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Les Preuves de la Création et du Déluge: Géologie (4)

Après avoir présenté les hypothèses de la création, la première catégorie de preuve en biologie, la deuxième en paléontologie, nous abordons maintenant la troisième grande catégorie de preuve en géologie.

Géologie

La grande discordance

La Grande Discordance désigne spécifiquement l’énorme hiatus entre les socles précambriens (Protérozoïque, voire Archéen) et les roches sédimentaires du Cambrien. C’est une discordance c’est à dire un contact dans les roches où une partie des couches plus anciennes a été érodée, avant d’être recouverte par des couches plus récentes.

La surface d’érosion marque dans le modèle évolutionniste une absence de plus d’un milliard d’années de dépôts dans certains endroits. Un exemple célèbre se trouve au Grand Canyon, où les roches métamorphiques et granitiques précambriennes (environ 1,7 milliard d’années dans le référentiel évolutif) sont directement surmontées par des grès et calcaires du Cambrien (environ 540 millions d’années).

La Grande Discordance se situe juste avant le Cambrien, à la transition entre le Précambrien et le Cambrien.

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Dans le modèle créationniste, la grande discordance est une surface d’érosion présente sur tous les continents, où la roche antédiluvienne (datant de la création) rencontre le grès déposé par le Déluge.

Cette grande discordance est observée sur plusieurs continents, souvent à des niveaux similaires. On peut y voir une preuve d’un événement mondial, plutôt qu’une série de processus locaux séparés comme le suppose la géologie uniformitariste.

C’est une question profonde: comment obtient-on, au même moment , une surface pratiquement plane dans le monde entier suivi d’une progression cohérente? La théorie évolutive « snowball earth » où la terre a été gelée entièrement indique que des glaciers ont érodé la Terre au même moment, mais on observe pas cela aujourd’hui.

Au Canada on voit les les roches cristallines exposées qui sont recouvertes de glace et on observe toute sorte de ravins et de vallées. On obtient nul part dans le monde des surfaces planes. Là où la roche précambrienne est exposée on ne le voit jamais plane.

Le principe évolutionniste « le présent est la clé du passé » ne fonctionne pas ici car ce qu’il se passe dans le présent ne produit rien de tel que ce qu’on voit dans le registre géologique avec la Grande Discordance. On ne voit pas de surface plane se former comme une surface discordante d’érosion avec des sédiments empilés sur le dessus.

Les créationnistes soutiennent que le modèle diluvialiste explique mieux l’ampleur et la rapidité de l’érosion requise pour produire la grande discordance. Le Déluge biblique explique naturellement:

  • L’érosion simultanée sur tous les continents ;
  • L’absence de couches intermédiaires (parce qu’elles auraient été arrachées) ;
  • Le dépôt rapide de sédiments riches en fossiles immédiatement après, correspondant à la Sauk megasequence (Cambrien).

Un article plus détaillé sur le sujet:

La cohérence mondiale des couches géologiques

L’un des aspects les plus frappants de la géologie est que les caractéristiques géologiques et la distribution des fossiles suivent un schéma mondialement cohérent, que l’on retrouve sur tous les continents. Cette cohérence est difficile à expliquer dans un modèle évolutif basé sur des millions d’années de dépôts locaux, mais elle s’accorde parfaitement avec un événement global catastrophique comme le Déluge biblique.

Les couches géologiques suivent un ordre systématique partout dans le monde, formant ce que l’on appelle la colonne géologique.

  • Principaux systèmes géologiques:
    • Précambrien : Roches profondes contenant peu ou pas de fossiles complexes.
    • Paléozoïque (Cambrien -> Permien) : Explosion de la vie marine (trilobites, brachiopodes), puis transition vers la vie terrestre.
    • Mésozoïque (Trias -> Crétacé) : Domination des reptiles géants, dinosaures, premières plantes à fleurs.
    • Cénozoïque (Paléogène -> Quaternaire) : Mammifères dominants, absence des dinosaures.

Cette uniformité mondiale suggère un processus global, rapide et ordonné, et non une accumulation progressive de fossiles sur des centaines de millions d’années dans des régions isolées.

Les couches fines et planes

Guy Berthault (un ingénieur français) a remis en cause l’interprétation traditionnelle des couches géologiques fines et planes (laminations et strates sédimentaires)123. Il a fait couler de l’eau chargée de sédiments (sable, limon, argile) dans de grands bassins. Au lieu de se déposer seulement en une masse homogène ou en couches successives « année par année », les sédiments se sont stratifiés spontanément en couches fines, horizontales et bien planes.

Ces laminations apparaissaient en continu et rapidement, sans qu’il y ait besoin d’un cycle saisonnier ou annuel.

Ces particules de différentes tailles et densités se trient naturellement par courant hydrodynamique (phénomène de ségrégation granulométrique).

Des couches horizontales peuvent donc se former simultanément dans un flux de dépôt, et non successivement dans le temps. Cela signifie que plusieurs lamines fines peuvent résulter d’un même événement hydrologique (une crue, une inondation, un flot catastrophique).

Vue prise depuis Lipan Point, montrant les temples d’Apollon, de Vénus et de Jupiter dans le parc national du Grand Canyon

Les strates fines, planes et répétitives (qu’on observe dans les grès, les schistes, etc.) ne prouvent pas des dépôts « annuels » ou lents. Elles sont compatibles avec des dépôts rapides, dynamiques et cataclysmiques.

La stratification fine n’est pas un chronomètre du temps géologique mais un phénomène hydrodynamique rapide. Cela ouvre la possibilité d’expliquer les immenses épaisseurs de roches sédimentaires par des dépôts liés à des catastrophes durant et après le Déluge biblique, plutôt que par une accumulation lente.

Dans le Grand Canyon, on a des centaines de mètres de strates laminées, planes, continues, sans paléosols ou traces de vie perturbatrice entre elles. Pourtant, elles sont censées représenter des dizaines de millions d’années. Difficile à concilier avec une sédimentation lente exposée aux conditions de surface. La bioturbation (activité biologique dans les sédiments frais) et l’érosion ne laisseraient pas des couches planes.4

Entre deux couches censées représenter des milliers ou millions d’années, on devrait voir des surfaces irrégulières, des ravinements, des sols fossiles (paléosols). Pourtant, d’immenses successions sédimentaires montrent des couches planes, continues sur des centaines de km², comme si elles s’étaient déposées rapidement, l’une après l’autre, sans longue exposition à l’air libre.

Leonard Brand et Arthur Chadwick déclarent:5

« Dans notre échantillon aléatoire de formations rocheuses, nous avons trouvé un très faible niveau de bioturbation du Cambrien à l’Éocène. Il y a beaucoup trop peu de bioturbation dans cet échantillon pour être compatible avec le passage des longues périodes de temps postulées par le paradigme géologique standard. Le faible enregistrement de bioturbation est cohérent avec les conditions et les courtes périodes attendues dans une catastrophe géologique mondiale. Cette preuve est exactement ce à quoi nous nous attendrions si le récit de la Genèse est vrai. »

Si le dépôt était lent, la compaction, la diagenèse6 et les circulations d’eau devraient altérer la stratification. Mais là encore, on observe des stratifications fines et homogènes.

