Les Preuves de la Création et du Déluge: Biologie (2)
J’ai abordé dans le premier article de cette série les hypothèses du modèle créationniste et comment j’articule ma recherche sur cette enquête des origines. Je traite dans cet article de la biologie: un domaine de prédilection pour de nombreuses personnes intéressées par les origines.
Biologie
Le modèle biologique que je défends est celui du « Continuous Environmental Tracking » (CET), proposé par l’ICR (Institute of Creation Research)1. Dans ce modèle, la sélection naturelle est mise de côté (comme les évolutionnistes de la troisième voie), les extinctions et les mutations aléatoires ne jouent aucun rôle pour expliquer la biologie des organismes. Dieu a créé des genres qui peuvent varier. Il y a un miracle de la création puis un fonctionnement automatique à partir du jour 7. Ce modèle de biologie intelligente (TOBD en anglais pour Theory Of Biological Design) est basé sur des principes d’ingénieries: les organismes sont perçus comme des « voitures autonomes » ou des « drones biologiques », en bien plus complexe.
Cette comparaison est faite parce qu’elle est légitime, non seulement dans un cadre biblique où l’homme est créé à l’image de Dieu (l’ingénierie humaine peut donc refléter, en partie, l’ingénierie divine), mais aussi parce que les organismes semblent réellement conçus (une fois les blocages philosophiques levés).
Des disciplines indépendantes comme le biomimétisme et la biologie de synthèse ont une approche d’ingénierie. Quand on copie le vivant pour concevoir une technologie ou lorsqu’on programme une cellule, c’est bien qu’on peut raisonner en termes de conception et de code. Et le rasoir d’Ockham nous intimerait qu’un code nécessite un codeur, qu’une conception nécessite un concepteur.

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Les reins: une preuve de design

En moyenne, toutes les cellules sanguines passent par les reins environ toutes les 50 minutes. Lorsque les reins cessent de fonctionner, les patients doivent recourir à la dialyse: un procédé où le sang circule pendant des heures dans une machine extrêmement complexe. Ce dispositif, très volumineux, ne parvient qu’à imiter partiellement les centaines de processus réalisés en continu par nos reins.
Nos reins filtrent les déchets, maintiennent 51 % d’eau dans le sang, régulent l’acidité, équilibrent les sels, produisent des hormones vitales… Quand ils « tombent en panne », cette machine énorme ne fait qu’imiter partiellement le travail des reins. Elle est beaucoup moins efficace que nos reins mais elle représente déjà une prouesse technique qui sauve beaucoup de gens.
Peut-on croire que les reins seraient apparus par hasard grâce à des « accidents utiles »? Si un appareil de dialyse n’a pas pu être conçu par accident, comment imaginer que les reins, infiniment plus performants, l’aient été?
Beaucoup considèrent d’ailleurs que juste après le cerveau, les reins sont l’organe le plus complexe du corps humain. Cette parfaite œuvre d’ingénierie ne s’explique pas bien avec une succession de mutations aléatoires (les phases théoriques intermédiaires seraient inviables) mais avec un modèle de biologie intelligente comme CET.
La perception visuelle
La perception visuelle est la capacité d’interpréter l’environnement alentour grâce à la vision diurne ou photopique, la vision des couleurs, la vision nocturne ou scotopique, en utilisant la lumière du spectre visible réfléchie par les objets de l’environnement.
Des chercheurs séculiers ont documenté:
« En utilisant une approche fondée sur les données, nous extrayons ici la représentation par le cerveau de l’orientation visuelle et la comparons à des simulations issues de différents schémas de codage sensoriel. Nous avons constaté que le réglage [tuning en anglais] du système visuel humain dépend fortement de variations propres aux stimuli, d’une manière qui n’est pas prédite par les propositions antérieures. »
— Harrison, W., et al., 2023. Neural tuning instantiates prior expectations in the human visual system. Nature Communications, 14.
