Les vallées et rivières dans la perspective du déluge biblique


Cet article fait suite à l’article sur les sols océaniques qui se sont approfondis après le déluge.

Les vallées et rivères sont d’étonnantes témoins du déluge de Noé et du jugement de Dieu123. Pensez y quand vous les admirez.

Ici aussi le déluge biblique gagne en crédibilité avec les observations qui le soutiennent.

La partie supérieure de la terre, appelée la croûte, se trouve au sommet du manteau (environ 3 000 km d’épaisseur), qui à son tour repose sur le noyau de fer de la terre. La croûte continentale a une épaisseur d’environ 40 km, tandis que l’épaisseur de la croûte océanique n’est que d’environ 7 km.

Le mouvement de haut en bas de la croûte pendant le déluge de Noé, explique comment les eaux se sont écoulées des continents.

Le retrait des eaux

Le processus de retrait de l’eau est mentionné à plusieurs reprises dans la genèse :

Genèse 8 : 3

Les eaux se retirèrent de dessus la terre, s’en allant et s’éloignant, et les eaux diminuèrent au bout de cent cinquante jours

«L’eau s’est retirée régulièrement de la terre» ; “Les eaux continuèrent à reculer jusqu’au dixième mois et le premier jour du dixième mois, les sommets des montagnes devinrent visibles”.

Il a fallu 2 mois et demi à partir du moment où l’arche est venue se poser sur les montagnes d’Ararat jusqu’à ce que les autres montagnes deviennent visibles. De toute évidence, beaucoup d’eau dévalait des hauteurs.

Le temps qui fut nécessaire pour que les eaux se retirent complètement est également indiqué par Genèse 8: 8 qui dit que Noé relâcha une colombe pour “voir si l’eau s’était retiré de la surface du sol”.

Cependant, la colombe revint car elle «ne pouvait trouver aucun endroit où poser ses pieds car il y avait de l’eau sur toute la surface de la terre» (v. 9).

En d’autres termes, l’eau couvrait encore la terre lorsque la colombe a été libérée près de sept semaines après que les montagnes soient devenues visibles, soit 2 mois et demi après que l’Arche se soit échouée.

Au total, les eaux ont reculé pendant plus de sept mois avant que la terre ne soit sèche et que Noé n’ouvrit la porte de l’Arche.

Nous pouvons à peine imaginer la force des eaux et la puissance de façonnement du paysage pendant le retrait des eaux. L’heure n’était clairement pas à la baignade 😉

L’érosion et la formation des paysages

Alors que les eaux se retiraient des continents, elles érodèrent la terre et formèrent les paysages que nous voyons aujourd’hui. Ainsi, les paysages fournissent des preuves puissantes des effets du déluge de Noé ainsi qu’un moyen de mettre en relation les formations géologiques au timing des événements du déluge.

Il y a principalement 2 visions : soit un peu d’eau a façonné les canyons sur de grandes périodes de temps, soit une quantité gigantesque d’eau est responsable de ces canyons.

Le Burlingame Canyon : un exemple de formation rapide

Pour la même observation il y a deux interprétations. Toutefois il y a des exemples récents qui montrent que les canyons se forment rapidement.

Voici un exemple avec le Burlingame Canyon (Washington, USA) qui a été façonné en 6 jours. Celui ci fait 450 mètres de long pour une profondeur de 35 mètres.

Ce qui était autrefois un fossé insignifiant devint une ravine. La ravine devint un ravin et le ravin devint un canyon.

Au total, ces six jours d’érosion galopante emportèrent environ 150 000 m3 de limon, de sable et de roche.

Le retrait des eaux à la fin du déluge

Le scénario du retrait des eaux du déluge est une parfaite explication des grands canyons et vallées d’aujourd’hui.

Durant ce retrait, sur chaque continent, l’eau s’écoula des zones supérieures vers les zones inférieures, dans une direction généralement perpendiculaire au rivage.

Au début, l’eau coulait en nappes. Cela signifie qu’elle éroda des surfaces relativement plates, même dans des zones de haute altitude sur les continents. L’eau aurait eu tendance à traverser les strates géologiques comme un couteau dans du beurre.

Ces hauts plateaux sont une caractéristique commune des paysages d’aujourd’hui (à côté le haut plateau dans le Parc du Waterberg en Namibie).

