Les Preuves de la Création et du Déluge: préambule (1)

Dans cette série je vais présenter les hypothèses du modèle créationniste et essayer par la suite de présenter des preuves pour les soutenir. En science, on peut poser des hypothèses, qui sont ensuite validées ou non. La science des origines n’est pas une science dure ou expérimentale, elle est très interprétative et dépendante d’hypothèses. C’est un peu comme une enquête médico-légale, le crime n’est pas observé par l’enquêteur, mais reconstruit, c’est un ensemble de preuves et d’indices qui font pencher la balance vers un suspect. Je développe dans cette série l’hypothèse créationniste pour expliquer la biologie, la paléontologie, la géologie, la géophysique, la cosmologie et l’âge de notre planète terre (mais en fait du cosmos entier).

Préambule

Je considère la Bible comme principalement un ensemble de textes historiques. Beaucoup de critiques conteste cette idée mais j’en fais mon hypothèse. L’histoire fonctionne avec des dates, des lieux, des personnes, des événements etc… Dans la Bible c’est ce que nous avons, des informations chronologiques (Genèse 5, 11, Exode 12:40, 1 Rois 6:1…), des lieux (Eden, Egypte, Chaldée, Canaan…), des figures historiques (Le Créateur, Adam, Noé, Abraham…), des événements développés dans un ordre chronologique (création, chute, déluge, tour de Babel, voyage d’Abraham…). Tout cela est présenté de manière historique: à tel moment il s’est produit ceci, à tel moment il s’est produit cela. C’est ainsi que le texte a été abordé jusqu’au 19ème siècle de notre ère.

De nombreux articles historiques et archéologiques ont été consacrés sur QQLV, comme des éléments culturels et historiques qui appuient l’authenticité de l’histoire des patriarches Abraham, Isaac et Jacob. Il n’en sera pas question dans cette série mais une visite dans la section histoire et archéologie du site permettra de trouver nombreux articles sur le sujet. De manière générale, les chrétiens, même les plus libéraux, considèrent que l’histoire d’Abraham à Jésus est littérale. Tout cela est traité sur le site en profondeur.

Un principe biblique pertinent et bien connu est la nécessité de recueillir plusieurs témoignages (preuves?) pour établir un fait, autrement celui-ci n’est pas établi. Evidemment attester Dieu directement est hors de portée. Il y a des raisons bibliques à son « invisibilité », tout comme à la souffrance dans le monde, cela est également traité dans la section « les questions autour de Dieu« .

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Ce qui nous intéresse dans ce débat sur les origines, ce n’est pas Dieu lui-même, mais l’histoire du cosmos. Nous ne pouvons pas l’observer certes, mais nous pouvons trouver des traces de ses actions créatrices et de ses jugements sur la création. L’univers, la terre, la biologie peuvent révéler un dessein intelligent ou un bricolage évolutif (incompatible avec l’idée d’une conception intelligente).

Le créationnisme peut-il être une hypothèse?

La plupart des évolutionnistes répondent non à cette question. La science ne traiterait que des causes naturelles. Le problème logique avec cette vue est que si Dieu a vraiment créé le monde, le paradigme naturaliste s’empêche de découvrir la vérité. La science ne devrait pas être dogmatique: toutes les pistes peuvent et doivent être explorées. Les fondateurs de la science moderne étaient des chrétiens créationnistes, la Bible était la pierre angulaire de leur science.

On cherche à expliquer l’origine du monde du vivant, des roches, des étoiles, ce n’est pas Dieu lui-même qui est étudié. Les preuves peuvent aider à savoir si le monde ressemble a quelque chose de conçu intelligemment ou s’il a évolué sans conception intelligente. Les deux hypothèses sont acceptables et peuvent être poursuivies.

Dans Earth Systems de Breuner, Clarey et Hebert on lit:

« En employant les termes généraux création et évolution, la création a été qualifiée de religieuse et l’évolution de scientifique. C’est un malentendu courant concernant à la fois la perspective “jeune Terre” et la perspective “vieille Terre”. Les deux points de vue comportent des présupposés philosophiques ou idéologiques, et tous deux mènent des investigations scientifiques. »

Les créationnistes et les partisans du Dessein Intelligent affirment que la création est une hypothèse scientifique sur les origines, au même titre que l’évolution, puisqu’elle fait des prédictions testables (ex. complexité irréductible, discontinuités dans le registre fossile, dégénérescence génétique, décroissance du champ magnétique…).