Ailleurs nous lisons:
« … des branches microscopiques des cellules cérébrales, que l’on pensait autrefois ne servir que de simple câblage, pourraient en réalité se comporter comme des mini-ordinateurs, selon les chercheurs. »
— Choi, C., 30 oct. 2019
Le Dr Reuben déclare de son côté:
« Ce qui rend cette découverte importante, c’est la confirmation que nos cerveaux possèdent une conception intrinsèque qui permet cette forme avancée de traitement, nous aidant à interpréter notre environnement plus efficacement. »
— Dr Reuben Rideaux, coauteur de l’article dans Nature (Université de Sydney)
« Ça paraît si simple : prendre un peu de lumière et la transformer en une compréhension du monde qui nous entoure — nous le faisons tous chaque jour ; pourtant, il n’existe pas un seul ordinateur sur Terre, aussi puissant soit-il, capable d’imiter réellement l’exploit de la vision. »
« Le premier ordinateur exascale (effectuant 1 quintillion d’opérations par seconde) en Europe, appelé JUPITER, devrait être achevé cette année [2023], et il pourrait même devenir l’ordinateur le plus puissant au monde. »
— Sparkes, M., New Scientist, 28 déc. 2023
On peut avoir une série de supers ordinateurs mais ils ne peuvent même pas commencer à traiter les informations que nous prenons avec nos yeux en une ou deux secondes. Les yeux apparaissent dans de nombreux groupes d’organismes: ils témoignent d’un plan intelligent, et même quand il n’y a pas d’yeux, il y a d’autres organes sensoriels ingénieux.
Logique de la biologie d’ingénierie
Le modèle CET affirme que les êtres vivants sont conçus avec un système d’ingénierie intégré pour:
- Détecter des signaux environnementaux (comme des capteurs),
- Traiter l’information (comme un ordinateur),
- Réagir par des modifications ciblées (comme une réponse programmée).
Ainsi, au lieu de mutations aléatoires sélectionnées après coup, on a des mécanismes d’adaptation proactifs, anticipatoires, comparables à un système de régulation intelligent, une perspective beaucoup plus compatible avec une conception intentionnelle des organismes.
1.Changements internalistes
La preuve à apporter pour argumenter que les mécanismes d’adaptation correspondent au modèle consiste à démontrer que les organismes vont varier grâce à des variables endogènes (plasticité du génome) et non par un sculptage de l’environnement, ce dernier n’étant qu’un déclencheur d’un potentiel latent (voir lien proposé plus bas sur « l’Exploration d’une Nouvelle Théorie de Biologie Intelligente »).
2.Changements ingénieux et complexes
Une autre preuve serait que les changements sont complexes, intelligents, qu’ils s’accordent davantage avec des principes d’ingénierie que du bricolage aléatoire et chanceux (voir lien proposé plus bas sur « l’Exploration d’une Nouvelle Théorie de Biologie Intelligente »).
3.Changements finalistes
Une autre preuve a à voir avec la finalité du vivant. Chaque organisme et chaque organe a un but, une fonction déterminée. Ainsi montrer que l’entièreté du code génétique et des organes ont une utilité et que chaque variation est intentionnelle, ciblée, soutient un modèle finaliste.
- Adaptation des Poissons Cavernicoles: TSE VS CET
- Exploration d’une Nouvelle Théorie de Biologie Intelligente: Continuous Environmental Tracking (CET)
Les mutations qui s’accumulent à chaque génération sont observées et donc acceptées. Elles entrent dans le cadre décrit par le Dr John Sanford avec l’entropie génétique2 (les génomes se dégradent car l’information se dégrade, comme les mutations sont souvent légères, elles ne provoquent pas la mort des organismes, elles s’entassent dans le génome, de tous les humains34567). Les mutations sont souvent neutres, nuisibles et rarement favorables (quand elles le sont c’est souvent un compromis, la perte de quelque chose peut parfois offrir un avantage dans un contexte précis tout en diminuant la fonctionnalité biologique globale, cela est détaillé dans les travaux du Dr Michael Behe89).
Ces mutations accidentelles ne sont pas celles qui adaptent un organisme, par exemple elles ne sont pas responsable de la diversification du couple d’ours originel qui a varié en:
- Ursus arctos (ours brun)
- Ursus maritimus (ours polaire)
- Ursus americanus (ours noir d’Amérique)
- Ursus thibetanus (ours noir d’Asie)
- Tremarctos ornatus (ours à lunettes)
- Melursus ursinus (ours lippu ou ours paresseux)
- Helarctos malayanus (ours malais)
- Et aussi le panda géant (Ailuropoda melanoleuca).
