Y a-t-il des preuves de la résurrection de Jésus ?


De tous les évènements bibliques, la résurrection de Jésus-Christ est l’un des plus débattus. Bien que les chrétiens ont parfois échoué à défendre d’autres évènements importants et impressionnants de l’Ancien Testament, il faut reconnaître que la croyance en la résurrection de Jésus fait pratiquement l’unanimité au sein de toutes les confessions chrétiennes. Y a-t-il toutefois des preuves pour étayer cette croyance que la résurrection est un évènement historique ?

Notons premièrement que sans une croyance en l’existence de Dieu, il est très difficile de pouvoir considérer l’historicité de la résurrection.

L’enquête historique sur la résurrection de Jésus donne en termes de preuves tout le poids qu’il est possible de donner à propos de cet évènement majeur. La résurrection est la meilleure explication des évènements qui ont suivi la crucifixion de Jésus alors que les théories alternatives ne parviennent qu’à expliquer un point et non tous les aspects qui entourent les évènements concernant la naissance du christianisme dans les années 30 de notre ère. L’archéologie apporte également un éclairage complémentaire et le Nouveau Testament, fruit des apôtres et compagnons des apôtres, dont il est reconnu que leur croyance était sincère, apporte les plus grandes preuves de cette résurrection. A cela s’ajoute les prophéties messianiques de l’Ancien Testament dont il est reconnu qu’elles ont été écrites longtemps à l’avance et que plusieurs d’entre elles ne pouvaient être maîtrisées par les apôtres.

L’importance de la résurrection

Croire en la résurrection de Jésus ne nous fait pas apparaître comme des lumières aux yeux de la population non-croyante et les moqueries et critiques ont parfois poussé beaucoup de chrétiens à revisiter certains évènements bibliques (comme l’idée du déluge local par exemple) mais il y a une raison pour laquelle les chrétiens sont fermes quant à la croyance en la résurrection :

Romains 10 : 9

Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

1 Corinthiens 15 : 17-22

Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ sont perdus.

Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes.

Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts.

Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts.

Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ,

La pierre fondatrice du christianisme est la résurrection autant que ne l’avait été l’exode pour les Israélites. Cela a été la preuve que Jésus a fournie pour prouver ses enseignements (Matthieu 12 : 38-40 ; Jean 2 : 18-21 ; Marc 14 : 58 ; Luc 11 : 29-30).

La résurrection a également été la preuve principale utilisée par les apôtres pour prouver que le christianisme était véridique (Actes 17 : 2 ; 18 ; 31…).

La résurrection de Jésus est donc d’une importance capitale pour le christianisme – sans elle, il ne reste plus grand chose du christianisme.

Le récit embarrassant et “honnête” de la résurrection

Les disciples sont présentés comme n’ayant pas cru à la résurrection de Jésus dans un premier temps alors même que Jésus leur avait prédit que cela allait arriver (Marc 8 : 31-33). Et même quand cela s’est produit ils n’y ont pas cru (Luc 24 : 13-24 ; Jean 20 : 24-25).

Il apparaitrait bizarre que les apôtres ou leurs disciples qui avaient une grande estime pour eux les aient présentés sous un angle si peu reluisant de froussards (lors de l’arrestation de Jésus) et de sceptiques.

De plus la nouvelle de la résurrection de Jésus a été transmise par des femmes – dont le témoignage à l’époque n’avait aucune valeur. Il apparait quasiment impossible qu’un récit inventif se soit embarrassé d’éléments de méfiance – mais cela a du sens si les faits ont été rapportés comme ils sont arrivés.

Le récit des évangiles ne ressemble pas à un récit embelli mais plutôt à un compte-rendu honnête des faits.

Le titre de Fils de l’homme

Jésus a utilisé plusieurs fois le titre de “Fils de l’homme” – ce titre n’est plus employé dans les épîtres ce qui semble traduire de l’authenticité de son emploi. De plus les juifs n’avaient jamais imaginé que le Fils de l’homme de Daniel 7 : 13-14 puisse être un messie devant souffrir.

Le terme n’apparaît que trois fois en dehors des évangiles (Actes 7 : 56 ; Apocalypse 1 : 13 ; 14 : 14) et trois fois également dans les écrits chrétiens hors NT (Ignace. Eph 19 ; Ignace. Trall 9 ; Barn. 12). Il est improbable que l’église ait inventé le titre de Fils de l’homme comme description favorite de Jésus pour lui-même alors que l’église ne se référait pas à lui de cette manière.