Dean Kenyon (ex-évolutionniste, co-auteur de Biochemical Predestination) a dit:

« J’ai la conviction que, si un biologiste professionnel prend le temps d’examiner attentivement les hypothèses sur lesquelles repose la doctrine de la macro‑évolution, ainsi que les données observationnelles et expérimentales concernant la question des origines, il ou elle conclura qu’il existe des raisons substantielles de douter de la vérité de cette doctrine. Je crois également qu’une vision créationniste scientifiquement fondée des origines n’est pas seulement possible, mais qu’elle est préférable à la version évolutionniste.  »

https://www.talkorigins.org/faqs/edwards-v-aguillard/kenyon.html

Certains bien sûr cherchent à concilier les deux visions avec ce qu’on appelle l’évolutionnisme théiste. Cette hypothèse a été traitée de nombreuses fois par QQLV. Elle est incohérente à plusieurs égards. Une incohérence soulevée par des athées traitant le texte biblique.

La dichotomie du prix Nobel George Wald me paraît la bonne, il avait dit de manière intéressante:

«En ce qui concerne l’origine de la vie sur cette terre, il n’y a que deux possibilités : la création ou la génération spontanée. Il n’y a pas de troisième voie. La génération spontanée a été réfutée il y a cent ans, mais cela ne nous amène qu’à une autre conclusion : celle de la création surnaturelle.

Nous ne pouvons pas accepter cela pour des raisons philosophiques; par conséquent, nous choisissons de croire l’impossible: que la vie est née par hasard

George Wald, The Origin Of Life, Scientific American, août 1954.

Si donc il y a deux possibilités sur les origines, il serait dommage de passer à côté de l’une de ces possibilités. C’est pourquoi je vais poser les hypothèses créationnistes et nous allons ensuite essayer de voir si elles sont vérifiables.

Dans Earth Systems de Breuner, Clarey et Hebert on lit:

« ….Dr Richard Bliss était surintendant de l’enseignement des sciences pour les écoles publiques de Racine, dans le Wisconsin. À ce poste, il a rédigé une étude marquante en didactique des sciences montrant que les élèves à qui l’on enseignait deux visions concurrentes excellaient dans la compréhension du contenu et le développement de l’esprit critique. »

Qu’est-ce que la science?

La science est l’étude systématique des phénomènes fondée sur l’investigation expérimentale, comprenant l’observation, l’identification et la description. De telles études peuvent conduire à des explications théoriques.

  • Observable — environ 70 % de la science empirique
  • Testable — peut être mesurée, validée et vérifiée
  • Reproductible — peut être reproduite par d’autres, en des lieux et à des moments différents

On peut aussi dire comme le double prix Nobel Linus Pauling:

« La science est la recherche de la vérité, l’effort pour comprendre le monde. »

— Linus Pauling (double lauréat du prix Nobel), 1958, Dodd, Mead, New York.

La méthode scientifique

  1. Observation
  2. Question
  3. Hypothèse
  4. Vérification de l’hypothèse (expérimentation)
  5. Évaluation de l’hypothèse

Le hypothèses du modèle créationniste

Les hypothèses du modèle créationniste se tiennent en quelques points:

  1. Un univers âge de moins de 10 000 ans (hypothèse de la lecture littérale, qui a été la lecture de l’église durant l’histoire)
  2. Une conception intelligente et finaliste (téléologique)
  3. La création séparée des couples originels1 les jours 52 et 63 de la création, avec un potentiel inhérent de variation (permettant de peupler la terre et ses différentes niches écologiques selon le mandat donné par Dieu).
  4. Le déluge mondial de Noé (responsable de l’essentiel de la géologie et de la paléontologie de la terre)

A noter que le modèle créationniste est « diluvialiste » en nature. Le terme « créationniste » renvoie assez mal l’idée que le déluge de Noé est l’événement principal pour expliquer la géologie de la terre. La création explique la biologie, la baraminologie, la cosmologie, mais pour ce qui est de la géologie et de la paléontologie, il faut parler de géologie diluvienne. Le déluge a également eu un impact sur la biologie de par ses effets dévastateurs sur la terre originelle (avec la séparation des continents, l’élévation des montagnes, le creusement des canyons, l’ère glaciaire, la spéciation rapide post déluge…).

Pour ceux qui sont intéressés à explorer l’histoire du créationnisme, un article est dédié à ce sujet:

Le modèle tient donc globalement sur ses 4 hypothèses.

La réfutabilité du modèle

Tout modèle doit pouvoir être réfuté sinon il n’est pas non plus validable. Karl Popper (philosophe des sciences, XXe siècle) a formulé le critère de falsifiabilité:

  • Une théorie scientifique doit être réfutable en principe par l’expérience ou l’observation.
  • Cela ne veut pas dire qu’elle doit être effectivement réfutée, mais qu’il doit être possible de concevoir un test qui pourrait la contredire.
  • Par exemple: « Tous les cygnes sont blancs » est falsifiable (il suffit d’observer un cygne noir).
  • À l’inverse, une affirmation comme « des forces invisibles indétectables contrôlent tout » n’est pas falsifiable, donc pas scientifique.