Contrairement à l’évolution darwinienne qui repose sur des mutations aléatoires sélectionnées, le modèle CET propose que les mécanismes adaptatifs sont prévus par design, par exemple:
- épigénétique: certaines variations sont héritables sans modifier l’ADN (activation/inhibition de gènes),
- plasticité génétique contrôlée: des régions du génome permettent une adaptation flexible,
- mécanismes de recombinaison dirigée,
- régulation différentielle des gènes en fonction de l’environnement.
4.Changements rapides
Les changements rapides montrent que les extinctions et les millions d’années ne sont pas nécessaires, que les variations observées au sein d’un genre peuvent être produites rapidement, dans un laps de temps pouvant être aussi court que quelques années à quelques centaines d’années (voir lien proposé sur « l’Exploration d’une Nouvelle Théorie de Biologie Intelligente »).
5.Changements réversibles
La réversibilité des changements, quand elle est possible, montre que les organismes ont des modules à activer ou à désactiver en fonction des besoins. Cela veut dire qu’il n’y a pas de gène cassé, de fonctionnalité perdue, de capacité obtenue après des millions d’années. Il y a un potentiel inhérent à varier.
6.Anticipation et prévisibilité dans le génome
Les caractéristiques activables sont présentes en amont des défis qui vont les nécessiter, ce qui prouve que l’environnement ne les cause pas, mais les déclenche, comme la pluie ne créé pas les essuie-glaces et les capteurs de pluie d’un véhicule, mais ne fait que déclencher un système prévu pour réagir lorsque certaines conditions sont réunies.
Quand les changements sont prévisibles, cela montre bien que ce sont des variables endogènes qui sont à l’œuvre, elles préexistent avant que l’environnement ne les nécessite et il n’y a pas d’adaptation « après coup ». Ce n’est pas une réaction « aléatoire » du génome mais prévisible et intelligente.
- Adaptation des Poissons Cavernicoles: TSE VS CET
- Exploration d’une Nouvelle Théorie de Biologie Intelligente: Continuous Environmental Tracking (CET)
Horloge moléculaire
Un argument central évolutionniste (même théiste) est que la diversité allélique humaine est trop étendue (en nombre et en profondeur) pour « se recoller » sur seulement deux individus il y a quelques milliers d’années.
Si on suppose pour les besoins de l’argumentation que l’humanité provient de deux personnes créées surnaturellement et si on avance que les différences ne peuvent être que le produit des mutations alors nous sommes forcés de conclure qu’Adam et Eve n’avaient aucune différence génétique entre eux. (à part les chromosomes X et Y puisque ceux sont associés au genre).
Ce scénario hypothétique mène à une conclusion bizarre. Si Adam et Eve avait décidé de répondre à l’instruction divine de se multiplier, ils auraient transmis 2 séquences ADN identiques à leur progéniture. En dehors des infimes mutations qui se seraient produites durant leur vie, Adam et Eve auraient produit des copies identiques d’eux-mêmes.
Les progénitures qui sont identiques ont une appellation particulière en génétiques: clones. Le clonage comme moyen d’accomplir le mandat de gestion de la terre et de multiplication donné par Dieu est un concept étrange. Avec le débat éthique sur le clonage il apparait étrange que Dieu ait demandé à Adam et Eve de se multiplier sur la terre avec ce principe.
Une hypothèse alternative résout cette énigme et a beaucoup plus de sens scientifiquement – Dieu aurait pu créer Adam et Eve avec des différences génétiques dès le départ.
Adam et Ève auraient été créés hétérozygotes (beaucoup d’allèles différents dans leur génome) pour beaucoup de loci, permettant une diversification rapide des traits humains après la dispersion de Babel. Une base génétique riche en variabilité a été donnée dès l’origine.
Cela signifie que déjà à la première génération, les enfants d’Adam et Eve pouvaient présenter des traits très variés. Même dans des familles modernes, deux parents peuvent avoir des enfants avec des phénotypes assez contrastés (couleur de peau, texture des cheveux, etc.) grâce à la recombinaison de gènes existants.
Les humains présentent des différences (couleur de peau, stature, tolérance au lactose, adaptation à l’altitude, type de cheveux, etc.) qui peuvent être vues comme des réponses adaptatives activées par des mécanismes internes (CET).