Le titre est utilisé dans toutes les sources des évangiles. Il n’indique aucune indication d’une évolution théologique puisqu’en premier lieu il place l’emphase sur l’humanité de Jésus.

Son emploi semble faire référence au Fils de l’homme de Daniel 7 dans l’AT. Dans ce passage, cette personne encore non identifiée reçoit une autorité, une gloire et un pouvoir éternel, il est également vénéré et chevauche les nuées comme une divinité (langage poétique) (Psaumes 104 : 3, Esaïe 19 : 1).

L’utilisation de ce titre traduit de l’authenticité du texte et de son emploi particulier et personnel par Jésus.

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Quelques faits autour de la résurrection de Jésus

Il est un fait reconnu que les disciples de Jésus et les premiers chrétiens croyaient sincèrement à la résurrection de Jésus et à son apparition après celle-ci.

Des preuves externes et des évènements soutiennent l’authenticité de leur croyance en sa résurrection comme la conversion de Paul, persécuteur de l’église à la base ou celle du sceptique Jacques.

La tombe vide est également un fait historique reconnu par les ennemis de Jésus. En se plaignant que les disciples avaient volé le corps – ils ont, sans le savoir, apporté un élément corroborant bien utile dans l’enquête historique de la résurrection de Jésus.

La tombe vide ne prouve pas la résurrection mais elle démontre que les chrétiens revendiquaient la résurrection et que les juifs tentaient de contrôler une situation bien réelle et qu’ils n’avaient pas de corps à fournir pour empêcher l’essor du christianisme.

Il aurait été impossible à la chrétienté de survivre et de s’étendre à Jérusalem si le corps avait été dans la tombe. Les ennemis auraient eu tôt fait de révéler le corps pour en finir et comme ils ont revendiqué le vol du corps (Matthieu 28 : 12 ; Justin Martyr, Trypho 108 ; Tertullien, De spectaculis 30) ils ont indirectement affirmé la tombe vide. Ils ne l’auraient pas fait si le corps y avait demeuré.

De plus, les femmes sont listées comme étant les premiers témoins de la tombe vide. Il est hautement improbable que les disciples aient inventé une telle histoire, sachant que le témoignage des femmes était non seulement invalide, mais nocif s’il s’était agi de donner du crédit à la proclamation de la résurrection.

Les références suivantes détaillent le peu de valeur qui était accordé aux témoignages féminins :

  • Luc 24 : 11
  • Flavius Josèphe, Ant. 4:8-15
  • Talmud : J. Sotah 19a ; Rosh Hashannah 1:8 ; Kiddushin 82b
  • Origen, Contra Celsum 2:59;3:55
  • Suétone, Les Douze Césars; Augustus 44

La mort de Jésus par crucifixion

La crucifixion de Jésus est rapportée dans les 4 évangiles rapportés par 4 personnes différentes – cela fait déjà 4 témoins.

Cette crucifixion est encore rapportée par un certain nombre de sources non-chrétiennes :

  • Flavius Josèphe (Ant. 18:3)
  • Tacite (Annales 15:44)
  • Lucien (La mort de Peregrine, 11-13)
  • Mara bar Serapion (Une lettre au British Museum)

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La conviction des premiers chrétiens

Les disciples ont cru en la résurrection et ils l’ont revendiqué. L’Apôtre Paul indique qu’ils revendiquaient la résurrection (1 corinthiens 15 : 9-11 ; Galates 2 :1-10). Clément de Rome, Polycarpe, Ignace, pères apostoliques ont reconnu très tôt l’autorité de Paul.

La transformation des disciples est documentée – il s’agit d’hommes qui avaient abandonné et renié Jésus lors de son arrestation et d’hommes qui ont à leur risque et péril, proclamé publiquement la résurrection de Jésus.

Clément de Rome, un contemporain des apôtres rapporte les souffrances et les morts de Paul et Pierre (1 Clement 5 : 2-7).

Ignace, qui avait probablement connu les apôtres, rapporte que les disciples avaient été si encouragés de voir et de toucher le Jésus ressuscité qu’ils n’étaient plus sensibles à la peur du martyr.

Polycarpe a été instruit et nommé par les apôtres et atteste que Paul et tous les apôtres ont souffert (Pol. Phil 9:2).

La volonté des apôtres à souffrir et mourir pour leur témoignage de Jésus ressuscité est une preuve de leur sincérité. Les menteurs ne font pas des bons martyrs. Les disciples ont véritablement cru à la résurrection de Jésus.