Si un modèle n’est pas réfutable, il n’est pas scientifiquement testable. Et s’il n’est pas testable, il n’est pas validable non plus, on ne peut pas dire qu’il soit « prouvé scientifiquement », au mieux il reste une interprétation ou un cadre de pensée.

Le modèle créationniste serait affaibli sur le terrain scientifique si l’on découvrait de manière incontestable:

  1. Un registre fossile montrant des transitions continues et fonctionnelles.
  2. Des preuves massives de mauvais design inutile.
  3. Un arbre de vie convaincant qui relie tous les organismes du monde du vivant avec des données au niveau du tronc, des branches primaires, secondaires etc… sans contradictions entre ADN et anatomie.
  4. Des expériences montrant que la variation est illimitée et trans-baramines.
  5. Des preuves directes et irréfutables d’une très grande ancienneté des couches et fossiles.

A noter que la méthode historique peut prouver des choses inaccessibles à la méthode scientifique. Par exemple, c’est la méthode historique qui est utilisée pour soutenir les événements du nouveau testament, c’est elle qui nous renseigne sur Jules César, Alexandre le Grand, la destruction de Jérusalem en l’an 70 et sur bien d’autres événements et figures historiques.

Certaines preuves historiques en faveur du modèle créationniste seront également proposées car comme indiqué, le débat sur les origines est davantage un débat historique qu’un débat scientifique. La science dure fonctionne bien dans le présent, on peut observer, tester, reproduire mais on observe pas le passé et plusieurs scénarios peuvent être proposés pour expliquer l’histoire d’un objet observé.

Je propose donc une approche globale pour enquêter sur les origines du monde: scientifique + historique.

Faut-il prouver le modèle biblique?

Beaucoup de chrétiens et de religieux en général pense qu’il n’est pas nécessaire de prouver quoi que ce soit, par exemple sur la base de l’apôtre Thomas qui avait dit dans Jean 20:

« Les autres disciples lui dirent donc: Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit: Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.« 

Jean 20:25

Par la suite, lorsque Jésus apparaît enfin à Thomas, nous lisons:

« Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu! Jésus lui dit: Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru!« 

Jean 20:28-29

Ce principe de ne pas chercher à voir pour croire, pourrait bien sûr écourter cette série et remettre en question toutes les recherches archéologiques, textuelles et scientifiques. Mais par ailleurs il est question d’avoir plusieurs témoins pour valider un fait (Deut. 19:15), des apôtres qui font appel aux témoins de la résurrection (1 Cor 15:3-8 : « Il est apparu à plus de 500 frères à la fois… », 2 Pi 1:16), de Gédéon qui demande une preuve à Dieu (Juges 6:36-40), tout cela montre que l’investigation est permise, on voit aussi que les premiers chrétiens vérifiaient tous ce qu’on leur disait (Actes 17:11).

La foi chrétienne n’est pas un « saut dans le vide », mais repose sur un témoignage collectif vérifiable. Gédéon demande à Dieu une confirmation empirique (toison humide / sèche). Dieu ne blâme pas sa demande, mais l’exauce. Cela montre que Dieu peut honorer une démarche sincère d’investigation quand elle est animée par la recherche de Sa volonté.

Paul encourage à éprouver toutes choses (1 Thess. 5:21). La foi biblique n’est pas crédule, elle est enracinée dans une évaluation critique des preuves et dans la cohérence de la révélation.

La Bible valorise à la fois:

  • La confiance humble dans le témoignage de Dieu et des apôtres (foi).
  • L’investigation honnête (preuves, témoins, examen des Écritures).

Il n’y a pas contradiction. La foi n’est pas contre l’évidence, mais elle va au-delà de ce que l’on peut vérifier soi-même. On croit sur la base d’un témoignage fiable, et non parce qu’on a « tout vu » personnellement.

J’ajouterai que sans preuve quelconque, comment trier entre les divers livres religieux dit « inspirés »? L’enquête pour la vérité est une quête noble, elle est à la base de ce ministère.

Ce que le modèle créationniste veut démontrer

Le modèle créationniste veut démontrer:

  • La création des « genres » de Genèse 1 en lien avec les observations biologiques et paléontologiques,
  • La réalité du déluge de Noé en lien avec les observations géophysiques et géologiques,
  • La jeunesse de la terre (moins de 10 000 ans) à l’aide de diverses preuves.

L’objectif final est de redonner confiance en le texte biblique et de soutenir l’évangélisation (mission donnée par le Christ), toutefois le créationnisme strict s’arrête quelques siècles après le déluge et la tour de Babel. Une fois que nous avons les premières civilisations, les premières pyramides, le créationnisme a terminé sa tâche et ce sont essentiellement des arguments historiques, archéologiques et textuels qui prennent la relève.