Ces variations sont prévisibles et dirigées par des mécanismes internes (capteurs -> logique -> réponse). Elles ne nécessitent pas de millions d’années d’évolution, mais quelques générations dans des environnements contraignants (ex. altitude tibétaine, climat arctique).
Dans la perspective CET, les différences entre humains (pigmentation, adaptation au climat, etc.) sont comparables aux différences entre ours brun, noir et polaire: elles résultent d’une variabilité créée + mécanismes adaptatifs internes, déployés rapidement après Babel, sans macroévolution ni millions d’années. Les variations adaptatives majeures sont vues comme non mutationnelles et reposent sur des mécanismes intégrés de plasticité et de régulation, tandis que les mutations sont considérées comme secondaires et essentiellement néfastes.
Les organismes ont été créés avec des systèmes intégrés capables de suivre en continu leur environnement et de produire des réponses adaptatives rapides (sans attendre les mutations intergénérationnelles). Ces variations proviennent de mécanismes programmés (ex. plasticité épigénétique, régulation de gènes, recombinaison), et non d’erreurs génétiques aléatoires.
Les horloges moléculaires prouvent que l’Eve mitochondriale et l’Adam du chromosome Y n’ont que quelques milliers d’années, quand on utilise les taux empiriques (mesurés et non théoriques). Cela soutient la chronologie biblique de 10 000 ans pour l’histoire de l’humanité et de tous les organismes.
Jeunesse et discontinuité des génomes
L’ADN mitochondrial prouve également que toutes les espèces ont surgi « simultanément » dans l’histoire. Les variations entre espèces sont nettes et claires quand on regarde les code-barres génétiques, mais les variations à l’intérieur d’une espèce sont très faible, de sorte que cela prouve une jeunesse de ces génomes (pas de traces de mutations accumulées pendant des millions d’années).
Nous avons donc des génomes de quelques milliers d’années et l’apparition simultanée, reflétant la création des genres de Genèse 1, les jours 5 et 6.
Croissance démographique
La croissance démographique humaine correspond à un modèle de quelques milliers d’années. Des croissances moyennes de 0.3 à 0.4% pendant 5000 ans environ suffisent à faire passer une population de 8 personnes à 8 milliards.
- Le Modèle de Croissance Démographique de la Bible
- La Théorie de la catastrophe de Toba est-elle correcte?
Complexité irréductible
Les organismes biologiques, monocellulaires ou eukaryotes sont très compliqués, ils disposent de millions de composants qui doivent fonctionner de concert. Il y a des systèmes de redondance qui font que même sans certains organes ou pièces un organisme peut survivre mais la continuité biologique a ses limites et il faut beaucoup de composants pour permettre une fonctionnalité de base.
Le rasoir d’Ockham nous indique encore qu’une intelligence organisatrice est l’explication la plus privilégiée.
Le flagelle bactérien est probablement l’exemple le plus célèbre que Michael Behe utilise (dès Darwin’s Black Box, 1996) pour illustrer ce qu’il appelle une structure « irréductiblement complexe »: un système qui ne fonctionne pas si l’on retire l’une de ses nombreuses pièces.
Le flagelle est composé d’environ 40 protéines, selon l’espèce, organisées en moteur rotatif avec stator, rotor, crochet et filament. Behe affirme que ce système ne peut pas évoluer par petits pas darwiniens, car une version incomplète ne donnerait pas d’avantage sélectif. Il avance donc que le flagelle témoigne d’une conception intelligente.
Depuis les années 2000, plusieurs réponses évolutionnistes ont été proposées (exaptations, évolution modulaire, exemples de simplification). Mais même les critiques reconnaissent que la reconstruction complète de l’évolution du flagelle reste hypothétique et spéculative. Le TTSS (système de sécrétion de type III), souvent présenté comme un « précurseur » possible, est en réalité plus simple et vraisemblablement dérivé du flagelle (et non l’inverse, selon plusieurs études).
Aucun scénario darwinien détaillé (étape par étape avec avantages sélectifs documentés) n’a encore été démontré expérimentalement.
