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Le récit des derniers jours et de la crucifixion de Jésus

Les dernières heures de Jésus sur terre représentent certainement les heures les plus déterminantes de l’humanité. Voilà plus de 5000 ans que l’humanité était sous le coup de la malédiction entraînée par Adam et Eve. Ce fut dans le jardin d’Eden que le destin de l’homme avait été fixé et ce fut également dans un autre jardin (Gethsémani) que l’opération “restauration” commença. Revenons donc sur les dernières heures et jours de Jésus.

La semaine avant la crucifixion

Une semaine avant sa crucifixion, Jésus s’approche de Jérusalem, il arrive à Béthanie six jours avant la Pâque. Au cours de ce week-end, dans la maison de Simon le lépreux, une femme répand de l’huile sur la tête de Jésus, pour selon ce dernier «préparer son enterrement» (Matthieu 26:12 – BDS). Alors que les disciples de Jésus s’indignent de l’action, Jésus leur répond avec une parole prophétique :

Matthieu 26 : 13

Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.

Jésus savait que l’heure de sa mort était proche et il l’a communiqué à ses disciples malgré leur manque de compréhension.

Pendant ce temps les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple se réunissent devant Caïphe pour délibérer sur les moyens d’arrêter Jésus et de le tuer. Judas Iscariot, l’un des douze disciples de Jésus, fournit une solution aux sacrificateurs contre une somme d’argent.

Le dernier lundi

Le jour suivant (lundi), Jésus monte sur un âne à Jérusalem, cette entrée triomphale accomplit la prophétie de Zacharie 9 : 9. Les gens le félicitent malgré son entrée humble. Cette entrée à Jérusalem signifie cependant le début de la fin. Jésus visite le Temple et retourne ensuite à Béthanie. C’était le 10 de Nisan lorsque les agneaux de la Pâque ont été choisis. L’entrée de Jésus à Jérusalem ce jour-là a été la façon dont il se présenta comme l’agneau pascal d’Israël qui allait bientôt ôter les péchés du monde.

Le dernier mardi

Sur le chemin de Béthanie à Jérusalem (mardi), Jésus maudit le figuier, mettant en garde contre les conséquences de la stérilité spirituelle (Matthieu 21:19). Il conteste la pratique de commerce dans le Temple – un avertissement contre les pratiques spirituelles malhonnêtes et fallacieuses. Certains des chefs religieux commencent à chercher des moyens de le tuer, de sorte que ce soir-là, Jésus quitte Jérusalem, et revient visiblement à Béthanie.

Alors que les jours qui précédent sa crucifixion s’écoulent et que la Pâque approche, Jésus rappelle à ses disciples et au monde que le chemin de la foi est différent de celui du monde.

Le dernier mercredi

Sur le chemin de Jérusalem (mercredi), les disciples voient le figuier desséché, et Jésus leur enseigne l’importance de leur foi (Matthieu 21:21) – une leçon particulièrement opportune, car il allait les quitter. En arrivant au Temple de Jérusalem, l’autorité de Jésus est remise en question par les chefs religieux. Pourtant, cet après-midi-là, Jésus est monté au Mont des Oliviers. Il a enseigné en paraboles et a parlé des signes de la fin des temps. Il a parlé de la destruction, des guerres et des persécutions à venir, mais a également partagé l’espoir de son retour (Matthieu 24: 6). Ses disciples n’avaient probablement pas la moindre idée de ce dont il parlait, mais il leur demande d’être sur leurs gardes.

Ce jour-là également, Jésus prédit que dans deux jours, il va être crucifié au moment de la Pâque. En conséquence, Judas planifie la trahison de Jésus avec les chefs religieux. La tension monte et Jésus le sait, mais il continue d’enseigner et d’accomplir son ministère.

Le dernier jeudi

Jésus et ses disciples préparent l’agneau de la Pâque (jeudi) et prennent leur repas de seder ensemble. Jésus partage des paroles sincères avec eux et intercède en leur faveur. Après le repas, ils arrivent au Jardin de Gethsémani. Jésus souffre d’agonie en attendant ce qui doit arriver, mais ses disciples les plus proches ne parviennent pas à rester éveillé ! Même au milieu de son agonie, de sa douleur et de sa trahison, Jésus sait que ce qu’il va accomplir sur la croix l’emporte de loin sur ses souffrances du moment.