Les vers, mollusques, racines de plantes, bactéries, etc., creusent et mélangent les sédiments. Cela brouille les laminations fines. Or, dans beaucoup de strates (y compris supposées très anciennes), les laminations sont parfaitement nettes, sans traces de remaniement biologique.

L’éruption du Mont St Helens (1980) est une expérience grandeur nature confirmant les travaux de Guy Berthault sur la stratification rapide. L’éruption de mai 1980 avec son explosion latérale a libéré des milliards de tonnes de cendres et de sédiments et provoqué des coulées pyroclastiques et des dépôts de cendres en quelques heures qui ont formé des dépôts épais de plusieurs mètres.

7 mètres de couches géologiques déposées lors de l'éruption du Mont St Helens en l'espace de trois heures dans les années 1980

Ces dépôts montraient des laminations fines, horizontales, régulières (comme dans des strates sédimentaires anciennes), mais créées en quelques minutes à quelques heures.

Une coupe célèbre près de Spirit Lake montre 1 mètre de lamines contenant plus de 100 lamines déposées en moins de 24 heures. Cela montre qu’une lamine ne représente pas forcément une année contrairement à l’hypothèse classique des varves dans le contexte géologie terre vieille.

Importance géologique

La « petite éruption secondaire » de 1982 a produit une crue boueuse issue du volcan et a creusé une mini-vallée de type « Grand Canyon » (jusqu’à 40 mètres de profondeur) en moins d’une journée.

Dans ses expériences en bassin hydraulique (CNRS et Colorado State University), Berthault avait montré que:

  • Des particules de tailles différentes s’auto-organisent spontanément en couches laminées.
  • La stratification peut résulter d’un flux turbulent continu, sans interruptions chronologiques longues.
  • Une succession de couches horizontales peut donc être produite rapidement par un même événement.

Le Mont St Helens a validé en conditions réelles ces observations expérimentales: des dépôts laminés, plans et étendus peuvent se former de manière quasi instantanée.

Beaucoup de strates supposées « très anciennes » (comme au Grand Canyon) pourraient en réalité être le résultat de dépôts rapides lors d’événements catastrophiques massifs (inondations, tsunamis, méga-éruptions). Cela appuie le modèle créationniste/diluvien, qui postule que le Déluge a pu engendrer en peu de temps l’empilement de couches que l’on attribue classiquement à des millions d’années.

Des travaux géologiques très importants ont également été formés en quelques mois en Nouvelle-Zélande suite au tremblement de terre de 2016 de Kaikoura, en quelques années à l’Ile de Surtsey, ce qui nous donne un aperçu des forces qui ont pu être en jeu lors du déluge:

Les roches continentales sont « marines »

Les géologues s’accordent à dire qu’une très grande partie des strates sédimentaires continentales contiennent des fossiles marins (coraux, trilobites, ammonites, brachiopodes, etc.). On estime que 70 à 80 % des roches sédimentaires sur les continents ont été déposées dans un environnement marin789.

Les dépôts montrent souvent:

  • Des strates étendues sur des milliers de km² (ex : le Grand Canyon, les strates de la région de Colorado)
  • Peu ou pas d’érosion entre les couches, ce qui suggère une sédimentation rapide et continue
  • Une absence fréquente de bioturbation (pas de traces de vie entre les strates)

Ces indices vont à l’encontre d’un dépôt lent et progressif et soutiennent l’idée d’un événement géologique majeur, bref et catastrophique. Ces faits combinés argument en faveur de l’inondation mondiale au temps de Noé. L’événement biblique est capable d’expliquer ses strates étendues avec des couches fines et planes et pourquoi les sols continentaux ont été déposés en conditions marines.

Sur le site desertUSA on lit:

« Des coquillages ont été trouvés d’un rivage à l’autre, sur des sommets de montagnes et en de nombreux endroits entre les deux, partout dans le monde. »

Dimmik, P. (2019). Seashells in the Desert. https://www.desertusa.com/desert-california/seashells-in-desert.html?srsltid=AfmBOopp78DaYMnetQkRhP9no_3De6gfZubbRTOyl0WYwNz1iPliUfpw

« Les calcaires au sommet du mont Everest contiennent des fossiles provenant de roches carbonatées, et ce sont pour la plupart de tout petits animaux marins invertébrés, de petites coquilles. »

Dimmik, P. (2019). Seashells in the Desert. https://www.desertusa.com/desert-california/seashells-in-desert.html?srsltid=AfmBOopp78DaYMnetQkRhP9no_3De6gfZubbRTOyl0WYwNz1iPliUfpw

Depuis des décennies, les paléontologues savent que des fossiles marins sont fréquemment trouvés dans les mêmes formations que des dinosaures terrestres, notamment dans l’Ouest américain.10

La Hell Creek Formation (Montana) est célèbre pour ses nombreux fossiles de Tyrannosaurus rex, y compris des tissus mous bien documentés. Mais il y a un point qui est souvent passé sous silence: la présence de créatures marines à leur côté (6 espèces de requins et et 14 espèces de poissons, qui sont des indicateurs clairs d’une influence marine).11

Dans des volumes entiers consacrés à Hell Creek, ces fossiles sont soit ignorés, soit requalifiés arbitrairement en organismes d’eau douce, malgré des caractéristiques marines évidentes. Ce mélange n’est pas rare, il est observé sur plusieurs continents, notamment en Europe et en Afrique du Nord (Maroc). On a le cas du Spinosaurus au Maroc.

Dans les couches contenant le Spinosaurus, on trouve aussi des:

  • requins,
  • poissons-scies,
  • poissons à nageoires rayonnées,
  • cœlacanthes.

Le problème majeur est que les cœlacanthes actuels vivent à environ 150 m de profondeur en milieu marin, et non en rivières ou marais d’eau douce.

Une synthèse menée par Csiki-Sava et al. montre que dans les six étages du Crétacé supérieur européen, les dinosaures sont rarement trouvés en dépôts continentaux. La majorité des fossiles proviennent de dépôts marins marginaux, voire de calcaires et craies marines ouvertes, mélangés à des invertébrés marins.

Expliquer ces fossiles comme des rares cas d’os « emportés en mer » est insuffisant, leur fréquence élevée rend cette explication peu crédible. Le mélange terre–mer est la norme et non l’exception.

L’ensemble des données pointe vers un événement catastrophique global, mélangeant brutalement:

  • faunes terrestres,
  • faunes marines,
  • sédiments océaniques et continentaux.

Les vagues de type tsunami du Déluge ont transporté des organismes marins sur les continents, enseveli rapidement les dinosaures et produit le registre fossile tel que nous l’observons.

Genèse 7–8 décrit ce processus de manière plus cohérente que les modèles séculiers actuels.