Officiellement dans le monde académique, on considère que Behe a été réfuté (exaptations, TTSS, simplification) mais en réalité aucun scénario darwinien détaillé et démontré expérimentalement n’existe pour expliquer l’origine du flagelle.
Dans Darwin’s Black Box (1996), puis The Edge of Evolution (2007) et Darwin Devolves (2019), il répète que:
- Les critiques n’ont pas fourni de démonstration expérimentale d’une évolution pas-à-pas d’un flagelle.
- Les arguments reposent sur des similitudes génétiques ou des scénarios plausibles, mais pas sur un mécanisme évolutif documenté.
- Sa thèse sur l’irréductible complexité reste donc valide car aucune explication darwinienne détaillée, testée et vérifiée n’existe.
Dans l’article « Microévolution vs Macroévolution » ci-dessous, j’explore un article qui montre l’improbabilité qu’une chaîne métabolique complexe nécessitant environ 12 enzymes spécifiques (cycle de Krebs), se forme par mutation et via sélection naturelle. La probabilité est estimée à environ 10⁻⁵¹.
- ADN, ARN, ATP: Un Dessein Irréductiblement Complexe
- Microévolution vs Macroévolution : Ce que révèle l’étude de 35 ans sur les bactéries E.coli
- Le Dessein Intelligent et la Genèse Biblique
- L’homme est-il le fruit d’un dessein intelligent ou de l’évolution ?
- La Complexité et le Réglage Précis de l’Univers – Créationnisme
Concepteur en commun
Les similarités, qu’elles soient morphologiques ou génétiques, sont expliquées dans le modèle créationniste par un concepteur en commun, ayant utilisé des composants efficaces à plusieurs reprises (comme un ingénieur ou un informaticien réutilise régulièrement les mêmes outils, technologies ou codes).
L’étude de Bath 2022 (détaillé dans l’article sur les arbres phylogénétiques ci-dessous) montre que les hiérarchies emboîtées classiques (plumes -> oiseaux, mammifères -> glandes mammaires, etc.) ne se retrouvent pas toujours dans les arbres construits à partir des gènes. Au lieu d’un schéma arborescent unique, on obtient des incohérences majeures. Certaines espèces « désemboîtées » apparaissent proches génétiquement d’espèces très éloignées morphologiquement. Par exemple la taupe dorée, l’éléphant et le lamantin, sont regroupés génétiquement (Afrotheria), mais ils sont morphologiquement très différents.
Cela suggère que la ressemblance morphologique ou génétique n’implique pas automatiquement une ascendance commune, mais peut refléter un choix de design récurrent. Comme en ingénierie, un même « module » peut être implanté dans des systèmes très différents.
La « convergence évolutive » désigne l’apparition indépendante des mêmes structures ou fonctions dans des lignées censées être très éloignées (ex. : aile des oiseaux et des chauves-souris, écholocation chez dauphins et chauves-souris, yeux de pieuvres et d’humains). Dans le modèle évolutionniste, cela oblige à postuler que les mêmes solutions complexes sont apparues plusieurs fois, via des mutations aléatoires et un sculptage identique procédé par l’environnement.
Mais ces cas se multiplient tellement (gènes Hox, circuits visuels, métabolisme, etc.) qu’ils deviennent difficiles à expliquer uniquement par la contingence évolutive. La convergence illustre plutôt un schéma d’ingénierie commun. Comme un ingénieur utilise le même capteur dans plusieurs machines, un concepteur aurait pu réutiliser des solutions efficaces (ex. vision, locomotion, navigation sonore) dans des créatures différentes.
La convergence montre que des traits apparaissent de manière récurrente et indépendante, ce qui correspond mieux à un concept de design modulaire qu’à un arbre darwinien unique.
- Réponse créationniste à la vidéo « les preuves de l’évolution » de Passe-Science – sur les preuves anatomiques (1)
- Réponse créationniste à la vidéo « les preuves de l’évolution » de Passe-Science – sur les hiérarchies emboîtées (6)
- Les Arbres Phylogénétiques Évolutionnistes sont-ils corrects?
- Lequel est une pseudo-science: l’Évolutionnisme ou le Créationnisme?
Spéciation rapide
Jean Lightner propose une série de mécanismes conçus et adaptatifs comme moteurs de spéciation10:
Épigénétique:
- Activation ou désactivation de gènes via des signaux environnementaux.