Plus tard dans la nuit, Jésus est trahi et arrêté.

Jean 8 : 12

La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent.

Menotter Jésus (à la manière d’un criminel) a certainement été une ignominie pour celui qui n’avait pas connu le péché.

Matthieu 26 : 55

Là-dessus, Jésus dit à la troupe : Me prenez-vous pour un bandit, pour que vous soyez venus en force avec épées et gourdins afin de vous emparer de moi ?

Il y a deux raisons pour lesquelles il était inutile d’attacher les mains de Jésus. D’une les miracles que Jésus avait réalisés attestaient qu’il était aisément capable de s’en défaire. De deux Jésus était un prisonnier volontaire.

Jean 10 : 17-18

Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre.
Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.

Matthieu 26 : 53

Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges?

Douze légions d’anges représentent 72 000 anges. Croyez-vous que les criminels qui ont arrêtés Jésus auraient tenu la bride face à une telle force, quand on apprend que l’ange de l’Éternel a décimé 185 000 assyriens lors du siège de Jérusalem au temps du roi Ezéchias ? (voir 2 rois 19 : 35)

Quand on relit les évènements de la dernière semaine avant la crucifixion, on remarque que Jésus a passé son temps a prêché dans le temple toute la journée et à prier toute la nuit. Lors du dernier souper, il était calme et serein. Il s’offrit lui-même en remplacement de l’agneau pascal. Il dit “prenez et mangez, ceci est mon corps rompu pour vous, ceci est mon sang, celui de la nouvelle alliance, versé pour la rémission des péchés. Jésus n’avait pas dormi depuis bientôt une semaine, nuit après nuit, il revenait à la même place, c’est pourquoi Judas connaissait l’endroit exact où il allait.

Alors que les disciples dormaient, Jésus priaient avec ferveur, des gouttes de sang tombant sur le sol alors qu’il disait “éloigne de moi cette coupe” mais de quelle coupe s’agissait-il ? La sienne ? Celle du Père ? Hélas la nôtre. Nous avons préparé la boisson que Jésus devait boire. Elle était faite de nos péchés.

Jésus est emmené par la foule sans loi, les disciples s’enfuient, Pierre le suit de loin jusqu’au Palais du grand prêtre. Une fois là-bas s’ensuit une scène honteuse :

Matthieu 26 : 67-68

Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets en disant: Christ, prophétise; dis-nous qui t’a frappé.

Jésus à ce moment-là fait face à des accusations mensongères, des faux témoins, des insultes et prend des coups. De plus, la voix d’un de ses meilleurs amis se fit entendre :

Matthieu 26 : 69-75 (BDS)

Pendant ce temps, Pierre était resté assis dehors, dans la cour intérieure.
Une servante s’approcha de lui et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen.

Mais Pierre le nia en disant devant tout le monde : Je ne vois pas ce que tu veux dire.
Comme il se dirigeait vers le porche pour sortir, une autre servante l’aperçut et dit à ceux qui étaient là : En voilà un qui était avec ce Jésus de Nazareth.
Il le nia de nouveau et il jura : Je ne connais pas cet homme !

Après un petit moment, ceux qui se tenaient dans la cour s’approchèrent de Pierre et lui dirent : C’est sûr, toi aussi, tu fais partie de ces gens ! C’est évident : il suffit d’entendre ton accent !
Alors Pierre se mit à dire : Je le jure ! Et que je sois maudit si ce n’est pas vrai : je ne connais pas cet homme.
Et aussitôt, un coq chanta.

Alors Pierre se souvint de ce que Jésus lui avait dit : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il se glissa dehors et se mit à pleurer amèrement.

La légende raconte que Pierre après cette scène n’a plus été en mesure d’entendre le chant d’un coq sans penser à la cour de la maison du grand prêtre. Cette scène révèle notre propre faiblesse et notre enclin à céder devant la pression exercée par les hommes et cela même si nous aimons Jésus profondément.