Il y a des gens comme le Dr Nathaniel Jeanson qui a fait des travaux génétiques pour comprendre l’histoire des ethnies humaines depuis la dispersion à Babel jusqu’à aujourd’hui, puis d’autres travaux sur les horloges moléculaires qui font des calculs entre le présent et les événements de création et du déluge. L’idée reste toujours de soutenir le contenu de Genèse 1-11.

Dans un autre article je proposais la datation du méga événement qu’est le déluge (lui même rempli de multiples événements) aux alentours de 3300 av.J-C. Les effets résiduels du déluge se sont encore déroulés quelques siècles après l’année critique, avec l’ère glaciaire, le rééquilibrage isostatique de la croûte terrestre et l’élévation des montagnes, la spéciation rapide des genres qui se sont répandus à travers le monde à l’aide de ponts terrestres provoqués par l’abaissement du niveau des mers en raison de l’ère glaciaire qui aurait duré quelques siècles selon le météorologue créationniste Mike Oard.

Le créationnisme ne défend pas directement l’exode ou la résurrection mais ces événements appartiennent au continuum biblique et Jésus annonce que son retour se déroulera de manière semblable à ce qu’il s’est passé durant le déluge:

« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche;  et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous: il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. »

Matthieu 24:37-39

C’est pourquoi la motivation pour prouver le déluge n’est pas petite, car l’enjeu est de sauver des gens, de les faire monter dans l’arche avant que le retour de Jésus (une bénédiction pour certains, une catastrophe pour d’autres) ne surprenne et ne condamne ceux qui ne se sont pas mis au bénéfice de son sacrifice expiatoire (rédemption des péchés et notamment du péché originel ayant engendré tous les maux de ce monde, en particulier l’introduction d’activités malheureuses dans la création comme le carnivorisme ou le parasitisme qui étaient absents en Eden).

Le biais philosophique

Il est important de comprendre que peu de gens aborde la question des origines de manière ouverte, neutre et dépassionnée, certains iraient jusqu’à dire qu’il n’y a pas de terrain neutre, on est soit du côté évolutionniste soit du côté créationniste et chacun avec ses biais et ses fondamentaux non négociables mais je pense qu’il y a la place pour une troisième catégorie temporaire : les indécis, des gens qui cherchent et qui n’ont pas d’à priori contre l’un ou l’autre modèle, ce n’est en général pas une catégorie dans laquelle on reste très longtemps, une fois qu’on est conscient des enjeux et qu’on s’intéresse au sujet, en pratique quand un modèle nous a convaincu on finit par rejoindre un des deux camps et il est assez rare par la suite d’observer un changement de camp.

Cette série sur les preuves de la création s’adresse particulièrement aux gens qui sont encore dans la troisième catégorie temporaire, mais aussi aux chrétiens souhaitant s’affermir dans la foi et enfin à tous ceux qui appartiennent au camp naturaliste, même si l’espoir de les toucher est maigre.

Il faut bien réaliser que l’appartenance à un paradigme influence notre façon d’approcher les preuves et si on est pas d’accord avec la direction d’une preuve, il est toujours possible d’inventer une défense pour échapper à une donnée inconsistante avec notre modèle. Regardons quelques exemples:

Un créationniste peut présenter l’argument du carbone 14 dans les diamants, incompatible avec un scénario de milliards d’années, le carbone 14 n’est détectable que jusqu’à 50 000 ans environ alors que les diamants sont censés avoir des milliards d’années dans le modèle évolutif mais un évolutionniste n’acceptera pas une telle preuve et prétextera une explication inconnue pour justifier du carbone 14.

La durée de vie courte des comètes du système solaire est aussi contradictoire avec un système solaire de 4.6 milliards d’années mais un évolutionniste prétextera une source d’alimentation inconnue de nouvelles comètes, appelés le Nuage d’Oort, et même si le créationniste rétorque qu’il n’y a aucune preuve de ce générateur de comète hypothétique, l’évolutionniste répondra que malgré tout, peut être qu’il y a quelque chose et qu’on ne peut pas prouver qu’il n’existe pas, et en fait le créationniste ne peut effectivement pas, par nature, réfuter quelque chose d’indétectable (ce qui n’est pas sans nous faire penser aux critères de réfutabilité de Karl Popper).

Un créationniste peut encore présenter le fait que l’information provient toujours d’un esprit, d’une source mentale, et que par conséquent l’information présente dans nos génomes provient originellement du Créateur mais un évolutionniste peut rétorquer qu’il doit y avoir un mécanisme naturaliste encore non découvert.

On appelle ces contre arguments des dispositifs de secours, ils sont prévus pour être infalsifiables et pour annuler les preuves invoquées par le camp d’en face. Les deux parties sont susceptibles d’utiliser ce genre de dispositifs, ce qui peut confondre et laisser perplexe le chercheur de bonne foi.