En 2011, dans une mine d’Alberta (Millennium Mine), un mineur découvre un nodosauridé presque intact, un dinosaure cuirassé, proche des ankylosaures, doté de piques osseuses et d’une armure complexe et estimé à 3 tonnes.12 Ce fossile est décrit comme le mieux préservé jamais trouvé pour ce groupe:

  • peau conservée sur le visage et les pattes,
  • contenu stomacal intact (restes du dernier repas),
  • structures kératiniques encore visibles sur les ostéodermes.

Le nodosauridé a été trouvé dans des couches sédimentaires riches en plésiosaures et autres organismes marins. Cela a surpris les chercheurs car le nodosauridé était un animal terrestre, alors pourquoi était-il enfoui dans un environnement marin?

Les médias (National Geographic, Washington Post) ont proposé un scénario classique :

  1. le nodosaur est mort près d’une rivière,
  2. une crue exceptionnelle l’a emporté vers la mer,
  3. il a coulé au fond de l’océan,
  4. des minéraux ont rapidement pénétré le corps,
  5. il a été fossilisé lentement sous des millions d’années de sédiments.

Ce scénario est hautement improbable. Plusieurs objections majeures peuvent être soulevées:

  • Aucune trace de décharnement, de détérioration due aux charognards, alors qu’un gros animal mort est normalement vite consommé.
  • Il aurait fallu une énorme quantité d’eau pour déplacer un animal aussi massif, soit une coïncidence parfaite entre la mort et une crue exceptionnelle.
  • En milieu marin moderne les carcasses gonflent, se désagrègent, les poissons, crustacés et microbes les dévorent rapidement, seuls des restes fragmentaires atteignent le fond marin.
  • Les fonds océaniques actuels ne fossilisent pas, même des baleines de 30 m sont détruites en quelques mois.

Rien n’explique la préservation complète du nodosauridé selon les processus actuels.

Le fossile est si bien conservé que des pigments de peau sont identifiables, la kératine (matière organique) est encore présente. Un spécialiste de la coloration des dinosaures a affirmé:

« Il pourrait avoir marché il y a quelques semaines« 

Pour le paléobiochimiste Brian Thomas, la kératine et les tissus mous ne survivent pas sur des millions d’années, cela remet en cause l’âge de 110 millions d’années attribué au dépôt. La conservation exceptionnelle exige:

  • un ensevelissement extrêmement rapide,
  • une couverture complète de sédiments,
  • un mélange brutal d’organismes terrestres et marins.

Un événement hydrodynamique massif, type catastrophe globale, est bien plus cohérent que le scénario fluvial ponctuel. Les explications standard ne rendent pas compte de la qualité de préservation, du mélange terre–mer et de la persistance de tissus biologiques fragiles. Le Déluge biblique offre un cadre explicatif plus simple:

  • eaux envahissant rapidement les terres,
  • ensevelissement soudain,
  • fossilisation rapide.

Un autre cas est également intéressant. Pour la première fois, des ossements de dinosaures ont été identifiés en Irlande du Nord. La surprise majeure est qu’ils ont été trouvés dans des roches marines, ce qui a dérouté les scientifiques séculiers.13

Pour les créationnistes, au contraire, cette découverte est exactement ce à quoi on s’attend si les roches et fossiles ont été déposés lors du Déluge mondial.

L’Irlande possède surtout des couches sédimentaires: au-dessus ou en dessous des niveaux classiques contenant des dinosaures (Mésozoïque). Les rares couches jurassiques présentes en Irlande du Nord ont été longtemps négligées car elles étaient interprétées comme dépôts océaniques (donc supposées sans dinosaures).

Les os avaient été découverts dans les années 1980 par un instituteur, mais leur nature restait incertaine. Ce n’est que récemment que des analyses modernes ont permis de confirmer la modélisation 3D haute résolution et une histologie osseuse. Le résultat est que ce sont bien des dinosaures.

Les chercheurs ont identifié au moins deux dinosaures jurassiques:

  • Megalosaurus (carnivore),
  • Scelidosaurus (herbivore cuirassé).
Illustration de Megalosaurus. Auteur: LadyofHats Mariana Ruiz Modifié par FunkMonk et Steveoc 86

Les résultats ont été publiés dans les Proceedings of the Geologists’ Association. Les os ont été trouvés dans des couches contenant aussi des:

  • poissons marins,
  • ichtyosaures,
  • plésiosaures.

Les auteurs séculiers ont alors proposé plusieurs hypothèses: les dinosaures ont été emportés en mer vivants ou morts. Scelidosaurus aurait été un animal côtier, voire consommateur d’algues. Leurs ossements auraient charriés au large par des tempêtes ou crues fluviales.

llustration du thyréophore jurassique Scelidosaurus harrisonii. Auteur: Jack Mayer Wood

Toutefois Scelidosaurus était trapu, quadrupède, lourdement cuirassé et peu adapté à la nage. Les carcasses emportées en mer sont normalement dévorées ou détruites et elles ne sont pas rapidement ensevelies pour devenir fossiles.

Le géologue Tim Clarey rappelle que de nombreuses études montrent que les dinosaures sont souvent enterrés dans des roches marines. En Europe, une synthèse (Csiki-Sava et al.) conclut que presque tous les dinosaures du Crétacé supérieur sont trouvés dans de la craie, des calcaires marins et des dépôts océaniques. Pourquoi le Jurassique ferait exception?

Clarey rappelle plusieurs cas avec le Spinosaurus et les cœlacanthes marins au Maroc, les T. rex et requins dans l’Ouest américain, un Platéosaure retrouvé à 100km en mer, sous 2,5 km de sédiments. Les dinosaures trouvés en roches marines ne sont pas des anomalies, ils constituent une tendance globale.

Faune de la formation de Trossingen. Auteur Nobu Tamura.

Ces preuves de l’inondation mondiale sont fortes mais il faut être conscient qu’elles peuvent difficilement convaincre ceux qui ont le même type de « cœur » que pharaon.

Bill Nye disait:

« Qu’il y ait eu un déluge il y a 4000 ans n’est pas démontrable. En réalité, les preuves, pour moi du moins, en tant qu’homme raisonnable, sont accablantes : cela n’a tout simplement pas pu arriver ; il n’existe aucune preuve en ce sens. »

Bill Nye, 2014

Dans le récit de l’Exode nous lisons:

« L’Éternel dit à Moïse: Pharaon ne vous écoutera point, afin que mes miracles se multiplient dans le pays d’Égypte.

Moïse et Aaron firent tous ces miracles devant Pharaon, et ne Pharaon ne laissa point aller les enfants d’Israël hors de son pays.« 

Exode 11: 9-10

L’apôtre Pierre, annonçait prophétiquement:

« Ils veulent ignorer, en effet, que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau, et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau… »

2 Pierre 3: 5-6

Le dépôt rapide des sédiments

L’argile, le sédiment le plus courant sur Terre, ne se dépose pas lentement dans des eaux calmes pour former des roches. Les roches riches en argile, comme les schistes et les mudstones, présentent souvent de fines laminations ou des couches fines qui ne se forment que dans des eaux en mouvement et non dans des eaux stagnantes. Des preuves empiriques récentes montrent que les argiles laminées doivent être déposées dans des environnements énergétiques par de l’eau en mouvement.

