Réponse créationniste à la vidéo « les preuves de l’évolution » de Passe-Science – sur la répartition géographique (7)
Dans ce septième article, nous continuons notre révision de la vidéo « Les preuves de l’évolution – Passe-science #64 » de la chaîne YouTube « Passe-Science ». Du premier au sixième article nous avions traité la première preuve qui était « les preuves anatomiques« , la deuxième preuve qui était « les preuves développementales« , la troisième preuve qui était « les preuves génétiques« , la quatrième preuve qui était « les preuves paléontologiques« , la cinquième preuve « les observations directes » et la sixième preuve qui était « les hiérarchies emboîtées« . J’aborde ici le septième type de preuve: « la répartition géographique ».
7. la répartition géographique
L’argument évolutionniste présenté sur la répartition géographique insiste sur les cas bien ordonnés (Galápagos, marsupiaux, Isthme du Panama) qui donnent une impression de cohérence parfaite entre répartition géographique, génétique et géologie mais il passe sous silence tout un ensemble de contre-exemples et d’anomalies en biogéographie, qui compliquent fortement le récit évolutif.
Les cas qui “semblent coller” à l’évolution sont:
- Les pinsons des Galápagos avec des variations adaptatives cohérentes avec une colonisation à partir du continent.
- Les marsupiaux Australie/Amérique qui s’explique par dérive des continents (Gondwana).
- L’Isthme du Panama (fermé il y a environ 3 Ma dans le modèle évolutif) avec une divergence génétique concordant avec la séparation physique.
Ces exemples sont souvent mis en avant comme “success stories” de la biogéographie évolutive. Mais en fait une observation peut parfois être cohérente avec plusieurs modèles. Aussi les données de divergence génétique sont calibrées par les hypothèses évolutives. Nous en avions parlé dans le troisième article avec les preuves génétiques. Celles-ci montrent une jeune origine des génomes, simultanée qui plus est.

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Le chien génétique dans le jeu de quilles de la biogéographie évolutionniste
Beaucoup de problèmes existe dans ce domaine de la biogéographie. Elles ont été accentuées par les données moléculaires traitées dans le sixième article « les hiérarchies emboîtées« .
Depuis une vingtaine d’années, les données moléculaires (séquençage ADN, horloges moléculaires, phylogénies génétiques) ont complètement bousculé les modèles classiques de biogéographie évolutionniste (qui expliquaient la répartition des espèces par la dérive des continents + fossiles).
On pensait que la répartition des espèces (marsupiaux en Australie, singes du Nouveau Monde vs. singes de l’Ancien Monde, etc.) pouvait s’expliquer par la dérive des continents après la dislocation de la Pangée et du Gondwana. Par exemple, les ancêtres des marsupiaux auraient été présents avant que l’Australie se sépare, une explication appelée « vicariance ».
Les datations génétiques de divergence (selon les horloges moléculaires) sont souvent beaucoup plus récentes que la séparation tectonique supposée. Voici quelques exemples:
- Singes d’Afrique vs. singes d’Amérique du Sud: divergence moléculaire évolutionniste estimée vers ~30-40 Ma, alors que l’Atlantique était déjà largement ouvert depuis plus de 100 Ma.
- Rongeurs et paresseux d’Amérique du Sud: mêmes incohérences, ce qui a amené les évolutionnistes à supposer des “dispersions transocéaniques” (rafting sur des végétations flottantes à travers l’Atlantique).
- Marsupiaux australiens: les molécules suggèrent une diversification plus tardive que la séparation géologique de l’Australie.
On a donc un décalage constant:
- Les fossiles placent certains groupes très tôt.
- Les molécules placent leurs divergences bien plus tard.
Les évolutionnistes doivent en conséquence multiplier les hypothèses de traversées océaniques (sur des radeaux de végétation, via des chaînes d’îles temporaires, etc.). Même Ernst Mayr reconnaissait que la biogéographie était pleine d’énigmes, et plusieurs zoologues contemporains parlent d’ »anomalies biogéographiques persistantes ».