On pourrait se demander alors comment le troisième camp temporaire pourrait être fixé sur la véracité de quoi que ce soit. En fait, le fait d’avoir un biais n’est pas un problème, on peut être biaisé et avoir raison et on peut aussi être biaisé et avoir tort et il y a de la foi impliquée dans les deux camps, on pense initialement que notre modèle est le bon et qu’avec des recherches on confirmera qu’il l’est réellement.

Il faut avoir un esprit chercheur de vérité et accepter la direction dans laquelle elle nous emmène, suivre des principes de simplicité. Chacun peut discerner si un argument ou un contre argument est valable, plausible ou sérieux ou s’il est juste un dispositif de secours, puis il y a le poids cumulatif des preuves qui fait pencher la balance dans un sens. Ainsi on peut apporter des preuves mais pas convaincre, cela vient de l’intérieur de la personne.

Dans Jean 9 nous avons un exemple de l’incrédulité de ceux qui ne veulent pas accepter le Christ. Dans ce passage le Seigneur Jésus-Christ venait d’accomplir l’un de ses miracles créateurs les plus extraordinaires. Il avait donné la vue à un homme aveugle de naissance.

« Les pharisiens appelèrent une seconde fois l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent: Donne gloire à Dieu; nous savons que cet homme est un pécheur.

Il répondit: S’il est un pécheur, je ne sais; je sais une chose, c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois.

Ils lui dirent: Que t’a-t-il fait? Comment t’a-t-il ouvert les yeux?

Il leur répondit: Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté; pourquoi voulez-vous l’entendre encore? Voulez-vous aussi devenir ses disciples?

Ils l’injurièrent et dirent: C’est toi qui es son disciple; nous, nous sommes disciples de Moïse.

Nous savons que Dieu a parlé à Moïse; mais celui-ci, nous ne savons d’où il est.

Jean 9:24-29

Comme l’a témoigné l’homme face aux pharisiens frustrés:

« Cet homme leur répondit: Il est étonnant que vous ne sachiez d’où il est; et cependant il m’a ouvert les yeux.

 Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, c’est celui là qu’il l’exauce.

Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né.

Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »

Jean 9:30-33

Ces intellectuels religieux, enfermés dans leurs préjugés, ont refusé de croire ce qu’ils voyaient et entendaient. De même:

« Mais les principaux sacrificateurs et les scribes, voyant les choses merveilleuses qu’il faisait… furent indignés. »

Matthieu 21:15

Il n’y a pas plus aveugle que celui qui refuse de voir. L’un des versets les plus tristes de la Bible est:

« Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l’a point connu. »

Jean 1:10

Et encore:

« Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont point reçu. »

Jean 1:11

Même lorsqu’Il ressuscita Lazare d’entre les morts:

« Les principaux sacrificateurs délibérèrent pour faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs se retiraient d’eux à cause de lui, et croyaient en Jésus. »

Jean 12:10-11

Les « intellectuels » modernes sont-ils différents? Ils rejettent le témoignage écrasant de l’organisation intelligente dans le cosmos, un témoignage évident d’un Créateur personnel, au profit d’un scénario impossible d’origine par hasard.

Il est donc important de comprendre que, pas plus que les preuves données par Jésus aux pharisiens ne les ont convaincu, pas plus les preuves de la création ne convaincront les gens qui sont animés du même esprit aujourd’hui. Il faut bien comprendre, que pour beaucoup, les paroles bibliques n’ont aucune valeur véridique, elles sont considérées comme archaïques, dépassées, et doivent au mieux être approchées de manière symbolique.

Etre conscient de cela vous aidera à éviter les conversations stériles avec vos amis et à modérer les attentes que vous pourriez avoir si vous prêchez l’évangile à l’aide de la doctrine de la création. Jésus a eu tendance à éviter de répondre aux demandes malveillantes (Matthieu 12:38-39), à ne pas répondre aux questions piégées (Matthieu 22:15-22, Matthieu 21:23-27), à se taire quand l’autre ne veut pas entendre (Luc 23:8-9). Il a même enseigné à éviter les discussions inutiles (Matthieu 7:6). Il se retirait quand la situation devenait stérile (Jean 10:39-40, Jean 12:36).

Jésus a concentré ses efforts sur les cœurs ouverts (Jean 3 et 4). Il a évité les discussions vaines et discerné un cœur fermé d’un cœur ouvert. Il n’a pas cherché à « gagner un débat », mais à gagner une âme.