Le concept de strates calcaires se formant lentement a été enseigné comme un fait pendant si longtemps qu’il est ancré dans l’esprit de générations d’étudiants. Des expériences en canal ont vérifié que la boue carbonatée ne se dépose pas lentement, mais rapidement, par l’action des vagues et des courants. Les expériences en laboratoire montrent que l’eau s’écoulant à une vitesse de 25 à 50 cm par seconde crée des ondulations et des couches de boue carbonatée laminée identiques à celles observées dans les roches carbonatées.

Un lieu étudié sur la côte ouest du Royaume-Uni (près de la frontière Écosse/Angleterre) a également révélé à quel point la sédimentation est un phénomène rapide14, contrairement à ce qui était perçu pendant très longtemps. Il s’agit d’une falaise artificielle de laitier15 de hauts fourneaux (déchets d’acier et de fer) accumulé entre 1856 et les années 1950, haute de 30 m et longue de 2 km.

Sous l’action de la mer et des tempêtes, ce matériau s’est transformé en roche sédimentaire en seulement 35 à 70 ans.

Les morceaux de laitier sont arrondis et triés par taille, comme dans un conglomérat naturel. On trouve même des structures classiques de dépôts : cross-bedding (stratification oblique) et laminations inclinées. Habituellement, ce genre de caractéristiques est interprété comme le résultat de milliers d’années de transport sur de longues distances.

L’eau de mer a réagi chimiquement avec le laitier, formant différents ciments:

  • Calcite (par absorption de CO₂ atmosphérique),
  • Goethite (oxyde de fer),
  • Ciments à manganèse et magnésium.

Ces minéraux ont lié les fragments en une roche solide en quelques décennies seulement.

Des objets humains ont été retrouvés dans la roche:

  • Une pièce de monnaie de 1934 (George V),
  • Une languette de canette post-1989.

Cela prouve que la lithification s’est produite entre 1934 et 1989, donc moins d’un siècle.

Les géologues séculiers ont longtemps enseigné que la lithification (passage des sédiments en roche) prenait des millions d’années. Cette étude prouve qu’avec les bonnes conditions (eau + chimie + pression), cela peut être quasi-instantané à l’échelle géologique.

Pour le géologue Tim Clarey, c’est un modèle réduit de ce qui s’est produit à l’échelle planétaire pendant le Déluge de Noé:

  • Des dépôts massifs de sédiments en peu de temps,
  • Un transport et un tri rapides,
  • Une cimentation rapide (via réactions chimiques, minéraux dissous, pression des couches).

Ainsi, les strates épaisses de plusieurs km qu’on observe sur les continents n’ont pas besoin de millions d’années: elles peuvent avoir été formées et consolidées pendant et peu après le Déluge.

Cette étude montre que des roches sédimentaires solides peuvent se former en quelques décennies, ce qui conforte l’idée que les couches massives du registre géologique mondial ont pu être créées rapidement, comme le décrit le récit biblique du Déluge.

Les fossiles marins dans les montagnes

Le constat scientifique est que les plus hautes montagnes du monde contiennent des fossiles marins. On trouve généralement des:

  • Ammonites (céphalopodes marins enroulés).
  • Brachiopodes.
  • Trilobites.
  • Coraux fossiles.

Dans le modèle créationniste, les sédiments marins ont été déposés rapidement lors du Déluge mondial, puis soulevés catastrophiquement (orogenèse post-Déluge, subduction rapide type Baumgardner). Des fossiles marins (ammonites, coraux, trilobites, brachiopodes…) sont présents sur l’Everest, les Alpes, les Andes, les Rocheuses et d’autres chaînes. Cela confirme que ces terrains où sont ces montagnes ont été recouverts par la mer dans le passé, puis soulevés à la fin et après le Déluge (évoqué dans le Psaume 104).

Himalaya (Everest)
L’Ama Dablam est une montagne de l’Himalaya oriental

Des fossiles marins (brachiopodes, trilobites, ammonites) sont trouvés jusqu’au sommet de l’Everest, dans les calcaires et schistes.16

Alpes (Europe)
Alpes pennines par Takeaway

De nombreux fossiles marins (ammonites, bélemnites, rudistes) sont trouvés à haute altitude.17

Andes (Amérique du Sud)
Montagne colorada au Pérou

Des ammonites, des bivalves et même des coraux fossiles sont présents dans les chaînes andines.18

Montagnes du Maroc / Sahara
Montagnes de l’Atlas par Michel Gagnon

Les couches du Haut Atlas contiennent des ammonites et des ichthyosaures fossiles.19

Montagnes Rocheuses (USA, Canada)
Vallée des Dix Pics et lac Moraine, parc national Banff, Canada.

Des fossiles marins du Dévonien et Crétacé abondent dans les montagnes Rocheuses (Rocky Mountains).20

Fossiles polystrates (multi-couches)

Qu’est-ce qu’un fossile polystrate? Un exemple typique est un tronc fossile vertical qui traverse plusieurs strates sédimentaires (parfois plusieurs mètres d’épaisseur). On en trouve dans divers bassins houillers (ex. Nouvelle-Écosse au Canada, Allemagne, États-Unis, France). Un arbre dressé n’aurait pas pu rester intact, sans se décomposer durant un long laps de temps en attente d’être enfoui.

Tronc de lycopside fossilisé trouvé dans la Formation de Joggins (Pennsylvanien), Bassin de Cumberland, Nouvelle-Écosse par Michael C. Rygel

Pour qu’un tronc vertical se fossilise en traversant plusieurs couches, il faut que ces couches se soient déposées rapidement et successivement. Le Mont St Helens (1980) a montré que des forêts ont été arrachées et des troncs déposés en position verticale dans l’eau, puis rapidement ensevelis par la cendre et la boue. Cela fournit un modèle de formation de troncs polystrates en jours/semaines.

Le Déluge aurait arraché d’immenses forêts, transporter les troncs, et il les aurait déposer en position verticale dans des bassins, avant de les recouvrir rapidement par des sédiments. Les multiples couches traversées par ces troncs reflètent donc des dépôts catastrophiques successifs, cohérents avec une hydrologie de type Déluge.

Si les couches se déposent lentement (comme dans les modèles classiques), le bois se serait désintégré avant d’être préservé. Cela appuie une fois de plus les expériences de Guy Berthault qui montraient la rapidité et la simultanéité de la sédimentation sur plusieurs couches.

Certains pourraient citer le bois de morta (parfois appelé « bois des marais » ou bog-wood en anglais). C’est un cas particulier, il s’agit de bois (souvent de chêne) resté enseveli dans une tourbière ou un marais pendant des siècles à plusieurs millénaires.

Cela est possible grâce à des conditions particulières en milieu anaérobie (peu ou pas d’oxygène) avec des eaux chargée en minéraux et acides humiques qui ralentit la décomposition. Le bois est teinté noir ou très sombre par les tanins. Il se conserve étonnamment bien (on peut encore le travailler comme bois précieux).