- Peut être transmise entre générations.
- Ex. : adaptation des pinsons de Darwin à la sécheresse.
Éléments transposables (TE):
- Mouvements d’éléments génétiques qui modifient l’expression de gènes (ex. chez le maïs).
- Ces déplacements peuvent générer des phénotypes nouveaux.
« Latent design » / « mediated design »:
- Des capacités génétiques dormantes ou désactivées peuvent être réactivées dans certains environnements.
- Ex. : le passage de la photosynthèse C3 à C4 par activation de gènes existants.
Knock-out ou dérégulation ciblée:
- Certaines variabilités (ex: couleurs de pelage) viennent d’une désactivation ou activation permanente de récepteurs.
Duplication génique:
- Des duplications ciblées permettent de générer de nouvelles fonctions, parfois spécifiques à une population.
Il y a également l’isolement (géographique, comportemental, écologique) qui empêche la reproduction entre deux populations. Chacune subit alors des modifications qui la rendent phénotypiquement et génétiquement distincte.
Il y a aussi des espèces proches qui peuvent s’hybrider (de manière fertile), soit temporairement (échange d’allèles utiles), soit durablement (création d’un nouveau taxon). L’hybridation permet d’accroître la résilience génétique, de récupérer des traits perdus (ex. becs des pinsons) et d’accélérer la diversification (adaptive radiation).
En biologie évolutive, une radiation rapide désigne un épisode où un même lignage ancestral donne naissance, en très peu de temps (à l’échelle géologique), à un grand nombre d’espèces distinctes. Ces espèces:
- apparaissent presque simultanément
- occupent souvent des niches écologiques différentes
- présentent une diversité morphologique ou écologique marquée
- mais conservent une proximité génétique élevée
Ce point est central il y a beaucoup de diversité, très vite, avec peu de temps pour l’accumulation graduelle des changements. La radiation rapide ressemble fortement à une diversification post-création au sein d’un même genre avec une grande plasticité génétique initiale. C’est exactement ce que postule la baraminologie: une forte capacité de variation intra-genre et limité au sein du genre.
L’étude sur les radiations rapides, publiée dans Frontiers in Ecology and Evolution11, formule plusieurs affirmations qui soutiennent le modèle créationniste:
« Dans l’ensemble, ces résultats montrent pour la première fois que l’essentiel de la richesse spécifique connue du vivant s’explique par des radiations rapides.
De plus, les données phénotypiques issues d’études antérieures suggèrent que certaines des radiations rapides les plus riches en espèces à travers le vivant — chez les animaux comme chez les plantes — peuvent également être qualifiées de radiations adaptatives.«
ScienceDaily déclare:12
» Les « radiations rapides » d’espèces sont supposées se produire lorsqu’une nouvelle niche écologique s’ouvre. «
Le Dr Brian Thomas déclare (article ICR ci-dessous):
« La radiation rapide n’a rien à voir avec une évolution verticale cryptique. Les animaux et les plantes sont conçus par Dieu pour se déplacer et occuper de nouvelles niches écologiques à mesure qu’ils s’adaptent, divergent et se répandent. »
Le fait que ces variations adaptatives sont limitées au sein du genre s’entrevoit dans les publications scientifiques:13
« La raison pour laquelle les espèces n’étendent pas indéfiniment leur aire de répartition, en s’adaptant progressivement à des conditions de plus en plus éloignées, constitue une question majeure en biologie évolutive.«
- Les espèces ont-elles eu le temps de se diversifier depuis le déluge de Noé?
- Exploration d’une Nouvelle Théorie de Biologie Intelligente: Continuous Environmental Tracking (CET)
- Where Did Most of Earth’s Species Come From? (ICR)
L’Entropie génétique
L’argument central derrière l’entropie génétique est:
- Les mutations sont majoritairement neutres ou légèrement délétères.
- Ces mutations s’accumulent dans le génome à chaque génération.
- Toutes ces petites erreurs s’entassent car elles sont trop nombreuses et trop faibles individuellement pour compromettre la survie des individus à court-terme.
- La conséquence est que le génome se dégrade inexorablement au fil du temps, comme un texte copié avec des fautes de frappe qui s’ajoutent génération après génération.
