La complexité irréductible – Créationnisme


Michael Behe, biochimiste américain, a démontré qu’un système complexe ne peut fonctionner si tous ses éléments ne sont pas présents au départ.

Le flagelle bactérien

C’est une petite structure rapide qui aide certaines bactéries à se déplacer, elle se compose de 40 types de protéines différents, il y a plus que 40 unités, il s’agit de 40 types, dont 30 sont uniques au flagelle bactérien.

C’est assez étonnant de le voir fonctionner parce qu’il est comme un petit moteur hors-bord. Il convertit le mouvement de rotation en un mouvement de fouet. Ce qui est encore plus étonnant, c’est de voir comment il est assemblé, voici une animation qui montre ce qui se passe à l’intérieur du flagelle bactérien.

Le procédé pour ce simple flagelle bactérien est déjà extraordinaire.

La problématique de la complexité irréductible apparaît dans ce micro-organisme car celui ci a un moteur ultra performant.

Ce n’est pas tant les 40 protéines, qui constituent ce magnifique système de propulsion, qui témoignent de cette complexité irréductible, mais la séquence de construction, on parle d’une construction de l’intérieur qui va vers l’extérieur dans un petit canal de 2 microns, on sont envoyés les protéines qui s’enchainent de manière précise et rapide.

Son minuscule moteur rotatif fonctionne des milliards de fois par jour. Ce moteur a une hélice, un stator, un générateur, un joint de cardan, un arbre de transmission et des douilles, tout cela dans l’infiniment petit.

Son hélice fait entre 6.000 et 100.000 tours par minute et peut complètement inverser sa direction en un quart de tour.

Aucune partie d’un organisme comme celui-ci n’aurait pu se développer dans la perspective évolution, lente et tatônnante. Chaque élément doit être présent pour que le flagelle fonctionne, et si élément vient à manquer, le flagelle ne serait plus fonctionnel.

J.B.S Haldane, un évolutionniste célèbre déclarait en 1949 que l’évolution ne pouvait produire :

« Des mécanismes variés tel que la roue et les aimants, seraient inutiles, jusqu’à qu’ils ne soient parfaits1

L’oeil humain et sa technologie impressionnante

L’œil humain est très complexe, après qu’il ait reçu la lumière, celle ci est transmise par un ensemble de système de milieux transparent et de lentilles, pour arriver à une membrane qu’on appelle la rétine, à un endroit bien précis de cette rétine.

A cet endroit, on retrouve un certain nombre de cellule nerveuse, qui vont transformer la lumière en quelque chose de compréhensible pour le cerveau, c’est à dire l’influx nerveux. Celui-ci est transmis ensuite le long du nerf optique, pour se rendre jusqu’au cerveau, ou l’influx nerveux sera interprété et analysé.

Le globe oculaire est une mini caméra sphérique de précision. Sa miniaturisation est déjà surprenante. L’oeil fait automatiquement la mise au point, en fonction de la distance de l’objet qu’il regarde. Il se tourne lui même dans la direction souhaitée. Nos deux yeux sont deux caméras liées en une seule. Le cerveau lit les deux images comme une seule image.

L’oeil possède son propre programme d’auto-protection défini. Si un danger le menace, ses volets de peau se ferment instantanément, protégeant ainsi la fenêtre transparente. 7 os emboîtés procurent une cavité de protection parfaite.

La structure clé de l’oeil est son écran sensible à la lumière : la rétine, située à l’arrière. Elle reçoit, saisi et enregistre une image en mouvement et en transformation continuelle. La minuscule caméra signale tout changement d’exposition au cerveau. La rétine est une couche complexe composée de 9 strates qui est effectivement une partie du cerveau qui s’étend jusque dans le globe oculaire.

Il y a environ 137 millions de capteurs visuels individuels dans un œil humain. Ils sont étalés dans la couche que représente la rétine. Le nombre de nerfs les reliant au cerveau diminue progressivement jusqu’à atteindre environ un million.