Ces incohérences renforcent le modèle biblique post-Déluge:
- Les continents n’étaient pas encore totalement séparés immédiatement après le Déluge.
- Des migrations rapides à partir du Moyen-Orient (Ararat) sont cohérentes avec la répartition observée.
- Certaines espèces ont pu franchir des distances (les glaciations permettant des ponts terrestres, ou des déplacements forcés par des conditions post-déluge).
En clair, un cadre global de dispersion post-diluvienne rend la répartition plus logique.
Il y a des faunes isolées inexplicables par simple dérive. Par exemple les lémuriens de Madagascar ne sont pas trouvés sur le continent africain voisin ce qui a nécessité des hypothèses ad hoc (radeaux végétaux traversant l’océan). Le boa de Madagascar et d’Amérique du Sud ne sont pas en Afrique, pourtant censé être le continent intermédiaire.
Les rongeurs caviomorphes (capybara, cochon d’Inde) en Amérique du Sud s’expliquerait par « radeau transatlantique » depuis l’Afrique. Les iguanes des Galápagos auraient flotté sur des troncs depuis l’Amérique du Sud.

Il y a une distribution disjointe non intuitive. Les éléphants et hyracoïdes sont des « Afrothériens » (même super-ordre) mais ils sont répartis dans des habitats radicalement différents. Des plantes identiques (fougères, cycas) sont présentes sur des continents éloignés sans explication simple par la tectonique seule.
Il y a une cohérence apparente forcée. Les datations de divergence reposent souvent sur des calibrations fossiles circulaires. On « calibre » l’horloge moléculaire avec une datation géologique, puis on dit que la génétique confirme la géologie.
Structure squelettiques des chiens placentaires européens et marsupiaux australiens
La théorie de l’évolution a du mal à expliquer les zones d’endémisme et les distributions disjointes observées à la fois dans les archives fossiles et dans le monde vivant. Par exemple, les structures squelettiques de certains chiens placentaires européens sont presque identiques à celles des chiens marsupiaux australiens.
Cela est particulièrement évident lorsque les crânes du loup marsupial de Tasmanie (Thylacinus cynocephalus) et du loup des bois placentaire européen (Canis lupus) sont comparés. D’autres placentaires et marsupiaux, qui auraient évolué indépendamment les uns des autres, présentent également des caractéristiques similaires.
Est-il vraiment crédible que des mutations aléatoires et des conditions environnementales sur des continents différents aient pu donner lieu à de telles similitudes? Cela nous renvoie à la preuve n°6 de Passe-Science sur les hiérarchies emboîtées et au premier épisode sur les preuves anatomiques où on parle de « convergence évolutive ».
Alors que les marsupiaux vivants sont très largement limités à l’Australie et à l’Amérique du Sud, leurs fossiles de la période que les évolutionnistes appellent le «Crétacé supérieur» (prétendument entre 85 et 65 millions d’années) se trouvent exclusivement en Eurasie et en Amérique du Nord (là où ils ne vivent plus aujourd’hui).
Des discordances multiples avec le scénario évolutif
Un autre exemple, l’Amérique du Sud et l’Afrique se seraient séparés (dans la perspective « vieille terre ») il y a environ 100 millions d’années, mais des espèces de cactus, qui auraient évolué en Amérique du Sud il y a environ 30 millions d’années, se trouvent également en Afrique.
De même, les récits évolutifs de l’émergence de rongeurs trouvés en Amérique du Sud et en Afrique ne correspondent pas au timing généralement accepté de la dérive des continents.
Il existe une abondance d’autres anomalies biogéographiques qui ne correspondent pas au schéma évolutif attendu. Par exemple, la faune de l’Afrique centrale et australe est plus proche de celle de l’Asie du Sud que celle de l’Afrique du Nord et la flore de Madagascar est remarquablement similaire à celle de l’Indonésie.
De manière significative, certaines des plantes (et champignons) trouvées en Asie orientale et en Amérique du Nord orientale sont identiques au niveau de l’espèce, ce qui indique que les disjonctions se sont produites très récemment (c’est-à-dire au cours des derniers millénaires).
