caractéristiques du petit nombre de carcasses qui ont dû être enfouies très rapidement peuvent probablement s’expliquer par de gigantesques tempêtes de poussière.

Les mammouths et de nombreux autres animaux ont disparu soit dans le monde entier, soit sur les continents qu’ils habitaient autrefois. Cela s’est produit à la fin de la période glaciaire et probablement au début de la période post-glaciaire. Le mystère dispose d’une solution raisonnable dans le modèle de l’ère glaciaire post-diluvien.

Les animaux ont prospéré pendant la période glaciaire, car les températures étaient plus stables avec des étés frais et des hivers plus doux. (Notez qu’une grande partie de la masse continentale n’a jamais été recouverte de calottes glaciaires, même pendant la période glaciaire.)

Les associations peu accordantes de plantes et d’animaux partout dans l’hémisphère Nord pendant la période glaciaire témoignent de ce climat uniforme. Mais ce climat stable prit fin pendant la déglaciation, le climat devint plus continental avec des hivers plus froids et des étés plus chauds.

L’existence de calottes glaciaires, le développement de la glace de mer et finalement un océan plus frais qu’aujourd’hui, ont entraîné moins d’évaporation et un climat plus sec. Les hivers froids et le climat sec ont pu angoisser les animaux dans tout l’hémisphère Nord.

Les plus gros mammifères auraient été particulièrement sensibles à la sécheresse.

Ainsi, le changement climatique a probablement été la principale cause des extinctions liées à la fin de l”âge de glace. La raison pour laquelle les gros animaux ne sont pas morts à la fin des glaciations précédentes est qu’il n’y a pas eu de périodes glaciaires précédentes.

L’homme a probablement contribué au processus d’extinction de ces animaux affaiblis.

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Références :

  1. https://creation.com/mammoth-riddle-of-the-ice-age.
  2. https://creation.com/the-extinction-of-the-woolly-mammoth-was-it-a-quick-freeze.
  3. See Sarfati, J., Refuting Evolution Creation Book Publishers, Australia, Ch. 2, 1999.
  4. Mammoth Story, rbcm1.rbcm.gov.bc.ca, accessed November 1999..
  5. Mammals’, The New Encyclopædia Britannica 23:339–459, 15th Ed. 1992. Ref. 14, p. 352.
  6. Woodmorappe, J., Noah’s Ark: A Feasibility Study, Institute for Creation Research, El Cajon, CA, USA, 1996..
  7. See Sarfati, J., Refuting Evolution Creation Book Publishers, Australia, Ch. 2, 1999..
  8. Oard, M.J., An Ice Age Caused by the Genesis Flood, Institute for Creation Research, El Cajon, CA, pp. 124–128, 1990.

Anthony ETHEVE

Passionné et étudiant converti à la Bible, Anthony partage le fruit de ces recherches afin d'aider les chrétiens et notamment les nouveaux appelés à comprendre les thèmes bibliques, le débat création/évolution et explorer les preuves historiques et archéologiques du judéo-christianisme.

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