Il y a également une série de relais, dont chacun fonctionne comme un mini-cerveau, conçu et connecté pour transmettre à l’endroit voulu du cerveau chaque morceau de l’image instantanée capturée.

Au niveau des cellules réceptrices l’image n’a que 2 dimensions. L’étape suivante est un mystère, quelque part le cerveau ajoute la 3ème dimension alors qu’il interprète deux images bi-dimensionnelles. Le cerveau ajoute de plus la couleur.

Les yeux envoient vers les cellules du cerveau, via la forêt de fibres, un courant continu, cadencé, de minuscules potentielles électriques évanescents et individuels. Chaque petit image déclenche une charge électrique et cet charge électrique touche l’ensemble des cellules du cerveau.

Les charges électriques n’ont pas en elle même d’éléments de vision. Elles n’ont aucun rapport avec la distance, l’horizontalité ou la verticalité, la couleur ou la luminosité, l’ombre, le contour, la distance. Cependant elles construisent une réalité. Une asuccession de petites excitations électriques produit à notre regard de magnifiques objets et nous renseigne à quelle distance l’objet se trouve.

Les cellules qui composent l’oeil humain ont suivi un processus qui comprend des millions d’intervenant et des centaines de séquences qu’il est difficile d’en saisir l’extrême complexité.

Aussi le nombre d’yeux, c’est à dire deux, et leur positionnement stratégique sur le visage permet d’avoir le sens de la profondeur. Il est effectivement difficile d’expliquer comment un processus évolutif tâtonnant et hasardeux, fut il lent, ait pu produire deux yeux placés au bon endroit avec sa liaison complexe au cerveau.

Pour que l’œil soit fonctionnel, il faut que toutes ses structures soient coordonnées et agissent de concert. Il suffit qu’il y ait une anomalie ou un dérèglement au niveau de la transmission de la lumière, de la réception de la lumière, de la transformation de la lumière en influx nerveux, de la transmission de l’influx nerveux ou encore au niveau de l’interprétation d’un influx nerveux, pour que l’œil ne soit pas fonctionnel.

On posa la question suivante au Dr Marshall (chercheur en maladie des yeux) :

Comment réagissez-vous à l’idée que l’œil humain soit le produit de l’évolution?

« Plus j’étudie l’œil humain, plus il est difficile de croire qu’il a évolué. La plupart des gens observent le miracle de la vue. Je perçois un miracle de complexité sur l’affichage des choses à un grossissement de 100 000 fois. C’est la perfection de cette complexité qui me fait reculer devant la théorie évolutionniste. »

«La rétine est probablement le tissu le plus compliqué de tout le corps. Des millions de cellules nerveuses s’interconnectent de très nombreuses façons pour former un «cerveau» miniature. Une grande partie de ce que les photorécepteurs «voient» est interprétée et traitée par la rétine bien avant qu’elle ne pénètre dans le cerveau2

C’est Richard Dawkins qui avait souligné l’idée du « mauvais design » de l’oeil humain, cherchant à démontrer par là qu’un concepteur n’avait pas pu concevoir quelque chose d’aussi imparfait.

Les recherches ont hélas contredit Richard Dawkins. Le design que lui même avait proposé ne pourrait, non seulement pas fonctionner, mais en plus il s’avère que le design de l’oeil est parfait.

Le Dr Marshall rapporte ceci :

« L’idée que l’œil est câblé en arrière vient d’un manque de connaissance de la fonction oculaire et de l’anatomie. »

En 2010, les chercheurs ont démontré que l’arrangement « en arrière » améliorait même la qualité visuelle. Amichai Labin et Erez Ribak de l’Institut Technion-Israël de Technologie à Haïfa ont découvert que :

«La rétine se révèle comme une structure optimale conçue pour améliorer la netteté des images3

Les cellules Müller ont un certain nombre de fonctions supplémentaires4: la réflexion de la lumière d’autres parties de l’oeil, la réduction de l’aberration chromatique (où différentes couleurs sont réfractées différemment par une lentille), réglage des longueurs d’onde non visibles qui réduisent le rayonnement les dommages aux cellules sensibles et la netteté des images en dirigeant la lumière vers des récepteurs spécifiques.