Il existe de nombreux fossiles végétaux similaires dans l’ouest de l’Amérique du Nord et en Asie orientale, mais, selon le récit de la dérive des continents préféré des géologues, ces roches (contenant ces fossiles) ont été déposées lorsque l’Alaska et la Russie étaient séparées par des milliers de kilomètres d’océan.
La biogéographie en accord avec le processus de spéciation mais pas avec les prédictions générales de l’évolution
Bien que les observations de la biogéographie fournissent des preuves solides du processus de spéciation, elles ne soutiennent pas les prédictions plus générales de la théorie de l’évolution ou le modèle des géologues « vieille terre » d’une dérive lente des continents.
Les données, cependant, sont consistantes avec une colonisation et une diversification rapide après le déluge et expliquent les similitudes entre plantes et animaux partout sur la terre.
Le déluge a en effet produit le mécanisme nécessaire pour provoquer l’ère glaciaire, cette dernière ayant entrainé un niveau de la mer bas, et par conséquent des ponts de terre entre les continents, permettant la colonisation totale de la planète.
L’argument évolutionniste basé sur la biogéographie fonctionne bien dans certains cas emblématiques (souvent enseignés), mais il est loin d’être universel. Il existe de nombreux cas où la répartition des espèces ne colle pas avec la dérive des continents et oblige à recourir à des scénarios spéculatifs (radeaux, traversées improbables, extinctions massives sélectives).
Les énigmes de la biogéographie résolues dans le modèle créationniste
Un des plus grands conundrums en biogéographie est la présence en Amérique du Sud de groupes dont les plus proches parents se trouvent en Afrique, séparés par l’Atlantique. C’est le cas des singes du Nouveau Monde, des rongeurs caviomorphes (comme le capybara ou le cochon d’Inde) ou encore de certains boas.
Les évolutionnistes sont forcés d’imaginer des traversées transocéaniques énormes (ex. singes et paresseux flottant sur 1000+ km à travers l’Atlantique) car ils datent la séparation des continents à des centaines de millions d’années avant l’apparition de ces animaux.
Les créationnistes postulent que la séparation est beaucoup plus récente et que des ponts terrestres existaient encore juste après le Déluge. Donc les animaux pouvaient migrer beaucoup plus facilement depuis le Moyen-Orient. Les cas de radeaux végétaux massifs produits par le Déluge (bien plus conséquents que les petits radeaux évolutionnistes produits par des tempêtes) restent possibles, mais pour des distances réalistes et pas systématiques.
Le Déluge biblique a déraciné d’énormes forêts, créant des masses flottantes de végétation (troncs, racines, tapis de débris organiques). Ces radeaux auraient pu rester intacts des années (voire des décennies) après la décrue, comme de véritables « îles flottantes ».
Aujourd’hui encore, on observe après des inondations ou des éruptions des mats flottants de végétation capables de transporter animaux et insectes. L’exemple moderne est qu’après l’éruption du Mont St. Helens en 1980, un immense radeau de troncs flottait encore sur le lac Spirit plusieurs années plus tard.
Dans le modèle créationniste, la plupart des migrations se sont faites par voie terrestre (ponts continentaux abaissés par le niveau marin plus bas durant l’Ere glaciaire). Pour certains groupes isolés (ex. singes d’Amérique du Sud, paresseux, rongeurs), les radeaux post-Déluge auraient pu jouer un rôle complémentaire.
L’avantage dans ce modèle:
- Les continents étaient plus rapprochés juste après le Déluge.
- Les radeaux végétaux étaient beaucoup plus fréquents et massifs que ce qu’on observe aujourd’hui.
- Le temps nécessaire pour survivre la traversée était réduit par rapport aux milliers de km actuels (puisque les continents n’étaient pas encore totalement éloignés).
Dans l’article suivant, nous étudierons la dernière preuve apportée dans la vidéo sur les preuves de l’évolution: l’évolution simulée.

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