Cette conviction qui était la leur, ne suffit pas à prouver la résurrection, mais elle écarte la théorie d’un développement légendaire ou celle du mensonge. C’est un fait largement attesté que les disciples ont cru à la résurrection et ont proclamé avoir vu Jésus ressuscité.

En appui, nous notons les conversions de Paul le persécuteur et de Jacques le sceptique (la famille de Jésus était sceptique avant sa résurrection – Marc 3 : 21 ; Jean 7 : 5) – les deux n’avaient rien à voir avec les disciples et ils les ont rejoints après la résurrection.

Paul avait été éduqué à la pharisienne, il était accoutumé aux fables juives, il ne se serait pas laissé persuader par une faible tentative chrétienne et n’aurait pas suivi quelqu’un qu’il considérait comme un faux messie.

La même chose s’applique pour Jacques dont les sources nous disent qu’il est resté pieux envers les lois juives et cela même après s’être converti à Jésus (Hégésippe cité par Eusèbe). Il apparait improbable qu’il ait changé sa vision des choses pour une histoire fictive et pour suivre un faux messie.

L’environnement de l’époque était très hostile en Judée – il y avait d’un côté les pharisiens extrémistes et de l’autre les romains et donc pratiquement aucune place pour le développement d’une nouvelle religion – la résurrection est une explication privilégiée pour expliquer l’essor du christianisme.

On peut critiquer les disciples de s’être trompé mais la théorie légendaire est complètement réfutée en ce sens que les disciples ont eux-mêmes revendiqué la résurrection.

La théorie du mensonge paraît tout aussi improbable. Il est vrai que beaucoup de gens sont morts pour leurs idéaux politiques ou religieux dans l’histoire (et justement ils sont morts avec conviction et non en mentant) mais il y a une nuance déterminante dans le sacrifice des premiers chrétiens (pas que les disciples) – c’est qu’ils ne sont pas morts pour quelque chose qui devait se produire supposément après leur mort (pour telle ou telle promesse ou enseignement incorrect) mais pour quelque chose qui s’était produit avant leur mort – le constat de la résurrection qui validait tous les enseignements de Jésus. Il y a véritablement une différence entre mourir pour quelque chose qu’on espère et une chose qu’on a attesté avant de mourir.

Aussi la théorie du mensonge ou de la fraude ne parvient pas à expliquer pourquoi Paul se serait converti s’il s’était agi d’un mensonge ou du vol du corps. Même chose pour Jacques qui aurait considéré la résurrection comme un mensonge de plus.

La théorie du vol du corps n’explique pas non plus les apparences de Jésus aux apôtres, lesquelles ont été le déclic déterminant de l’essor du christianisme. La tombe vide ne suffisait pas et les disciples, à part Jean, ne croyaient toujours pas au début malgré la tombe vide. Marie elle-même avait conclu que le jardinier avait volé le corps. Puis Paul n’a pas basé sa conversion sur la tombe vide. Sans les apparences de Jésus, il (et Jacques aussi) aurait conclu que les apôtres avaient volé le corps ou s’étaient trompés de tombe (aucune source ancienne ne propose d’ailleurs cette théorie). L’endroit de la tombe était connu car il s’agissait de celle de Joseph d’Arimathée.

La tradition orale

La tradition orale est démontrée par des crédos précoces (1 Cor 15 : 3-8). Nous savons qu’il s’agit de crédos authentiques pour les raisons suivantes :

  • Paul reçoit et transmet la tradition
  • Le crédo contient des indicateurs de l’araméen original
  • La quadruple utilisation du terme grec “hoti” qui était commun aux crédos
  • “Cephas” est l’araméen de Pierre, alors que Paul écrivait en grec
  • Le contenu du texte est stylisé et contient des parallélismes
  • L’utilisation de termes non pauliniens
  • Le crédo est daté dans une plage probable de 5 ans suivant la résurrection

La crucifixion est datée en l’an 30 par la plupart des académiciens (voir cet article : en quelle année Jésus a-t-il été crucifié ?).

La conversion de Paul suit de peu en l’an 31-33 (voir cet article : en quelle année l’apôtre Paul s’est-il converti ?).