Le Dr Ribak ajoute :

« La nouvelle compréhension du rôle des cellules de Müller pourrait trouver des applications dans des greffes oculaires mieux réussies et de meilleures conceptions de caméras5»

Donc, ce « mauvais design » athée préféré, se révèle être une structure optimale et une inspiration pour des caméras de qualité supérieure.

Le corps humain

La respiration est l’une des voies essentielles permettant aux cellules de produire de l’énergie métabolique pour leur développement et leur activité

Le corps humain, pour faire la réaction de la combustion cellulaire (respiration cellulaire) a besoin d’oxygène et de nutriments pour produire de l’énergie et les déchets (gaz carbonique) qui seront ensuite évacués à l’extérieur du corps.

La respiration cellulaire, à l’intérieur de chaque cellule de notre corps, ne peut se faire sans le système circulatoire sanguin qui doit apporter oxygène et nutriment aux cellules en vue de la combustion cellulaire.

Le système circulatoire sanguin nécessite le système digestif qui apporte les nutriments nécessaires aux cellules.

Le système circulatoire sanguin a besoin du système respiratoire qui apporte l’oxygène à travers les poumons pour se rendre jusqu’aux cellules et en même temps se débarrasser du gaz carbonique qui va être évacué à l’extérieur du corps.

Le système circulatoire sanguin a aussi besoin du système rénale qui doit filtrer l’urine qui est un déchet provenant de la combustion cellulaire et qui doit voyager et être filtré dans les reins afin qu’il se transforme en urine à l’extérieur du corps.

Le système circulatoire sanguin nécessite également le système osseux (le squelette) car c’est à l’intérieur de la moelle osseuse que sont fabriquées les cellules sanguines.

Le système circulatoire sanguin a besoin du système musculaire car lorsque le sang part des membres inférieurs pour revenir au cœur, il doit combattre la gravité, ce qui nécessite la contraction des muscles des jambes.

Enfin le système circulatoire sanguin a besoin du système nerveux parce que c’est celui-ci qui va permettre d’augmenter ou de diminuer le rythme cardiaque.

Ces systèmes sont interdépendants, ils devaient d’être là en même temps dès le début.

Conclusion

Dans un système complexe il ne peut y avoir de formes transitionnelles. Soit tous les éléments sont disponibles du premier coup, soit le système n’est pas fonctionnel.

Quelle serait par exemple la fonctionnalité d’une espèce à moitié aquatique et à moitié terrestre ? Elle ne pourrait ni bien nager, ni bien marcher.

Le haut niveau de complexité des espèces vivantes ne laissent aucune chance à un développement tatonnant ou graduel.

On assemble pas ainsi des composants aussi variés de manière ordonnée et formant des organismes fonctionnels par un procédé aléatoire.

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Références :

  1. Is Evolution a Myth ? A Debate between D.Dewar and L.M. Davies vs J.B.S Haldane, Watts&Co.Ltd / Paternoster Press, London, 1949, p.90
  2. Extrait de : 528-529 Jonathan Sarfati and Gary Bates. “Busting Myths.
  3. “Labin, A.M., and Ribak, E.N., Retinal glial cells enhance human vision acuity, Physical Review Letters 104: 158102, 16 April 2010 | DOI:10.1103/PhysRevLett.104.158102”
  4. Extrait de : 534-535Jonathan Sarfati and Gary Bates. “Busting Myths.”
  5. New Scientist 206(2759), 8 May 2010.

Anthony ETHEVE

Passionné et étudiant converti à la Bible, Anthony partage le fruit de ces centaines d'heures de recherche afin d'aider les chrétiens et notamment les nouveaux appelés à comprendre les thèmes bibliques et le débat création/évolution.

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