Son âge typique séculier est entre 1 000 et 8 000 ans, parfois plus de 10 000 ans (mais il reste organique, il n’est pas pétrifié). Donc le morta est du bois préservé et pas encore transformé en pierre.

Un évolutionniste pourrait dire quelque chose comme:

  • Le bois de type morta (enseveli dans un marais ou une tourbière carbonifère) a d’abord été préservé organiquement.
  • Puis, avec le temps, les sédiments l’ont recouvert davantage, et les eaux minéralisées l’ont progressivement fossilisé (silicification, carbonisation, etc.).
  • Donc, il n’y a pas « nécessairement » besoin d’un enfouissement cataclysmique rapide : la tourbière + sédimentation lente suffiraient.

Cette explication ne colle pas aux faits observés. Même en milieu anaérobie (style morta), le bois ne peut pas rester debout intact pendant des milliers ou millions d’années, il finit par se désagréger. À Joggins, les troncs sont verticaux et entiers, traversant plusieurs mètres de couches, ça implique un recouvrement rapide.

On trouve le bois de morta dans des tourbières ou des fonds marécageux. Les troncs et branches sont généralement couchés, enfouis dans la tourbe saturée d’eau. Parfois, on retrouve des souches ou racines encore en place, mais rarement des troncs entiers dressés.

Des troncs polystrates similaires sont trouvés dans le monde entier et pas seulement dans des tourbières. Certains sont même trouvés dans des dépôts marins, où la comparaison avec le morta ne tient plus.

Joggins est célèbre car Darwin et Lyell l’ont utilisé comme preuve que des dépôts sédimentaires pouvaient englober des arbres sur de grandes épaisseurs. Mais les couches carbonifères de Joggins montrent aussi des « coal seams » (couches de charbon) et des troncs creux remplis de fossiles animaux. Cela correspond à des inondations successives rapides (style catastrophe ou méga-tsunami) plutôt qu’à une tourbière stable.

Les formations karstiques

Les formations karstiques (grottes, stalactites, stalagmites, dolines, réseaux souterrains creusés dans le calcaire par l’eau) sont souvent présentées dans une perspective évolutionniste comme nécessitant des dizaines de milliers à des millions d’années pour se former.

L’idée que les grottes demandent « des millions d’années » repose sur un taux moderne d’érosion/dissolution (mesuré dans les conditions actuelles) mais après le Déluge, les conditions étaient très différentes:

  • Il y avait beaucoup d’eau en circulation souterraine.
  • Il y avait une acidité accrue des eaux (CO₂ plus concentré, volcanisme post-déluge, acidification).
  • Des roches calcaires récemment déposées, donc plus tendres et solubles.

Ces facteurs ont accéléré énormément la dissolution du calcaire et causé la formation rapide de galeries et cavités.

Des exemple cités par Andrew Snelling21 (AIG) et Emil Silvestru2223(géologue karstologue, ancien évolutionniste devenu créationniste) révèlent que des grottes peuvent se creuser en quelques centaines d’années seulement.

Les grottes et réseaux karstiques (souvent très profonds et étendus) se forment par l’action lente de l’eau légèrement acide (CO₂ dissous, acide carbonique) qui dissout le calcaire mais ce processus est limité en profondeur car plus on descend, moins il y a de circulation d’air et de CO₂, donc moins d’acidité. Cela induit que les grands conduits profonds, parfois sur des centaines de mètres, sont difficiles à expliquer par une simple « infiltration lente ».

Emil Silvestru souligne que le modèle classique peine à expliquer la taille, la profondeur et la rapidité de certaines formations karstiques. Il propose que juste après le Déluge, l’activité tectonique et volcanique intense a provoqué une circulation hydrothermale (eaux chaudes riches en CO₂, acides et agressives). Ces solutions hydrothermales pouvaient s’infiltrer profondément dans les massifs calcaires, dissolvant rapidement des conduits énormes. Ensuite, l’eau de pluie « ordinaire » (carbonique) a pris le relais pour élargir et modeler ces conduits déjà amorcés.

Le Déluge a produit une énorme quantité d’eau, de la chaleur géothermique et du volcanisme, des conditions idéales pour générer des solutions hydrothermales agressives permettant le creusement de ces conduits.

Emil Silvestru a beaucoup écrit sur Lechuguilla Cave (dans le Carlsbad Caverns National Park, Nouveau-Mexique, USA)24. Lechuguilla est une grotte gigantesque (plus de 220 km de galeries) formée dans le calcaire, mais tapissée de dépôts massifs de gypse (sulfate de calcium). Le gypse se forme normalement par l’action d’acide sulfurique, produit quand de l’H₂S (hydrogène sulfuré) remonte des profondeurs et s’oxyde en H₂SO₄ (acide sulfurique). Cela ne correspond pas à l’idée classique d’une lente dissolution par l’acide carbonique (eau + CO₂). Autrement dit, Lechuguilla est un karst sulfurique profond, bien différent des modèles « classiques » d’érosion lente par l’eau de pluie.

Silvestru explique qu’après le Déluge, il y a eu un fort volcanisme et une activité hydrothermale. Des fluides riches en H₂S ont pu remonter à travers les fractures du socle. L’oxydation de ce H₂S a produit de l’acide sulfurique (bien plus corrosif que l’acide carbonique). Cet acide a rapidement dissous les carbonates, créant d’immenses conduits, et précipitant du gypse. C’est un processus rapide et catastrophique. Lechuguilla démontre qu’il existe des mécanismes rapides de formation karstique (sulfuriques et hydrothermaux).

Photo de Dave Bunnell / Under Earth Images montrant des stalagmites, des stalactites et des draperies près d’un bassin dans la grotte de Lechuguilla, Nouveau-Mexique, États-Unis

Certaines bactéries (ex. Thiobacillus, Desulfovibrio, etc.) utilisent le soufre et transforment des composés sulfurés (H₂S, sulfates). Leur activité produit de l’acide sulfurique ou d’autres acides organiques. Ces acides sont extrêmement efficaces pour dissoudre les carbonates et provoquer un creusement accéléré des conduits et précipitation de minéraux comme le gypse.

En Roumanie (zone de la mer Noire, Dobrogea notamment), Silvestru a documenté des grottes et sources soufrées où l’activité bactérienne joue un rôle déterminant dans la spéléogenèse.

La grotte Movile, près de la mer Noire, a été découverte en 1986 en Dobrogea, Roumanie. Elle a une atmosphère riche en H₂S et CO₂ et est pratiquement isolée du monde extérieur. La chimie du système est dominée par l’activité de bactéries chimiolithotrophes qui oxydent le sulfure et produisent de l’acide. La conséquence est la formation rapide de cavités et un écosystème souterrain unique basé sur le soufre (sans photosynthèse).

Les observations modernes montrent que des processus microbiens et hydrothermaux peuvent dissoudre de façon spectaculaire. Ces mécanismes sont parfaitement compatibles avec le modèle biblique (Déluge + post-Déluge) et expliquent pourquoi on observe des réseaux aussi gigantesques en peu de temps. C’est la phase 1 qui explique les formations karstiques.