Le dernier vendredi – la crucifixion

Dans le prétoire de Pilate, Jésus est à nouveau malmené, il y subit la flagellation, ce châtiment était si cruel qu’aucune description ne permet de la dépeindre avec suffisamment de puissance et de véracité. Il était si horrible que les lois romaines interdisaient que même le criminel le plus endurci ne reçoive plus de 39 coups. Matthieu, Marc, Jean rapportent le châtiment. Les apôtres, comme tous les autres juifs avaient grandi avec la flagellation et comprenaient bien la honte qu’elle représentait (nudité, souffrance…). Par dessus tout l’infamie pour Jésus était de recevoir la condamnation réservée aux esclaves et aux criminels.

Le fouet de la flagellation était fait de chaînes ou de bandes de cuirs imbibées de saumure avec des lanières parsemées de pièces de métal ou d’os ayant pour but de tailler la peau de la victime.

Peut-on imaginer la scène sanglante, celle que Mel Gibson a rendu insoutenable dans la Passion du Christ. Peut-on entendre le son du fouet fendant l’air et le bruit sourd quand il s’abattait sur le corps de Jésus. Peut-on voir les fragments de chair arrachés au corps ? Le sang qui jaillissait et tombait sur le sol qui en devenait glissant. Après chaque coup, l’ordre suivant est donné pour le prochain.

Avant que la punition de Jésus ne s’achève, le corps de Jésus est tellement mutilé qu’il est difficile de le reconnaître. Les prophéties messianiques suggèrent que Jésus n’a pas uniquement été frappé dans le dos mais aussi au visage.

Michée 4 : 14 (BDS)

et l’on frappe à coups de bâton le chef d’Israël au visage.

Jésus fait cependant face au châtiment avec la dignité qui caractérise son rang :

Esaïe 50 : 6

J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, Et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe; Je n’ai pas dérobé mon visage Aux ignominies et aux crachats.

Tout au long de ces souffrances incommensurables, le Père céleste s’est contenu. Il a été témoin de l’arrestation, des coups, des insultes, des crachats et de la flagellation.

Pilate par ailleurs est étonné par la personne de Jésus. Il avait certainement vu des coupables plaider innocent, et voilà qu’il avait un innocent acceptant d’être coupable et ne cherchant pas à se libérer. Il comprend qu’il y a quelque chose de spécial avec Jésus. Il cherche à le relâcher mais rien y fait.

Jean 18 : 37-38

Pilate lui dit: Tu es donc roi? Jésus répondit: Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.

Pilate lui dit: Qu’est-ce que la vérité? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit: Je ne trouve aucun crime en lui.

Les pharisiens vont même jusqu’à privilégier la libération d’un criminel plutôt que celle de Jésus proposée par Pilate.

Jean 19 : 6

Lorsque les principaux sacrificateurs et les huissiers le virent, ils s’écrièrent: Crucifie! crucifie!

Pilate essaie sincèrement une fois de plus de le libérer mais les pharisiens n’ont aucune limite et renient publiquement l’Éternel :

Jean 19 : 15

Mais ils s’écrièrent: Ote, ôte, crucifie-le! Pilate leur dit: Crucifierai-je votre roi? Les principaux sacrificateurs répondirent: Nous n’avons de roi que César.

Comment le Créateur de l’Univers a-t-il pu assister à ces scènes sans broncher ? Il fallait qu’il en soit ainsi.

Genèse 3 : 16

Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

La crucifixion

Le châtiment n’a pas été trop grand, il a été celui correspondant à la méchanceté de l’homme, c’était le châtiment de tous les péchés de l’homme. La croix était le chemin le plus cruel, le plus déshonorant et le plus diabolique des instruments d’exécution que l’homme avait jamais inventés. Les citoyens romains en étaient exemptés sauf en cas de grave trahison.

Cicéron dans un de ses discours avait condamné la crucifixion comme étant le châtiment le plus cruel et le plus dégoûtant. Il déclarait “lier un citoyen romain est un crime, le flageller est une abomination, le tuer est un acte presque criminel, le crucifié est …que dire ? il n’existe pas de mot qui puisse décrire une action aussi horrible ”

La croix est allongée sur le sol, les soldats ôtent alors les liens de Jésus, ils l’allongent le dos sur la croix et ils étendent ses bras. A coups de marteau ils enfoncent des grands clous dans ses mains et ses pieds.