Plutôt qu’une amélioration progressive par l’évolution darwinienne, on observe une dérive vers la dégénérescence. Sanford compare cela à une entropie appliquée à la biologie: l’ordre (information génétique) tend à se dégrader et pas à s’améliorer spontanément.
Pour l’homme, Sanford a calculé que l’accumulation de mutations délétères pourrait conduire à un effondrement fonctionnel du génome en seulement quelques dizaines de milliers d’années. Dans ses simulations (Mendel’s Accountant), il estime que l’humanité pourrait ne pas dépasser 100 000 ans avant que l’effet cumulé des mutations rende la survie de l’espèce humaine inviable.
Il n’y a pas de réfutation décisive. Aucune étude n’a montré que l’accumulation des mutations légèrement délétères peut être inversée ou neutralisée à long terme. Les critiques disent que l’effet est « gérable », mais Sanford répond que même avec les meilleures hypothèses possibles, le déclin est inévitable (juste plus ou moins rapide).
Chaque édition de son livre Genetic Entropy inclut des sections élargies répondant aux objections reçues. Il insiste que même en forçant les paramètres au maximum (population énorme, sélection ultra-efficace, mutation bénéfique exagérée…), la tendance reste au déclin.
Si l’humanité était vieille de dizaines de milliers de génération, elle serait probablement éteinte:
«Il est difficile d’expliquer comment la population humaine a pu survivre… un fort taux de mutations nocives (U >> 1) est paradoxal pour une espèce qui a un taux de reproduction bas…»
«Les mutations nocives sont nombreuses chez les humains et nos proches cousins, il est étrange qu’une telle espèce ait pu survivre»
Eyre-Walker and P. Keightley 1999, High genomic deleterious mutation rates in Hominids. Nature 397:344
Ingénierie et beauté dans la nature
Lorsque nous observons les animaux, les plantes et même les microorganismes dans la nature, on se rend compte de l’ingénierie du Concepteur, mais aussi son talent artistique. Le scarabée bombardier est par exemple un indice de dessein intelligent:
La défense du bombardier repose sur un « réacteur chimique » interne et plusieurs sous-systèmes interdépendants: deux réservoirs séparés (hydroquinone et peroxyde d’hydrogène), une chambre de réaction tapissée d’enzymes (catalase, peroxydase), valves et sphincters qui régulent l’afflux, et une buse orientable pour viser l’ennemi. Ce « package » ne peut pas émerger par petits pas successifs car tant qu’une pièce manque, l’ensemble n’a pas de valeur adaptative (voire serait dangereux pour l’insecte).
On observe une performance extrême comme signature d’ingénierie. Le jet est pulsé et quasi bouillant (benzoquinones chauffées et expulsées par micro-explosions rapides), une cinématique fine qui ressemble plus à une solution conçue qu’à un bricolage graduel. La littérature expérimentale décrit le jet pulsé et la chambre catalytique ce qui renforce l’idée de la coordination requise et pointe vers un plan.
Frank Sherwin résume ainsi : « Avant que le bombardier n’ait la moindre valeur de survie, toutes les pièces de son appareil défensif doivent être en place. » —
Des travaux de 2015 ont visualisé la mécanique in vivo : mélange contrôlé, pulsation auto-oscillante et surchauffe dans une chambre réactive, confirmant le fonctionnement sophistiqué du système.141516

La nymphe de planthopper (Issus) est aussi un indice de dessein intelligent:
La nymphe possède de véritables roues dentées interverrouillées à la base des deux pattes postérieures ; elles synchronisent les jambes à la microseconde pour des sauts ultra-précis. Une telle cinématique fine, avec dents profilées et engagement contrôlé, ressemble davantage à une solution conçue qu’à une succession de hasards triés par sélection.
Des roues incomplètes ou mal appariées n’offrent aucun avantage (voire cassent), donc l’ensemble doit être entièrement opérationnel d’emblée ce qui milite contre une apparition graduelle.