Il y a ensuite la phase secondaire (climat post-déluge, plus stable). Les pluies, chargées en CO₂ atmosphérique, forment de l’acide carbonique (H₂CO₃). Cette eau « légèrement acide » n’a pas creusé les cavités majeures mais a élargi/modifié les conduits déjà formés, contribué à la sculpture des salles et favorisé la précipitation secondaire (stalactites, stalagmites).

Autrement dit, la pluie acide « re-façonne » et décore un système déjà pré-existants, mais elle n’explique pas la genèse massive des karsts.

On trouve des stalactites et stalagmites massives dans des environnements modernes et récents. Sous le mémorial de Lincoln (Washington DC), des stalactites de plusieurs dizaines de cm se sont formés en moins de 100 ans25 Dans des tunnels de mines, des ponts, des canalisations, on observe des formations rapides.

Cela montre que les taux de croissance peuvent être très élevés si les conditions sont favorables (beaucoup d’eau riche en minéraux, forte ventilation, variation de température). Les grandes colonnes de grottes n’impliquent pas forcément des dizaines de milliers d’années.

Le Déluge a laissé d’énormes dépôts de calcaire (roches marines). Peu après, les eaux souterraines en circulation et le volcanisme post-déluge ont produit des conditions idéales pour le creusement des grottes. Les grottes et formations karstiques observées aujourd’hui seraient donc essentiellement post-déluge. Cela cadre avec une chronologie de quelques milliers d’années seulement.

Les couches géologiques traçables de continent à continent

On trouve des couches sédimentaires continues qui peuvent être suivies sur plusieurs milliers de kilomètres, parfois même entre continents aujourd’hui séparés par des océans. Quelques exemples classiques sont:

  • Les grès du Dévonien d’Amérique du Nord et d’Europe.
  • Les couches de charbon retrouvées en Amérique, Europe et Asie.
  • Les couches du Karoo (Afrique du Sud) qui correspondent à des dépôts trouvés en Amérique du Sud, Inde, Antarctique et Australie.

Si ces couches sont si vastes et homogènes, cela signifie qu’elles résultent d’évènements hydrodynamiques globaux et non locaux. Le Déluge biblique est un mécanisme capable de produire:

  • des dépôts marins transcontinentaux en peu de temps,
  • un enfouissement massif de fossiles dans ces couches,
  • une dynamique de type catastrophique, et non graduelle.

Puis après les dépôts principaux, les continents auraient été séparés rapidement par des mouvements tectoniques post-déluge (modèle Catastrophic Plate Tectonics de John Baumgardner).

Dans ce modèle, la Pangée s’est fracturée pendant le Déluge, en l’espace de quelques mois à quelques années. Les couches transcontinentales en sont la preuve: elles se sont formées avant que les continents soient écartés. Le fait qu’on retrouve aujourd’hui les mêmes strates et séquences fossiles sur plusieurs continents peut être interprété comme une signature d’un évènement unique et global, ce qui est cohérent avec le Déluge biblique.

Les mégaséquences

En géologie séculière, une mégaséquence est un énorme paquet de roches sédimentaires, reconnaissable à l’échelle continentale, limité par des surfaces d’érosion massives. Ils reflètent chacun un grand cycle de transgression/régression marine (montée puis retrait des eaux). Les principales reconnues sont:

  • Sauk (Cambrien – Ordovicien)
  • Tippecanoe (Ordovicien – Dévonien)
  • Kaskaskia (Dévonien – Mississippien)
  • Absaroka (Pennsylvanien – Permien)
  • Zuni (Mésozoïque, surtout Jurassique – Crétacé)
  • Tejas (Crétacé sup. – Cénozoïque)

Tim Clarey et son équipe (Column Project de l’ICR) ont compilé des milliers de colonnes stratigraphiques sur les continents pour cartographier les grands mégaséquences (Sauk, Tippecanoe, Kaskaskia, Absaroka, Zuni, Tejas).26

Sur tous les continents étudiés (Amérique, Afrique, Europe, Asie, Australasie), les mégaséquences apparaissent dans le même ordre stratigraphique.

  • Au début (Sauk–Kaskaskia) il y a peu de dépôts, ce sont les premiers stades du Déluge (montée des eaux, submersion des marges continentales).
  • Au milieu (Absaroka–Zuni) il y a les pics de dépôts avec le maximum du Déluge, où « toutes les hautes montagnes furent couvertes » (Genèse 7:19).
  • A la fin (Tejas) les sédiments sont plus fins, étalés largement, c’est le retrait progressif des eaux (Genèse 8:3).

Chaque mégaséquence montre une augmentation en volume et en extension, jusqu’au Zuni et Tejas. C’est exactement ce qu’on attend d’un cataclysme hydrologique progressif qui est d’abord localisé, puis global, puis se retire.

La cohérence entre continents est signe que ce ne sont pas des événements locaux ni indépendants.

Les mégaséquences contiennent d’énormes quantités de matière organique (charbons, pétrole, gaz), nécessitant un ensevelissement rapide et simultané à grande échelle. Ce qui cadre bien avec une catastrophe mondiale, pas avec des dépôts lents.

Le modèle du Déluge progressif (avec un pic puis retrait) cadre mieux que le récit uniformitariste (pluriels cycles glaciaires, transgressions lentes). Chaque continent, malgré ses différences locales, raconte la même histoire: celle d’un Déluge global, historique, et progressif.

Les mégaséquences apparaissent comme les « chapitres » géologiques du Déluge. Leur progression ordonnée et mondiale confirme l’idée d’un cataclysme unique, global, et rapide (durée d’environ un an selon Genèse 7–8).

Tim Clarey, après avoir terminé son analyse du continent australasien (comprenant l’Australie, la Nouvelle Guinée et la Nouvelle Zélande), déclare:

« Avec les données de l’Australasie, nous disposons de preuves encore plus solides que le Déluge a été historique et mondial. Chaque continent montre des schémas de dépôt similaires, provenant de la même époque et dans le même ordre. Qu’est-ce qui pourrait expliquer ces découvertes autrement? »

Megasequences Down Under Support Progressive Global Flood

L’élévation « simultanée » des montagnes dans le monde

Les données (même dans la littérature géologique séculière) montrent que la majorité des grandes chaînes de montagnes actuelles ont subi leur soulèvement principal dans un laps de temps très court, géologiquement parlant.

Selon l’échelle de temps uniformitarienne, cela correspond souvent aux 5 derniers millions d’années (Pliocène–Quaternaire). Cela inclut l’Himalaya, les Andes, les Alpes, le Caucase, les Rocheuses, etc. On ne parle pas d’un phénomène local, mais planétaire.

Les processus tectoniques sont supposés être lents et continus depuis des centaines de millions d’années. On devrait donc observer des chaînes montagneuses formées à des époques variées et à des rythmes différents. Or, les observations montrent une simultanéité globale du soulèvement, ce qui contredit cette vision lente et échelonnée.