Finalement, le débit des eaux de crue diminua avec le temps. Ainsi, les nappes d’eau se divisèrent en méga-fleuves, beaucoup plus larges que les fleuves les plus larges d’aujourd’hui. Ces méga-rivières creusèrent les plateaux en larges vallées.

Ces fleuves traversèrent également la structure géologique sous-jacente tout au long de leurs parcours vers l’océan, agissant comme si la structure n’existait pas.

C’est une caractéristique commune des paysages actuels et les géologues ont inventé un terme pour cela – drainage discordant. Et les méga-rivières emportèrent même les plus gros débris rocheux hors des vallées.

Après le déluge et ce jusqu’à présent, les précipitations coulent dans les mêmes vallées qui ont été formées par le déluge.

Cependant, comme la quantité d’eau qui coule actuellement des hauteurs est beaucoup moins importante que les méga-rivières évacuant les eaux du déluge, les rivières et les courants d’aujourd’hui sont bien moins volumineux que les vallées qu’ils traversent.

Jusqu’à aujourd’hui la glace, le vent et l’eau continuent d’éroder le paysage. Au cours des premiers siècles, des calottes glaciaires se sont développées dans certaines régions des continents, en particulier dans l’hémisphère nord, et elles ont produit des effets révélateurs sur le paysage.

Cependant, dans les zones non glaciaires, les canaux creusés par les rivières depuis le déluge sont relativement petits, à peu près de la même taille que la rivière elle-même. Ces fleuves n’ont pas eu assez d’énergie pour emporter les plus gros débris rocheux.

Ainsi les canyons et les vallées, creusés par les eaux de retrait du déluge, ont construit une route pour les rivières. Ce ne sont pas les rivières d’aujourd’hui qui ont construit les canyons et vallées.

La géomorphologie

La géomorphologie est un domaine d’étude impliquant les caractéristiques de la surface terrestre. Il fournit des preuves dramatiques de la phase récessive du déluge de Noé. Les eaux de crue se précipitant des hauteurs vers les océans, initiées par le soulèvement des montagnes et le creusement des bassins océaniques, auraient érodé d’énormes quantités de roche des continents.

Cette eau qui s’évacuait a transporté le matériau sur de longues distances, pulvérisant les roches molles et arrondissant les plus dures. On s’attendrait à trouver des roches arrondies et dures loin des chaînes de montagnes d’où elles sont originaires. C’est exactement ce que nous observons et le retrait des eaux du déluge semble être le seul moyen d’expliquer ces observations.

Northern Rocky Mountains (États-Unis), source de quartzite en couches et transport à longue distance de galets et de rochers de quartzite vers l’ouest et l’est.

Certains ont été transportés à 640 km à l’ouest jusqu’à l’océan Pacifique.

D’autres ont parcouru plus de 1000 km à l’est jusqu’aux hautes plaines du sud-ouest du Manitoba et du Dakota du Nord.

Le transport des roches dures défie la croyance uniformitariste selon laquelle elles ont été transportées par les types de rivières que nous voyons aujourd’hui.

Les roches ont voyagé beaucoup trop loin pour être déplacées simplement par les rivières et les crues soudaines. Les preuves contre cette philosophie géologique lente et progressive sont accablantes.

L’étape récessive du déluge, lorsque les bassins océaniques ont coulé et que les continents se sont élevés, explique facilement comment les roches ont été érodées et écartées des chaînes de montagnes de leur origine.

Pendant le déluge, l’eau recouvra toute la terre; puis les montagnes s’élevèrent. L’événement d’ampleur de la construction de montagnes provoqua des courants rapides vers l’océan, répandant les roches très loin.

Les courants déposèrent des tas de roches dans de grandes fissures terrestres, parfois jusqu’à plusieurs kilomètres de profondeur.

Des galets et des rochers bien arrondis trouvés au sommet des montagnes indiquent que certaines chaînes de montagnes se sont élevées après la propagation des roches dures. La somme de ces preuves apporte un soutien puissant au déluge mondial.