Ces mouvements synchrones et ces dents coordonnées proviennent-ils du temps et du hasard, ou bien d’un plan et d’un but? Ce type de mécanisme « crie au design ». Un chercheur a déclaré:
« Ce que nous avons, c’est un prototype d’engrenages incroyablement petits, à grande vitesse et de haute précision. »
— G. Sutton, Université de Bristol, NPR, 13/09/2013
Le professeur Malcom Burrows (dans la vidéo ci-dessus), tout en interprétant la découverte à travers le prisme de l’évolution déclare:
« Nous avons découvert des engrenages chez un insecte. Les engrenages qui interagissent mécaniquement sont toujours considérés comme une invention humaine, utilisée sur nos vélos et nos voitures, mais nous avons montré qu’un petit insecte suceur de sève a développé, il y a longtemps au cours de l’évolution, des engrenages et qu’il s’en sert pour synchroniser mécaniquement ses mouvements de saut très rapides. »
Ce que nous observons c’est l’impressionnant mécanisme de l’insecte, qui fait penser à des conceptions intelligentes. Nous n’avons aucune preuve et aucune observation pouvant prouver que ce mécanisme s’est développé au cours de l’évolution. Si nous raisonnons sans l’évolution, nous n’avons plus de mal à qualifier la conception intelligente.
Défenses évolutionnistes
Voici quelques réponses anticipées aux objections évolutionnistes:
- Série sélection naturelle vs biologie intelligente
- Examen des 8 preuves de l’évolution
- L’argument du mauvais design du nerf laryngé récurrente et de l’œil
- Deux chromosomes ont-ils fusionné chez l’homme?
- Les rétrovirus sont-ils une preuve de l’ascendance commune entre homme et chimpanzé?
- Les structures vestigiales sont-elles réelles?
- L’embryologie soutient-elle l’évolution?
- La théorie endosymbiotique est-elle solide?
- L’expérience de Lenski a t-elle prouvé l’évolution?
- Le passage à la multicellularité a t-il été prouvé?
- L’abiogenèse (origine de la vie) est-elle possible et documentée?
- L’humain et le chimpanzé sont-ils similaires à 98%
Références:
- Continuous Environmental Tracking – An Engineering-Based Biological Model.
- Genetic Entropy & the Mystery of the Genome – Dr. John C. Sanford – 2014.
- Brewer, W. H., J. R. Baumgardner, and J. C. Sanford. 2013. Using Numerical Simulation to Test the “Mutation-Count” Hypothesis. Biological Information: New Perspectives. R. J. Marks III et al., eds. Hackensack, NJ: World Scientific Publishing, 298-311.
- Gibson, P. et al. 2013. Can Purifying Natural Selection Preserve Biological Information? Biological Information: New Perspectives. R. J. Marks III et al., eds. Hackensack, NJ: World Scientific Publishing, 232-263.
- Nelson, C. W. and J. C. Sanford. 2013. Computational Evolution Experiments Reveal a Net Loss of Genetic Information Despite Selection. Biological Information: New Perspectives. R. J. Marks III et al., eds. Hackensack, NJ: World Scientific Publishing, 338-368.
- Sanford, J. C., J. R. Baumgardner, and W. H. Brewer. 2013. Selection Threshold Severely Constrains Capture of Beneficial Mutations. Biological Information: New Perspectives. R. J. Marks III et al., eds. Hackensack, NJ: World Scientific Publishing, 264-297.
- Sanford, J. C. and R. W. Carter. 2014. In Light of Genetics… Adam, Eve, and the Creation/Fall. Christian Apologetics Journal. 12 (2): 51-98..
- The Edge of Evolution (2007).
- https://scienceandculture.com/2010/12/behes_challenge_a_conversation/.
- https://creation.com/why-speciation-occurs.
- Wiens, J. and S. Moen. 2025. Rapid Radiations Underlie Most of the Known Diversity of Life. Frontiers in Ecology and Evolution. 13.
- Most of Earth’s Species Came from Explosive Bursts of Evolution. Frontiers. Publié sur sciencedaily.com le 23 Août 2025.
- Futuyma, D. and M. Kirkpatrick. 2017. Evolution. Sunderland, MA: Sinauer Associates, 487.
- https://news.mit.edu/2015/how-bombardier-beetles-produce-defensive-spray-0430
- https://phys.org/news/2015-04-analysis-bombardier-beetles-explosive-defensive.html.
- https://cen.acs.org/articles/93/i18/Beetles-Explosive-Spray-Mechanism-Revealed.html

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