Généralement une sorte de siège était fixé à la croix pour que tout le poids du corps ne porte pas sur les mains et éviter qu’elles ne se déchirent. 5 ou 6 hommes soulèvent alors la croix avec la victime sanglante et frémissant et la laisse tomber dans un trou creusé dans le sol. Et voici ce que dit Jésus :

Luc 23 : 34 (BDS)
Jésus pria : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.

Des tableaux montrent Jésus sur la croix le corps enveloppé d’un linge mais les romains laissaient généralement leurs victimes nues sur leur croix. Le châtiment incluait la nudité lors de la crucifixion pour assurer une dégradation absolue de la victime. Serait-ce une raison pour laquelle le Père dans sa miséricorde a enveloppé la croix de ténèbres comme le rapporte Matthieu au chapitre 22 et au verset 45 ?

Les soldats jouent aux dés les vêtements de Jésus, quelques femmes se tiennent à l’écart, la foule reste un moment pour voir le spectacle, Jésus remet sa mère aux soins de Jean et confie Jean à Marie. Il prononce des paroles divines pour encourager le brigand pénitent crucifié à ses côtés. Pendant ce temps les chefs se moquent de lui en criant “il a sauvé les autres, mais il ne peut se sauver lui-même”. Ces mots lancés comme une insulte était en fait la vérité, Jésus ne pouvait pas se sauver lui-même et sauver les autres en même temps. Il a choisi de se sacrifier lui-même afin de pouvoir sauver le monde.

Petit à petit la foule diminue, sa curiosité est satisfaite, le silence et les ténèbres s’abattent sur la scène. Lors de la naissance du Fils de Dieu, il y a eu de la lumière à minuit, lors de sa mort, il y eut des ténèbres à midi. Retentissant de ces ténèbres la voix de Jésus dit en araméen “mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?”. Il s’agissait d’un abandon et d’une séparation réels qu’il y eut entre le Père et le Fils. Les deux avaient volontairement accepté cette situation. Elle était due à nos péchés et elle était la juste rétribution.

Il s’agit de l’évènement le plus marquant de toute l’histoire. Jamais les anges des cieux n’avaient été témoins d’une scène semblable. Imaginons la transpiration sur le front de Jésus, souillée de son sang, de ses mains et de ses pieds, le sang s’écoulait goutte à goutte marquant le sol d’une trace cramoisie, les blessures de ses mains et de ses pieds allaient en s’élargissant alors que le poids du corps se faisait de plus en plus lourd. La multitude qui entoure la croix est frappée de stupeur, paralysée, un tremblement de terre venait s’ajouter à la confusion de plus en plus profonde des prêtres terrorisés, des chefs, des soldats, des bourreaux et du peuple, tous sont abattus au sol. Des lèvres du sauveur s’élèvent alors ces paroles :

Jean 19 : 30

Jésus dit : Tout est accompli. Il pencha la tête et rendit l’esprit.

Notre Seigneur n’abandonna pas sa vie avant qu’il ait parfaitement accomplie la tâche qu’il était venu réaliser.

Un centenier romain et d’autres personnes avecprirent alors conscience de l’identité de Jésus :

Matthieu 27 : 54

Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent: Assurément, cet homme était Fils de Dieu.

Judas livra Jésus aux prêtres qui le livrèrent à Pilate qui l’abandonna aux soldats qui eux le crucifièrent, mais qui a véritablement envoyé Jésus à la mort ? Ce n’est pas Judas pour de l’argent, ni Pilate par peur des hommes, ni les juifs par envie, mais le Père et Jésus lui-même par amour de l’humanité. Nous comprenons avec force les paroles d’Abraham plus de 2000 ans avant Jésus :

Genèse 22 : 7-8

Alors Isaac, parlant à Abraham, son père, dit: Mon père! Et il répondit: Me voici, mon fils! Isaac reprit: Voici le feu et le bois; mais où est l’agneau pour l’holocauste?

Abraham répondit: Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste. Et ils marchèrent tous deux ensemble.

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