Un canyon formé par l’éruption du Mont Saint-Helens

Voici un exemple avec canyon formé en un jour par les coulées de boues résultant de l’éruption Mont Saint-Helens en 1980 :

La rivière que l’on voit aujourd’hui dans le canyon n’a rien à voir avec la formation du canyon. Celle ci ne le traverse que depuis la formation du canyon qui a résulté de l’éruption du Mont St Helens. Il en est ainsi un peu partout dans le monde.

Les montagnes montrent des signes de mouvement vers le haut le long des failles, tandis que les vallées adjacentes montrent qu’elles ont sombré puis collecté les sédiments.

Les sédiments prouvent que le mouvement a commencé alors que la terre était encore sous les eaux de crue.

Pendant que les bassins océaniques s’enfonçaient, des milliers de mètres de sédiments ont lavé les continents, formant la marge continentale. Ces marges sont la preuve que les bassins océaniques près des continents ont sombré.

Conclusion

Même si le plancher océanique était élevé au niveau de la mer, l’eau actuelle ne recouvrerait la terre que de 2 700 mètres, soit un tiers de la profondeur nécessaire pour couvrir le mont Everest.

La tectonique verticale différentielle (le mouvement de haut en bas de la croûte pendant le déluge) durant le drainage des eaux de crue fournit la solution, parce que les montagnes ont été poussées vers le haut à la suite du déluge, par le biais de la tectonique verticale ascendante.

Il est clair que les montagnes étaient autrefois sous l’océan parce que les roches sédimentaires qui forment le sommet de la plupart des montagnes contiennent des fossiles marins, comme nous le verrons dans un article qui suit.

Par exemple, le mont Everest est recouvert de fossiles de crinoïdes marins incrustés dans du calcaire.

Cela démontre que le mont Everest, ainsi que les autres hautes montagnes du monde actuel, ont surgi des eaux de crue durant les derniers étapes du déluge, emportant leurs roches sédimentaires et leurs fossiles.

À la suite de mouvements verticaux dans la croûte terrestre, les continents et les montagnes se sont élevés en même temps que les vallées et les fonds océaniques ont sombré. Les montagnes furent les premières à refaire surface, ce qui explique pourquoi l’Arche de Noé s’est échouée sur les «montagnes d’Ararat» (Genèse 8: 4).

Les fleuves sont comme des trains de marchandises, déplaçant constamment la terre dans la mer et érodant les continents par la même occasion.

Étant donné le taux d’érosion actuel, les continents devraient être érodés jusqu’au niveau de la mer après seulement 10 millions d’années.

(réduction moyenne de la hauteur pour tous les continents : 6cm / 1000 ans)

Mais l’histoire évolutive dit que les continents ont environ 2.5 milliards d’années.

Quelle histoire correspond le mieux aux observations ? L’histoire biblique bien évidemment.

En fait, en 2.5 milliards années, compte tenu des taux d’érosion actuels, un continent qui aurait commencé à 150 km de hauteur serait érodé jusqu’au niveau de la mer. Pour information le Mont Everest s’élève à moins de 9km de haut.

La chronologie évolutive ne correspond tout simplement pas aux données.

Les géologues qui croient en la Bible considèrent que les montagnes et les continents que nous avons aujourd’hui se sont formés à la suite du déluge.

Les continents ont été soulevés à la fin de l’inondation et l’énergie incroyable des eaux de crue se retirant a rapidement sculpté le paysage.

En effet bien des vallées géantes sont aujourd’hui traversées par de faibles courants d’eau qui clairement ne sont pas responsables de ces gigantesques creusements.

Ce ne fut pas “peu d’eau” coulant pendant une “longue durée” qui creusa les canyons et vallées, mais bel et bien “beaucoup d’eau” sur une “courte durée”, ce qui s’accorde avec le modèle biblique.

Cette observation scientifique soutient l’histoire consignée dans les Écritures.

Suite de la série sur le déluge :


Références :

  1. https://creation.com/how-landscapes-reveal-noahs-flood
  2. https://creation.com/how-did-the-waters-of-noahs-flood-drain
  3. https://creation.com/noahs-flood-explains-boulder-deposits

Anthony ETHEVE

Passionné et étudiant converti à la Bible, Anthony partage le fruit de ces recherches afin d'aider les chrétiens et notamment les nouveaux appelés à comprendre les thèmes bibliques, le débat création/évolution et explorer les preuves historiques et archéologiques du judéo-christianisme.

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