Paul s’absente pendant trois ans avant de revenir visiter Pierre et Jacques à Jérusalem (Galates 1 : 18-19). C’est probablement à ce moment là que Paul a reçu le crédo. Il est également possible qu’il l’ait reçu à Damas trois ans plus tôt. Dans tous les cas le crédo apparaît très tôt après la résurrection.

Le crédo peut être considéré comme une source externe au Nouveau-Testament. Il s’agit d’un témoignage précoce de la résurrection, probablement par des témoins oculaires – ce crédo enregistre plusieurs apparitions de Jésus – à Pierre, les douze, plus de 500 frères à la fois, Jacques…

La tradition écrite

Les 4 évangiles ont été écrits dans une plage de 70 ans après la crucifixion (donc écrit durant la vie des témoins oculaires de l’évènement). Ils contiennent de nombreuses revendications des disciples au sujet de la résurrection. Ces revendications sont de multiples témoignages indépendants – plus tard regroupés – et qui participent tous à étayer la résurrection.

Un article complet au sujet du Nouveau Testament :

Des résurrections dans d’autres religions ?

Les récits de dieux qui ressuscitent dans les autres religions ne sont pas clairs. Les académiciens d’aujourd’hui n’envisagent pas ces histoires comme de véritables parallèles car les détails de ces récits sont très vagues et ne ressemblent pas à la résurrection de Jésus.

Le premier parallèle clair est daté 100 ans après Jésus. Qu’une résurrection ait été rapportée avant dans les récits païens est questionnable :

  • Pas de mort et de résurrection claires pour Marduk
  • Les versions les plus anciennes d’Adonis, aucune mort et résurrection ne sont rapportées
  • Dans aucune version ne trouve-t-on un récit clair de la résurrection d’Osiris

Ces récits ne pourraient en réalité de toute façon pas expliquer les éléments factuels qui entourent le récit de l’évangile de la crucifixion et de la résurrection.

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De la Création à la Résurrection !

La théorie de la mort apparente

Il est vrai que nous sommes accoutumés aux histoires de gens ayant été déclarés morts puis qui ont ensuite commencé à respirer à nouveau. Ainsi Jésus aurait pu presque mourir puis se réveiller. Mais trois problèmes majeurs s’opposent contre cette théorie :

Compte tenu de la nature de la crucifixion et de la flagellation (puis de la lance dans le côté), il est improbable qu’un tel scénario ait pu se produire. Nous comprenons maintenant mieux ces procédés.

Dans le numéro du 21 mars 1986 du Journal of the American Medical Association, une équipe de trois personnes, dont un pathologiste de la Mayo Clinic, a étudié les procédures de flagellation et de crucifixion et leurs effets sur la victime.

L’instrument habituel était un fouet court … avec plusieurs lanières en cuir simples ou tressées de longueurs variables, dans lesquelles de petites boules de fer ou des morceaux d’os de mouton pointus étaient attachés à intervalles … l’homme était rayé de ses vêtements, et les mains étaient attachées à un poteau droit … le dos, les fesses et les jambes étaient fouettés … La flagellation … visait à affaiblir la victime à un état précédant de peu l’effondrement ou la mort …
Alors que les soldats romains frappaient à plusieurs reprises le dos de la victime avec force, les boules de fer provoquaient de profondes contusions, et les lanières de cuir et les os de mouton coupaient la peau et les tissus sous-cutanés. Puis, à mesure que la flagellation se poursuivait, les lacérations se déchiraient dans les muscles squelettiques sous-jacents.

Et ceci n’était que la préparation de la crucifixion … Ce journal indique qu’il est impossible de survivre à la crucifixion précédée de la flagellation. L’asphyxie sur la croix était la cause de la mort.

De plus la blessure provoquée par la lance (Jean 19 : 34-35) indique que le sang et l’eau qui ont coulé étaient probablement issus du sac entourant le coeur (le péricarde), celui-ci ayant été rompu a produit l’eau et le côté droit du coeur ayant été percé a produit le sang. L’auteur romain, Quintillien (35-95 ap.J-C), consigne que cette procédure était appliquée aux victimes de la crucifixion.

Peut-on dès lors imaginer comme la critique de Strauss, un Jésus blessé, qui aurait roulé la pierre de sa tombe avec ses mains percées, battu les gardes, marché une grande distance avec ses pieds blessés et percés, il serait ensuite apparu aux disciples dans son état misérable et mutilé et les aurait convaincus qu’il venait d’être ressuscité et était le vainqueur de la mort. Cela ne correspond pas non plus à l’apparence glorieuse de Jésus à Paul.