La majorité et le consensus

Pour beaucoup l’effet de majorité et le consensus sont de véritables déterminants, pourtant la majorité peut se tromper et on ne devrait suivre un chemin que si on pense qu’il est le bon pas juste parce que d’autres l’empruntent. Il y a un effet « suiviste » dans les majorités où beaucoup de gens qui font partie de la majorité n’ont jamais vraiment questionné les fondamentaux du paradigme auxquels ils appartiennent ou qui n’ont jamais pris connaissance d’un modèle alternatif. On a un phénomène où des gens dans l’erreur entrainent d’autres personnes dans l’erreur, à travers un effet boule de neige.

En science, le consensus n’a pas de valeur, ce sont les résultats scientifiques qui en ont, l’histoire des sciences montrent justement que des majorités ont été en erreur et que des individus isolés avaient raison.

De manière percutante, le modèle biblique revendique que seule une minorité sera prête pour le retour de Jésus, cela est visible dans de nombreux versets comme celui où Jésus compare le déluge à son retour. Seulement 8 personnes étaient montées dans l’arche. De même un autre passage de Jésus est éclairant à ce sujet:

Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Matthieu 7:13-14

Un chrétien, plus que toute autre personne, ne devrait pas être sensible à l’argument de la majorité.

L’apôtre Pierre aussi annonçait le rejet de la création du déluge:

Ils veulent ignorer, en effet, que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau, et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau…

2 Pierre 3:5-6

Il est donc bibliquement attendu que le modèle créationniste ne soit pas majoritaire.

L’argument transcendantal

La Bible et plus précisément la vision chrétienne du monde fondée sur la Révélation est une base cohérente pour raisonner. L’argument transcendantal n’est pas une preuve empirique basée sur des fossiles, la génétique ou l’astronomie mais une preuve logique et philosophique:

Sans Dieu, aucune rationalité, science ou morale ne peut exister de manière justifiable.

Cet argument montre ce qui doit être vrai pour que la raison, la logique et la science soient possibles.

La logique présuppose un Dieu rationnel

Les lois de la logique (non-contradiction, identité, tiers exclu, etc.) sont immuables, universelles et immatérielles.

La logique s’applique partout: sur Terre, sur Mars, dans une autre galaxie. Il n’existe pas de « logique différente » selon les cultures ou les endroits. Mais la matière, elle, est locale. Si tout n’est que matière et processus naturels, pourquoi des règles abstraites et universelles devraient-elles s’appliquer partout dans le cosmos?

Il faut une source transcendante pour des lois universelles.

Les lois logiques ne sont ni des objets, ni des ondes, ni des forces physiques.

Elles ne sont pas situées dans l’espace, elles n’ont pas de masse, ni d’énergie. Elles relèvent du domaine des concepts, de la pensée. Mais dans une vision naturaliste:

  • il n’existe rien d’immatériel,
  • il n’y a que des cerveaux biologiques et des réactions chimiques.

Alors comment des lois immatérielles et objectives pourraient-elles exister? Et surtout, comment deux cerveaux différents pourraient-ils partager la même loi logique ?

Imaginons un athée qui dit:

“Je ne crois qu’à ce qui est matériel.”

On peut répondre:

« Alors pourquoi utilises-tu la logique, qui est immatérielle, universelle et constante?
Tu fais confiance à quelque chose qui n’existe pas dans ta vision du monde. »

On assiste ici à de l’emprunt intellectuel: les non-croyants utilisent des principes issus d’une vision du monde chrétienne (ordre, logique, moralité), mais sans en reconnaître la source.

Si les lois logiques existent, il faut une source immatérielle, rationnelle et universelle et donc une intelligence transcendante (Dieu)

Sans cette intelligence absolue:

  • la logique serait relative (changeante selon les cerveaux),
  • elle perdrait son caractère de vérité universelle,
  • et toute argumentation rationnelle deviendrait circulaire ou subjective.

Un athée dit :

« C’est mal de mentir. »

On peut répondre:

« Pourquoi ? Si l’univers est le produit du hasard et de la sélection naturelle, le mensonge peut parfois aider à survivre. Tu affirmes une loi morale universelle mais d’où vient une loi universelle dans un monde sans loi morale absolue? »

Un sceptique dit « Je ne crois que ce que je peux voir. »
On peut répondre « Peux-tu voir la loi de non-contradiction? Ou la logique? »
Le sceptique répond: « Non, mais je sais qu’elle existe. »
On répond « Alors tu crois déjà à quelque chose d’invisible, immatériel, et universel, exactement comme le chrétien croit en Dieu. »

La logique est une « trace de la pensée divine »: elle existe, est stable, immatérielle et universelle donc elle suppose un Esprit rationnel, stable, immatériel et universel: Dieu.

Il n’y a pas que les résultats des lois déterministes de la chimie du cerveau. C’est une déduction de l’enseignement biblique que l’homme comprend à la fois un aspect matériel et immatériel. L’aspect immatériel de l’homme signifie qu’il est plus que de la matière. De la même manière, ses pensées ne sont pas liées par la composition de son cerveau.