Cette simultanéité colle parfaitement à l’idée que le Déluge et sa phase de tectonique accélérée ont produit un soulèvement massif des montagnes en fin de cataclysme. L’explication est simple: après l’arrêt brutal de la subduction rapide et des forces dynamiques du Déluge, les zones de croûte épaissie ont rebondi de manière isostatique en même temps, partout dans le monde.

Ce que montre la carte c’est que peu importe le continent, les âges de soulèvement sont très proches. En termes de lecture « à l’échelle biblique », cela correspondrait à quelques siècles après le Déluge, donc à un unique événement global plutôt qu’à des millions d’années séparés.

Les plis de couches rocheuses dans les montagnes

John Whitmore et Andrew Snelling ont montré des exemples où des couches géologiques sont visiblement pliées, parfois de manière très nette, sans fissures ni cassures dans les strates. Or, dans le cadre de la géologie conventionnelle, ces couches se seraient lithifiées depuis des millions d’années avant d’être soumises à des forces tectoniques.

Formation géologique à Auckland en Nouvelle Zélande

Les deux géologues créationnistes soutiennent:

  • qu’une roche dure et cassante, comme le calcaire ou le schiste, ne peut pas se plier sans se fracturer, surtout à basse température.
  • Si ces couches avaient été compactées et durcies depuis des millions d’années, elles auraient dû se briser sous la pression.

Whitmore et Snelling proposent donc une alternative:

  • Les couches géologiques se sont déposées rapidement, dans un environnement encore mou et saturé d’eau.
  • Le pliage est survenu peu après le dépôt, avant que les strates ne se durcissent, ce qui explique l’absence de fractures.
  • Cela correspond à un modèle de géologie catastrophique lié au Déluge de Noé, où les sédiments se déposent en quelques mois, puis sont déformés par des forces tectoniques lors de la phase de retrait des eaux.

Dans le film « Mountains After the Flood » (accessible gratuitement sur YouTube), ils citent des endroits comme :

  • Le Grand Canyon, où certaines strates présentent des plis serrés sans rupture.
  • Les Appalaches, ou des chaînes de montagnes formées selon eux pendant ou peu après le Déluge.

La géologie conventionnelle explique ces phénomènes par la ductilité27 de certaines roches sous pression et température élevées, ainsi que par des déformations progressives sur des millions d’années (fluage). Les plis sans fracture pourraient donc se former même après la lithification, sous certaines conditions.

Whitmore et Snelling expliquent que si le pliage avait eu lieu après la lithification, dans une roche dure, les grains minéraux eux-mêmes devraient montrer des signes de contrainte, d’étirement, de fracture interne, de réorientation cristalline, ou de déformation plastique. Or, leurs observations au microscope polarisant sur des échantillons de couches pliées ne montrent pas ces signes.

Les grains restent bien arrondis, sans signes visibles de déformation mécanique, ce qui suggère que la roche était encore non lithifiée (molle) lors du pliage. Ils avancent que les grains montrent des indices de cimentation (collage des grains par minéraux comme la calcite) après que la déformation ait eu lieu. Cela renforce l’idée que le pliage a eu lieu avant la lithification complète, dans des couches encore humides, compactables et flexibles.

Cette absence de microdéformation est cohérente avec un dépôt sédimentaire rapide, suivi d’un pliage peu de temps après, dans le cadre d’un événement catastrophique global, comme le Déluge biblique. Le tout se ferait sur une échelle de temps très courte (semaines à mois), plutôt que sur des millions d’années.

Les implications sont énormes, les plis et courbures dans les roches de montagnes montrent que celles-ci, à l’échelle mondiale et à la même échelle temporelle, étaient jeunes et molles, quand elles ont pris leur forme finale. Comme ces montagnes se sont élevées dans les dernières étapes géologiques de la Terre (en créationnisme comme en évolutionnisme), on comprend alors qu’elles sont « jeunes », en plus d’être constituées de matériaux et de fossiles marins.

Si leur formation remontait à très loin dans le temps, on ne s’attendrait pas à ce qu’elles soient aussi hautes aujourd’hui en raison de l’érosion qui est plus moins équilibrée voire plus élevée que le taux d’élévation lent des montagnes. En fait, ces montagnes n’auraient probablement pas vu le jour sans le Déluge de Noé, l’érosion prenant le pas sur l’élévation lente.

Le taux d’érosion des continents

Le rythme d’érosion des continents est si rapide que ceux-ci auraient dû disparaître il y a longtemps si la terre était âgée de milliards d’années.28

Une étude récente confirme que les taux d’érosion moyen des affleurements, c’est-à-dire des roches sous-jacentes qui sont exposées à la surface de la Terre, est d’environ 12 mètres par million d’années29. Cela induit que moins de 50 millions d’années sont suffisants pour éroder la plupart des continents jusqu’au niveau de la mer.

Les géologues séculiers ont eu recours à des dispositifs de secours imaginaires, tels qu’un soulèvement épisodique dû aux forces tectoniques, afin d’expliquer l’existence des continents d’aujourd’hui. Toutefois, une grande portion du Canada et de l’est des Etats-Unis n’a pas expérimenté de soulèvement géologique depuis la création des Montagnes des Appalaches il y a de cela 250 millions d’années selon l’échelle de temps évolutive.

Quand on réalise qu’une grande partie des états américains du midwest et du sud-est sont à moins de 300 mètres au-dessus du niveau de la mer il est étonnant qu’il y ait encore des terres émergées dans ces régions. Des scientifiques séculiers ont démontré que 300 mètres d’élévation peuvent disparaître en 25 millions d’années.

Reconstruction de la Pangée « créationniste »

USGS animation A08

Des dinosaures polaires?

Des fossiles de dinosaures ont été découverts en Alaska (Prince Creek Formation), en Russie, et en Australie, à des paléolatitudes supposées très élevées (jusqu’à 80–85° nord ou sud) durant le Crétacé. À ces latitudes, les dinosaures auraient subi de longues périodes d’obscurité (jusqu’à 120 jours/an), des températures froides (moyenne annuelle ≤ 10 °C) et des conditions jugées incompatibles avec leur biologie.30

L’histoire évolutive n’explique pas correctement comment des dinosaures auraient pu survivre dans de tels environnements. Pendant longtemps, les paléontologues évolutionnistes ont proposé que les dinosaures migraient au sud l’hiver, puis revenaient l’été. Les découvertes récentes compliquent ce scénario:

  • présence de œufs, nouveau-nés et juvéniles,
  • périodes d’incubation longues (5 mois),
  • jeunes dinosaures incapables de migrer sur de longues distances.

En conclusion ces dinosaures étaient des résidents permanents, ils n’étaient pas des migrateurs saisonniers.

Si les paléolatitudes proposées par la géologie conventionnelle sont correctes, comment expliquer une reproduction, une incubation longue, et une survie annuelle dans le froid et l’obscurité prolongée. La science séculière n’apporte pas de solution satisfaisante à ce problème.

Le géologue Tim Clarey avance une explication fondée sur la géologie du Déluge biblique et l’analyse des mégaséquences sédimentaires mondiales (Column Project de l’ICR):

  • Le monde antédiluvien ressemblait à une Pangée équatoriale.
  • La majorité des terres émergées se situaient entre 45°N et 45°S.
  • Les dinosaures vivaient donc dans des climats tempérés (et non polaires).