Un phénomène psychologique ?

  • Les illusions sont des perceptions tordues de la réalité.
  • Les hallucinations sont de fausses perceptions de quelque chose qui n’est pas là.
  • Le délire ou la folie sont de fausses croyances quand des preuves du contraire sont connues.

La théorie de l’hallucination souffre de nombreux problèmes.

  • Les hallucinations ne sont pas des expériences collectives mais individuelles (comme des rêves).
  • La théorie de l’hallucination n’explique pas la tombe vide
  • Elle n’explique pas non plus la conversion de Paul et de Jacques

Elle est de loin insuffisante pour expliquer les nombreuses occurrences et les différents types de personnes qui ont vu Jésus, comprenant :

  • Des hommes et des femmes
  • Des individus et des groupes
  • Des amis et des ennemis
  • L’entêté Pierre, la tendre Marie
  • Des apparences à l’intérieur et à l’extérieur
  • Des apparences nombreuses durant 40 jours

La théorie du délire souffre des mêmes problèmes. Il existe de nombreuses théories pour tenter d’évacuer la théorie naturelle de la résurrection mais lorsqu’elles expliquent un point – elles sont insuffisantes pour expliquer les autres points et il faut donc cumuler plusieurs théories pour compenser – cela fait le scénario proposé devient totalement invraisemblable et trahit une volonté de rejeter la théorie naturelle pour des raisons personnelles et non basées sur l’historicité des évènements et les faits.

La résurrection explique avec cohérence tous les points. Quoique cela soit un miracle, elle se déroule dans le contexte cohérent de la venue du Créateur sur terre. Quand on croit que Dieu existe, il n’y a aucune raison de penser qu’il ne pourrait pas ou ne voudrait pas faire de miracle.

La résurrection, si elle s’était produite, aurait-elle engendré plus d’enregistrements historiques ?

Peu de documents historiques d’il y a 2000 ans ont survécu. Parmi les écrits non-chrétiens :

  • Environ 50% des écrits de Tacite ont disparu
  • Les écrits de Thallus sont perdus
  • Les écrits d’Asclépiades de Mendes sont perdus
  • Nicolas de Damas, le grand secrétaire d’Hérode a écrit “histoire universelle” mais rien n’a survécu
  • Seulement les premiers livres de Tite-Live ont survécu et quelques extraits de ses autres écrits

Pourtant les rapports sur Jésus sont nombreux. 43 auteurs mentionnent Jésus dans une plage de 150 ans après sa vie

  • 9 auteurs traditionnels du Nouveau Testament (Matthieu, Marc, Luc, Jean, Paul, l’auteur de la lettre aux hébreux, Jacques, Pierre, Jude).
  • 20 écrivains chrétiens précoces en dehors du NT (Clément de Rome, 2 Clément, Ignace, Polycarpe, Martyr de Polycarpe, Didache, Barnabas, Berger de Hermas, fragments de Papias, Justin Martyr, Aristides, Athenagoras, Théophile d’Antioche, Quadratus, Aristo de Pella, Melito de Sarde, Diognetus, l’évangile de Pierre, l’apocalypse de Pierre, Epistula Apostolorum).
  • 4 écrits hérétiques : l’évangile de Thomas, l’évangile de la vérité, l’apocryphe de Jean, le traité sur la résurrection.
  • 10 écrits non-chrétiens (Flavius Josèphe, Tacite, Pline le jeune, Phlégon, Lucien, Celse, Mara Bar-Serapion, Suétone, Thalle, le charme de Pibechis).

10 auteurs mentionnent l’empereur Tibère – celui qui était au pouvoir durant le ministère de Jésus – au cours des 150 années qui ont suivi son existence :

  • Flavius Josèphe
  • Tacite
  • Suétone
  • Sénèque
  • Paterculus
  • Plutarque
  • Pline l’ancien
  • Strabon
  • Valère maxime
  • Luc

Le ratio de sources mentionnant Jésus comparé à celles qui mentionnent l’empereur romain, à la même époque et durant la même période est de 42 pour 10. Il y a donc plus de sources parlant de Jésus que de Tibère et même si nous mettions de côté tous les écrits chrétiens le ratio descendrait à 10 pour 9.