Mais si la «pensée» n’est que le résultat des lois de la chimie qui jouent dans notre cerveau, alors il n’y a aucune base pour faire cette hypothèse et donc aucune base pour faire de la science.

L’homme peut penser rationnellement et logiquement et cette logique elle-même est objective.

C’est une déduction du fait que l’homme a été créé à l’image de Dieu et du fait que Jésus, la deuxième personne de la Trinité est le logos, comme il est dit dans Jean 1: 1-3.

La science présuppose un Dieu constant et ordonné

La science repose sur l’idée que l’univers est ordonné, cohérent et régulier (les lois de la nature sont stables) mais dans une vision naturaliste, rien ne garantit que demain ressemblera à aujourd’hui (problème de l’induction, déjà soulevé par Hume). En revanche, dans une vision biblique:

  • Dieu soutient constamment sa création (Hébreux 1:3),
  • il est fidèle et ne change pas (Malachie 3:6).

La régularité de la nature a donc un fondement rationnel uniquement dans un univers créé et soutenu par un Dieu cohérent. La vérité objective fait référence à quelque chose qui est vrai pour tout le monde, quels que soient leurs sentiments ou leurs croyances.

Mais le postmodernisme, par exemple, nie la vérité objective. Un exemple est «ce qui est vrai pour toi ne l’est pas pour moi». Il s’agit de vérité subjective. Selon un autre postmodernisme, «il n’y a pas de vérité». Cette affirmation est-elle donc vraie? Cette vision du monde s’effondre sur elle-même et ne pourrait jamais être la base de la science.

S’il n’y a pas de créateur ou si Zeus et ses dieux étaient aux commandes, ou s’il y avait des dieux en guerre constante entre eux, il n’y aurait aucune base pour supposer que leur univers serait ordonné. Tout dépendrait de qui serait en charge de l’univers la semaine présente.

Aussi, certaines religions orientales enseignent que l’univers est une grande «pensée». On peut supposer qu’un tel univers pourrait alors changer d’avis. Hébreux 13: 8 décrit Dieu comme «le même hier, aujourd’hui et éternellement».

C’est une bonne base pour former l’hypothèse que l’univers qu’Il a créé fonctionne selon des lois fixes, qu’Il a mises en place et qui ne changent pas, parce que Dieu ne change pas. Un aspect fondamental de la science est de dériver des lois qui prévoient des résultats prévisibles. Et cela n’est possible que parce que l’univers est en fait ordonné.

Maintenant, si l’univers était venu à l’existence tout seul, sur quelle base s’attendrait-on à ce qu’il soit ordonné? Et ordonné de telle manière que les humains puissent percevoir l’ordre. C’est une hypothèse qu’on doit faire pour faire de la science.

Dieu a créé un univers physique réel et a donné aux humains les capacités et la responsabilité de gérer la terre. Les humains doivent donc être capables de comprendre la création puisque Dieu nous a ordonné de la gérer.

La morale présuppose un Dieu moral et absolu

Dans une vision évolutionniste, la morale est le produit de la survie et de l’utilité sociale. Mais alors, il n’existe aucun standard objectif universel du bien et du mal, tout devient relatif et dépendant des avis des uns et des autres. Par contre, la Bible offre un fondement absolu:

Les valeurs morales reflètent le caractère de Dieu lui-même.

En conséquence, les lois morales universelles ne peuvent exister que si Dieu, le législateur, existe.

La science moderne est un produit biblique

Il y a certaines hypothèses requises pour faire de la science, qui ont toutes une base raisonnable dans une vision chrétienne du monde. Ces hypothèses ont fourni la base pour que la science prenne son envol et se développe. Le sociologue et auteur Rodney Stark a affirmé:

«La science n’était pas l’œuvre des laïcs occidentaux ni même des déistes; c’était entièrement l’œuvre de croyants dévoués à un Dieu créateur actif et conscient»

Stark, R., For the Glory of God: How Monotheism Led to Reformations, Science, Witch-Hunts, and the End of Slavery, Princeton University Press, p. 376, 2003

Cela est une déclaration renversante pour beaucoup de critiques d’aujourd’hui qui voient le christianisme comme une religion pour des gens qui ne réfléchissent pas et qui sont aveuglés par leur texte religieux. Pour l’état d’esprit moderne, la science et la religion sont incompatibles.

Peter Harrison, ancien professeur d’histoire et de philosophie à la Bond University dans le Queensland, en Australie, était à une époque professeur de sciences et de religion à l’Université d’Oxford, il a écrit ceci:

«Il est communément supposé que lorsque, au début de la période moderne, les individus ont commencé à regarder le monde d’une manière différente, ils ne pouvaient plus croire ce qu’ils lisaient dans la Bible.