Selon les reconstructions d’ICR les dinosaures d’Alaska vivaient à l’origine vers 35–40° de latitude nord, et non à 80–85° nord comme l’affirment les chercheurs évolutionnistes. Leur position actuelle près du cercle polaire serait due à des mouvements rapides des plaques tectoniques pendant le Déluge, après leur ensevelissement, et non avant.

Le même raisonnement est appliqué aux dinosaures de Russie (70–75° N selon le modèle standard), d’Australie ( 76° S). Dans le modèle d’ICR tous vivaient à des latitudes modérées, dans des environnements favorables à leur biologie.

Les dinosaures africains

Un nouveau dinosaure à bec de canard, Ajnabia odysseus, a été découvert au Maroc, dans des couches du Crétacé supérieur.31 C’est le premier hadrosaure jamais identifié en Afrique, et plus précisément un lambeosaure, un groupe jusque-là connu uniquement en Europe. Cette découverte pose un sérieux problème au récit évolutionniste standard.

Illustration d’un Lambéosaure. Auteur: TotalDino

Les hadrosaures sont bien connus en Amérique du Nord, en Europe, et en Asie. Mais selon le modèle classique l’Afrique, à la fin du Crétacé, était complètement isolée par des océans profonds, aucun pont terrestre n’existait vers l’Europe ou l’Asie. Nicholas Longrich (University of Bath) qualifie la découverte de:

« la dernière chose à laquelle on s’attendrait, comparable à « trouver un kangourou en Écosse« .

Pris au piège de leur cadre uniformitariste, les scientifiques séculiers ont proposé que ces dinosaures aient nagé sur des centaines de kilomètres, ou qu’ils aient dérivé sur des radeaux de végétation pendant des semaines ou des mois.

Le géologue Tim Clarey critique sévèrement ces hypothèses car ce scénario est improbable, par exemple les dinosaures n’avaient pas accès à de l’eau douce et à de la nourriture pour effectuer cette traversée. Aussi, aucun comportement plausible n’aurait pu pousser un dinosaure terrestre à s’aventurer en pleine mer, et il n’y a aucune preuve qu’un hadrosaure aurait pu survivre à une telle traversée.

Longrich invoque la célèbre citation de Sherlock Holmes:

« Quand on a éliminé l’impossible, ce qui reste, aussi improbable soit-il, doit être la vérité.« 

Son raisonnement est qu’il est impossible de marcher jusqu’en Afrique, avec des continents déjà séparés, aucuns ponts terrestres, en conséquent le transport maritime devient la seule option, aussi invraisemblable soit-elle.

Cette impasse disparaît si l’on intègre:

  • le Déluge biblique mondial (Genèse ; 2 Pierre 3),
  • une sédimentation rapide par des vagues cataclysmiques,
  • un déplacement rapide des continents pendant le Déluge.

Dans ce modèle les dinosaures étaient largement répartis avant la catastrophe, ils ont été ensevelis rapidement par des dépôts boueux, souvent mélangés à des fossiles marins, puis les continents se sont séparés après leur enfouissement.

Les hadrosaures n’étaient pas de bons nageurs, leurs fossiles montrent qu’ils n’ont même pas échappé aux eaux montantes, il est donc absurde d’imaginer des traversées océaniques de centaines de kilomètres.

Les falaises de craie

Craie, iridium, silex, fer rubanée, charbon, trace

  1. Berthault, G. (1986), Sedimentation of a Heterogranular Mixture: Experimental Lamination in Still Water and in a Periodically Moving Current, Comptes rendus de l’Académie des sciences, Paris.
  2. Berthault, G. (1988), Experiments on Lamination of Sediments, ICR Impact articles.
  3. Berthault, G. (2002), Experiments on Stratification of Heterogeneous Sand Mixtures, Journal of Creation.
  4. Bioturbation: Worm burrows and geological time – Volume 1 | Issue 1 | 2025 – Leonard Brand, Arthur Chadwick.
  5. Bioturbation: Worm burrows and geological time – Volume 1 | Issue 1 | 2025 | page 12 – Leonard Brand, Arthur Chadwick.
  6. La diagenèse désigne l’ensemble des processus physico-chimiques et biochimiques par lesquels les dépôts de sédiments meubles sont transformés en roches sédimentaires.
  7. Pettijohn, F.J. (1975), Sedimentary Rocks (3e éd., Harper & Row, p. 19–20).
  8. Prothero, D. & Schwab, F. (2004), Sedimentary Geology (2e éd., W.H. Freeman, p. 5).
  9. Boggs, S. (2009), Petrology of Sedimentary Rocks (2e éd., Cambridge Univ. Press, p. 15).
  10. https://www.icr.org/article/dinosaurs-marine-sediments-worldwide.
  11. https://www.icr.org/article/marine-fossils-mixed-hell-creek-dinosaurs.
  12. https://www.icr.org/content/secrets-worlds-best-preserved-nodosaur.
  13. https://www.icr.org/article/irelands-first-dinosaur-bones.
  14. https://www.icr.org/article/sedimentary-rock-does-form-fast/.
  15. Un morceau de laitier est un résidu solide issu de la fusion des minerais dans les hauts-fourneaux, forges ou aciéries.
  16. Gansser, A. (1964), Geology of the Himalayas, Interscience.
  17. Douvillé, H. (1890), « Études sur les Ammonites du Crétacé », Bulletin de la Société Géologique de France.
  18. Lehmann, U. (1981), Ammoniten: ihr Leben und ihre Umwelt, Enke Verlag.
  19. Bardet, N. et al. (2000), « The Cenomanian-Turonian boundary in Morocco », Cretaceous Research.
  20. Tweto, O. (1975), Laramide Orogeny in the Southern Rocky Mountains, Geological Society of America.
  21. Earth’s Catastrophic Past (2 volumes, ICR, 2009).
  22. Dr. Silvestru—Cave Formation and a Young Earth.
  23. https://creation.com/en/articles/caves-for-all-seasons.
  24. https://dl0.creation.com/articles/p026/c02632/j15_3_105-114.pdf.
  25. Stalactites Found Growing Under Lincoln Memorial.
  26. Clarey, T. L. and D. J. Werner. 2023. A Progressive Global Flood Model Confirmed by Rock Data Across Five ContinentsProceedings of the International Conference on Creationism. 9: article 23, 412–445.
  27. La propriété d’un matériau à se laisser déformer facilement.
  28. Blatt, H., G.Middleton, and R. Murray. 1980. Origin of Sedimentary Rocks, 2nd ed. Englewood Cliffs, NJ: Prentice-Hall, Inc.
  29. Portenga, E. W. and R. R. Bierman. 2011. Understanding Earth’s eroding surface with 10be. GSA Today. 21 (8): 4-1.
  30. https://www.icr.org/article/north-pole-dinosaurs.
  31. https://www.icr.org/article/sherlock-holmes-cant-explain-african-dinosaurs.

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