Les limites de la science et l’utilité de l’histoire

Certains disent : seule la science prouve ce qui est vrai ? Hélas certaines choses demeurent en dehors de la science empirique. La science agit principalement sur le “présent”. Les expériences ont lieu dans les laboratoires ou dans la nature mais lorsqu’il s’agit du passé nous avons besoin de l’histoire – la science ne pourrait pas nous dire quel empereur a régné au temps de Jésus – seuls les documents historiques et l’archéologie peuvent faire cela – c’est ce qu’on appelle les sciences historiques (en contraste avec la science d’observation et expérimental qui produit les technologies).

Il n’y a aucune raison de penser qu’un historien ne puisse pas déterminer des séquences non surnaturelles de la vie de Jésus : par exemple “on l’a vu mourir” puis ensuite “on l’a vu à nouveau apparaître”. Un historien est en mesure de conclure que Jésus est mort et qu’il a ensuite été vu à nouveau.

La science prouve que les gens ne peuvent pas revenir à la vie par des causes naturelles mais les évangiles ne revendiquent pas cela. La résurrection de Jésus est intervenue dans un contexte religio-historique qui inclut Jésus qui revendique la divinité, des miracles etc…La vie de Jésus et ses revendications fournissent un contexte adapté à sa résurrection.

Si Dieu a créé l’univers et les lois qui le gouvernent, cela signifie que Dieu est au dessus de ces lois et qu’il est en mesure d’appliquer des forces contraires. Au final pour considérer possible la résurrection il faut avant de considérer les preuves historiques croire que Dieu existe. Quand on croit en Dieu et notamment dans le fait qu’il a créé la vie, il n’y a plus de raisons de dire qu’une résurrection est impossible. Ce sujet est davantage développé dans l’article ci-dessous :

L’importance d’une interprétation historique de la Genèse

La croyance en Dieu est indispensable pour réaliser qu’une résurrection soit possible mais la croyance en une Genèse historique (et non symbolique) l’est tout autant. Le ministère de Jésus est entièrement basé sur les évènements rapportés dans les premiers chapitres de la Genèse.

Quand on comprend que Dieu a fait tout ce qu’il a dit comme il l’a dit depuis le commencement et que toutes sortes de miracles se sont produit dans l’histoire avant Jésus (pas tant de miracles que ça en fait – les miracles de Dieu sont assez rares dans l’histoire et ils ont à chaque fois un objectif bien précis), une fois que nous arrivons dans la période néo-testamentaire, il n’y a vraiment plus qu’un petit pas à faire pour croire en le ministère de Jésus, y compris sa résurrection.

A contrario si on insère le processus évolutif à la Genèse, lequel est essentiellement une tentative d’expliquer l’existence de l’univers et de la vie sans Dieu, on affaiblit l’existence même de Dieu dans l’esprit des gens et l’inspiration divine de la Bible. Symboliser la Genèse sape l’autorité et la cohérence de la Bible et l’existence de Dieu elle-même.

Un article plus complet à ce sujet :

La théorie d’un Jésus non crucifié

Certaines sources, comme la légende japonaise, affirment que quelqu’un d’autre est mort sur la croix à la place de Jésus. D’autres affirmations de ce genre incluent les écritures gnostiques «Le deuxième traité du Grand Seth» (55: 15-20) et le Coran (Sourate IV: 156-159). Alors que le conte japonais prétend que la personne crucifiée était le frère de Jésus, la source gnostique affirme que Simon de Cyrène a été tué alors que Jésus glorifié était assis dans les cieux et riait de l’erreur.

Un enseignement musulman populaire est que Judas est mort à la place de Jésus. Ces étranges «rebondissements» de la “théorie de l’évanouissement” ont été pratiquement ignorés par les chercheurs à juste titre, car de graves problèmes invalident chacune de ces thèses

On peut se concentrer sur deux revendications qui alimentent cette théorie : le Coran (sourate 4 : 157-158) et l’évangile de Barnabas (section 217).

Le problème de ces deux revendications est qu’elles interviennent 600 ans après les faits concernant la revendication musulmane et minimum 15 siècles après pour l’évangile de Barnabas. Il n’y a en effet aucun manuscrit de Barnabas avant le 15ème siècle et aucune mention de la part des pères apostoliques et même des apologistes musulmans qui étaient pourtant engagés avec les chrétiens dans des débats constants.

La seule mention qui existe de l’évangile de Barnabas est celle du décret de Gélase (492-495). Uniquement le nom est mentionné et le fait qu’il s’agissait d’un livre faux rejeté par l’église. Etant donné les anachronismes médiévaux de l’évangile de Barnabas que nous avons aujourd’hui, cette référence concerne probablement un autre évangile de Barnabas.