Dans ce livre, je proposerai que l’inverse soit le cas: lorsque, au XVIe siècle, les gens ont commencé à lire la Bible d’une manière différente, ils se sont retrouvés contraints de rejeter les conceptions traditionnelles du monde»

Harrison, P., The Bible, Protestantism and the rise of natural science, Cambridge University Press, 2001; see review by Weinberger, L., Reading the Bible and understanding nature, J. Creation 23(3):21–24, 2009 (in press).

Par ailleurs il écrit:

« Aussi étrange que cela puisse paraître, la Bible a joué un rôle positif dans le développement de la science.

Si ce n’eut été la montée des interprétations littérales de la Bible et l’appropriation ultérieure des récits bibliques par les premiers scientifiques modernes, la science moderne pourrait ne pas avoir surgi du tout.

En somme, la Bible et son interprétation littérale ont joué un rôle vital dans le développement de la science occidentale. »

Harrison, P., The Bible and the rise of science, Australasian Science 23(3):14–15, 2002.

Notons les propos de P. E. Hodgson:

« Bien que nous la reconnaissions rarement, la recherche scientifique nécessite certaines croyances fondamentales sur l’ordre et la rationalité de la matière et son accessibilité à l’esprit humain. . . ils sont venus à nous dans toute leur force par la croyance judéo-chrétienne en un Dieu omnipotent, créateur et soutien de toutes choses.

Dans une telle vision du monde, il devient judicieux d’essayer de comprendre le monde, et c’est la raison fondamentale pour laquelle la science s’est développée comme elle l’a fait au Moyen Âge dans l’Europe chrétienne, culminant avec les brillantes réalisations du XVIIe siècle. »

Hodgson, P. E., Review of Science and Creation, Nature 251:747, Oct. 24, 1974.

Des experts non chrétiens de l’histoire des sciences (à l’exception de Hodgson) s’accordent à dire que c’est en interprétant la Bible de façon directe (ou littérale) et en acceptant le texte comme le signifiait l’auteur que l’on a fait un progrès spectaculaire en science.

Stephen Snobelen, professeur adjoint d’histoire des sciences et de la technologie, Université du King’s College, à Halifax, au Canada, écrit dans la même veine et explique également le terme quelque peu trompeur d’«interprétation littérale».

« Voici un dernier paradoxe. Des travaux récents sur les premières sciences modernes ont démontré une relation directe (et positive) entre la résurgence de l’exégèse littérale hébraïque de la Bible dans la Réforme protestante et la montée de la méthode empirique dans la science moderne.

Je ne me réfère pas au littéralisme, mais à l’herméneutique littérale-historique sophistiquée que Martin Luther et d’autres (y compris Newton) défendaient. »

Snobelen, S., Isaac Newton and Apocalypse Now: a response to Tom Harpur’s “Newton’s strange bedfellows”; A longer version of the letter published in the Toronto Star, 26 February 2004; isaacnewton.ca/media/Reply_to_Tom_Harpur-Feb_26.pdf.

Par la suite le professeur Snobelen explique les raisons pour lesquelles les scientifiques ont commencé à étudier la nature de la même manière qu’ils étudiaient la Bible.

Tout comme ils étudiaient ce que la Bible disait vraiment, plutôt que de lui imposer des philosophies et des traditions extérieures, ils étudiaient également comment la nature fonctionnait vraiment, plutôt que d’accepter des idées philosophiques à son sujet.

Snobelen écrit:

«C’est en partie lorsque cette méthode a été transférée à la science, lorsque les étudiants de la nature passèrent de l’étude de la nature comme symboles, allégories et métaphores à l’observation directe de la nature de manière inductive et empirique, que la science moderne naquît.

En cela, Newton a également joué un rôle pivot. Aussi étrange que cela puisse paraître, la science sera à jamais dans la dette des … littéralistes bibliques. »

Aujourd’hui, tant de gens pensent que la Bible est un livre arriéré et symbolique, alors que c’est en fait le contraire. Il est donc plutôt ironique aujourd’hui que beaucoup relient la science à l’athéisme alors qu’il s’agit d’une entreprise chrétienne.

Les grands domaines explorés

Je vais explorer les grands domaines suivants et chercher à apporter des preuves dans chacun d’entre eux:

  • Les preuves de la création: biologie
  • Les preuves de la création: paléontologie / histoire
  • Les preuves de la création: géologie
  • Les preuves de la création: géophysique
  • Les preuves de la création: cosmologie et âge de l’univers
  • Les preuves de la création: âge de la Terre

Il y aura aussi des domaines connexes de ces catégories qui seront traitées.


  1. Création des baramins: des groupes d’organismes, apparentés à la famille ou au genre en taxonomie.
  2. Comprenant les créatures marines et volantes.
  3. Comprenant les créatures terrestres dont l’humain.

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