Il y a une contradiction qui exclut que l’auteur ait été Barnabas – l’utilisation du mot Christ. Le mot hébreu/araméen “Messie” était traduit “Christ” en grec. L’évangile de Barnabas commet l’erreur se référer à Jésus comme le “Christ” dans les deux premières phrases de l’évangile uniquement pour ensuite le renier comme Messie plus tard. Barnabas n’aurait pas commis cette erreur car il était versé dans l’hébreu, l’araméen et le grec.

Il y a en plus plusieurs anachronismes comme :

  • L’année du jubilé qui était tous les 100 ans alors même que jusqu’à 1343 (décret papal) il était célébré tous les 50 ans (évangile Barnabas 83).
  • La féodalité médiévale (122)
  • Les procédures médiévales judiciaires (121)
  • Les tonneaux de vin en bois au lieu des outres utilisées au premier siècle en Palestine (152)

La revendication musulmane intervient 600 ans après les faits et bien que la révélation soit d’origine surnaturelle et qu’un ange soit impliqué, le nouveau testament nous met en garde :

Galates 1 : 8

Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème!

Notons que la même configuration se produit avec le livre des Mormons, aussi déclenché par une révélation angélique.

La Bible fonctionne selon un procédé de témoignages oculaires – des évènements se produisent et sont consignés peu après – il en a toujours été ainsi depuis l’époque de Moïse. Dieu se révèle pour annoncer l’avenir et non pour raconter le passé dans le modèle biblique.

A part la Création de Genèse 1 et 2 qui a certainement été enseignée directement de Dieu à Adam, le reste n’est que de l’histoire consignée après les faits et des prophéties annonçant l’avenir.

De plus les deux modèles qui indiquent un Jésus non crucifié se heurtent non seulement aux écrits du nouveau testament qui sont beaucoup plus proches des faits mais qui en plus, avec des millions de pages écrites à la main ne présentent jamais un récit différent de la crucifixion de Jésus et de sa résurrection – les différences textuelles du NT concernent de manière écrasante des différences d’orthographes et de syntaxe alors que le récit se déroule toujours de la même manière.

A cela s’ajoute le fait historique que les disciples ont cru en la résurrection de Jésus puisqu’ils ont vu et touché Jésus après cette dernière. Qui donc aurait ressuscité et serait apparu aux disciples si Jésus avait été enlevé au ciel avant la crucifixion à venir ? Et en plus des apparitions, comment expliquer la tombe vide ?

La nature de témoignage oculaire de la Bible et particulièrement du NT, dont l’écriture était terminée à la fin du premier siècle, est un élément déterminant pour placer sa confiance.

L’inscription de Nazareth

En 1878, une dalle de pierre avec une inscription grecque de 22 lignes et représentant un «édit de César» a été découverte à Nazareth et a été achetée par un collectionneur d’antiquités français.

Comme la pierre a été acquise sur le marché des antiquités, son lieu exact de découverte est inconnu, mais elle a été affirmée comme authentique et semble avoir été émise dans la province de Judée ou en Galilée.

La langue et le contexte historique du début du règne de Claudius indiquent que l’édit a été fait vers 41 après JC lorsque Claudius est devenu empereur de Rome. Le texte interdit spécifiquement de déplacer ou de voler des corps dans des tombes scellées avec des «mauvaises intentions», le compare à une offense contre les dieux et impose une nouvelle peine de mort extrême pour le crime.

Bien évidemment le lien entre la tombe de vide de Jésus et cet édit est contesté par certains chercheurs, dont certains cherchent à l’associer à la profanation de la tombe du tyran de Kos, Nikias vers 20 avant notre ère.

L’édit décrit pourtant le même type de tombe (une tombe sculptée dans la pierre scellée avec une grande pierre), dans laquelle Jésus a été enterré selon la coutume en Judée, alors que les Romains étaient eux généralement incinérés.

Selon Matthieu, la fausse histoire qui racontait que les disciples avaient volé le corps de Jésus avait été diffusée par les chefs religieux du judaïsme via les soldats romains, et cette rumeur avait apparemment atteint les oreilles de l’empereur.

En conséquent, l’édit consigné sur l’inscription de Nazareth a probablement été une réaction aux histoires sur la résurrection de Jésus-Christ, et en particulier à la version selon laquelle les soldats romains qui avaient gardé le tombeau avaient été payés pour dire que les disciples de Jésus avaient volé son corps pendant qu’ils dormaient.

À l’époque de Claude, la connaissance du christianisme et l’histoire de la résurrection de Jésus s’étaient répandues dans de nombreuses régions de l’Empire romain, commençant à causer des problèmes dans les domaines de la religion, de la politique et de la société, et Claude semble avoir tenté d’empêcher toutes proclamations futures de la résurrection des morts.

Les prophéties attestées de l’Ancien Testament

Les manuscrits de la mer morte attestent de l’ancienneté de l’Ancien Testament (quelques siècles av.J-C).

Nous disposons donc de prophéties annoncées des siècles avant la naissance de Jésus qui prédisent sa vie, sa mort et sa résurrection. Le grand scientifique Blaise Pascal identifie cela comme la «preuve tangible» pour les personnes qui veulent des preuves que Dieu existe.

Ces prophéties contiennent des détails spécifiques que Jésus et ses disciples ne pouvaient pas contrôler. Par exemple, avant que les Romains n’inventent la crucifixion, les Psaumes 22:16 décrivaient le perçage des mains et des pieds de Jésus. Ésaïe 53 est une prophétie particulièrement importante qui décrit l’histoire de Jésus et la signification de la résurrection (Ésaïe 52: 13-53: 12).

Conclusion

Sans la résurrection corporelle, les deux mille ans d’histoire qui nous précèdent restent inexpliquées.

Aucun autre événement dans toute l’histoire n’a jusqu’à présent traversé les frontières nationales, ethniques, religieuses, linguistiques, culturelles, politiques et géographiques. Le message s’est répandu avec un succès impressionnant à travers le monde. Au cours des premiers siècles seulement, il s’est répandu sans pouvoir politique ou militaire et a résisté contre les efforts impitoyables d’une opposition organisée et violente. Comment un petit groupe de juifs démunis dans un territoire occupé et insignifiant de la Rome antique a-t-il pu accomplir cet acte qui n’a pas d’égal ? Que s’est-il passé à l’époque qui ait pu recadrer toute l’histoire de l’humanité ?

Jésus a été une vraie figure historique. Plusieurs manuscrits provenant de sources multiples, y compris des historiens juifs, décrivent un homme du nom de Jésus qui a vécu et a été exécuté. Des détails spécifiques rapportés sur son exécution le confirment: «Du sang et de l’eau» se sont répandus d’une blessure par une lance dans son côté. Il avait réellement expiré et n’était pas simplement inconscient.

L’ancienneté du NT est attestée tout comme son intégrité. Nous voyons des récits presque inchangés dans les premiers manuscrits. Un modèle de cohérence se dégage. Il existe des variations dans les manuscrits, mais rien n’invalide la fiabilité des rapports sur la résurrection.

Les récits de la résurrection comprennent des détails incommodes et peu flatteurs, qui ont plus de sens s’ils sont des tentatives d’enregistrer de manière fiable ce qui s’est passé, sans embellissement. Ils ne correspondent pas aux attentes d’une histoire fabriquée. Par exemple, les femmes sont les premiers témoins de la résurrection. Dans une culture qui n’admettait pas le témoignage d’une femme comme preuve valable devant les tribunaux, ce détail est surprenant. De même, tous les disciples, les dirigeants de l’Église primitive, fuient comme des lâches lorsque Jésus est capturé.

Après la mort violente de Jésus, ses disciples étaient terrifiés et dispersés. Quelque chose s’est ensuite produit qui a fait naître une croyance forte, audacieuse et confiante, laquelle a résisté à une opposition soutenue et meurtrière.

Contrairement à d’autres mouvements avec des dirigeants exécutés, une fois que les disciples se soient rassemblés à nouveau, ils n’ont pas remplacé Jésus par l’un des membres de sa famille. Leur résistance était entièrement non violente et dénuée de pouvoir politique.

Ils étaient tous soudainement prêts à mourir pour ce qu’ils avaient vu. Qu’est-ce qui les a changés ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu de preuves à l’époque pour réfuter leur croyance ? Qu’est-ce qui les a convaincus que Jésus était l’incarnation de Dieu ?

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Anthony ETHEVE

Passionné et étudiant converti à la Bible, Anthony partage le fruit de ces recherches afin d'aider les chrétiens et notamment les nouveaux appelés à comprendre les thèmes bibliques, le débat création/évolution et explorer les preuves historiques et archéologiques du judéo-christianisme.

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