La prophétie du chapitre 12 de Daniel – les 1290 et 1335 jours


La prophétie du chapitre 12 de Daniel commence en réalité dans le chapitre 10. Il s’agit d’une section s’étalant sur 3 chapitres.

Remarquons dans un premier lieu que le chapitre 11 passe en revue toutes les péripéties historiques qui ont lieu depuis le règne perse jusqu’à l’épisode des 4 divisions de l’empire grec après Alexandre le Grand.

A ce titre, ne vous laissez pas impressionner par la quantité faramineuse d’informations dans le chapitre 11. Il s’agit principalement d’informations historiques qui se sont déroulés entre le 6ème siècle et le 2ème siècle av.J.C.

Si vous souhaitez vous lancer dans l’étude minutieuse de tous ces points historiques, vous pouvez vous aider des notes du site Bible Gateway concernant le chapitre 11Opens in a new tab..

Le lien entre le chapitre 11 et 12

Ce n’est pas le but ici de refaire le film de l’histoire de cette période. Toutefois il est bon de mentionner que le chapitre 12 est une réponse au chapitre 11. C’est pourquoi il ne faut pas perdre de vue ce point quand on étudie l’aspect prophétique, quand bien même la prophétie peut avoir a une double signification : un historique concernant des évènements passés et un autre concernant le futur et des évènements à venir.

Ceci est vraiment important pour comprendre Daniel 12 car à partir de Daniel 11 : 21, il est question d’Antiochos IV Epiphane qui a profané le temple des juifs. Quand Daniel 12 parle des 1290 jours et des 1335 jours, il faut garder en tête qu’il s’agit premièrement de l’épisode de l’histoire des juifs entre 168 et 164 av.J.C.

Il est possible que ces chiffres s’appliquent à nouveau à la fin des temps, mais ils concernent premièrement l’action d’Antiochos IV Epiphane.

Le double-sens probable de la prophétie du chapitre 12

Ce qui invite à penser qu’il y a un double sens, c’est que Daniel parle de la seconde venue du Messie et de la résurrection. Aussi ces points sont développés à nouveau dans le Nouveau Testament (Antéchrist, Abomination de la Dévastation, Apostasie…).

Jésus reprendra le concept de l’abomination dans Matthieu 24 : 15 et bien que cela se réfère à sa crucifixion et la désolation qui en résultat (destruction de Jérusalem en 70 ap.J.C et dispersion des juifs), il se pourrait qu’il y ait une application supplémentaire dans les dernières périodes de la terre.

Mais les prophéties sont pleinement comprises, au mieux, lorsqu’elles commencent à se produire et c’est après qu’elles se soient produites que nous avons un véritable éclairage.

Les prophéties ne font pas de nous des devins, mais nous permettent de repérer “la saison” à laquelle nous sommes.

Les 1260, 1290 et 1335 jours appliqués à Antiochos IV

Les 2300 soirs et matins (1150 jours) de Daniel 8 : 13 ont commencé selon 1 Maccabees 1:54 le 15 décembre 167 av.J.C, tandis que 1 Maccabees 4: 52-53 nous dit que le Temple a été consacré de nouveau le 25 Kislev (Décembre) 164 av.J.C. Les Juifs se souviennent de cette date lors de leur célébration d’Hanoucca. Ces deux dates s’étendent sur un total de 3 ans et 10 jours.

Le chapitre 12 présente à nouveau 1260 jours, comme dans le chapitre 7 pour la “petite corne romaine”, mais l’empire romain n’est pas présent dans cette prophétie.

Serait-il possible qu’il s’agisse cette fois-ci de la persécution des juifs lors de l’interruption du culte ? Visiblement le commissaire Appolonius avait été chargé en 168 av.J.C de s’en prendre à la religion juive et d’installer le culte de Jupiter dans le temple des juifs.

La mort d’Antiochos IV se produisit peu après la reprise du culte juif. Il se pourrait que les 1290 jours s’appliquent à la mort de ce dernier ou à l’arrivée de la nouvelle de sa mort à Jérusalem.

Les 1335 jours pourraient s’appliquer au moment où la lettre du successeur d’Antiochos IV (Antiochos V) arriva à Jérusalem et offrit la paix aux juifs.

Quoiqu’il en soit, le chapitre 8 traitant d’Antiochos IV et le chapitre 11 le faisant à nouveau, nous laissent penser que ces 3 nombres (très proches les uns des autres) : 1150 jours, 1290 jours et 1335 jours, s’appliquent à la même période.

Nous savons tout au plus que l’action d’Antiochos IV a connu plusieurs phases successives qui pourraient être représentatives des différents nombres du chapitre 12.

Les 1260, 1290 et 1335 jours appliqués à l’antéchrist

Ces jalons pourraient aussi représenter les différentes phases successives de la victoire du Christ à la fin des temps. Toutefois les 1290 et 1335 jours ne réapparaissent pas dans l’Apocalypse, ce qui n’ôte pas pour autant la possibilité qu’ils se réappliquent.

Nous avons l’exemple des 40 jours prophétiques de Jonas qui n’étaient pas mentionnés dans le Nouveau Testament (bien que la destruction à venir du temple était mentionnée) mais qui pourtant se sont appliqués entre l’année 30 (crucifixion de Jésus) et la destruction de Jérusalem en 70 ap.J.C.

Les 1260 jours de Daniel 12 : 7 sont certainement associables à ces nombreuses occurrences dans le Livre de l’Apocalypse. S’agit-il encore de la période entre 538 et 1798 ? D’une période littérale de 3.5 ans à la fin des temps ? ou bien des deux ? Les deux sont probables.

Les 1290 et 1335 jours sont ils liés aux 1260 jours ? et débouchent ils sur l’année 1844 ?

Nombreux sont les commentateurs qui lient les 1290 et 1335 jours aux 1260 jours de Daniel 12 : 7, de Daniel 7 : 25 et aux autres occurrences de ces 1260 que l’on retrouve dans l’Apocalypse.

En 508 après J.-C., Clovis, le roi des Francs, fut converti à l’Église romaine. Cela a ouvert la voie à l’union de l’Église et de l’État en 538 après JC, qui a eu lieu lorsque les Ostrogoths ont abandonné le siège de Rome et que le pape Vigilius II a pris le contrôle total.

La différence entre 1290 et 1260 s’expliquerait par le baptême de Clovis en 508 (départ des 1290) et la date de 538 (départ des 1260), qui concerne le premier pape byzantin Vigillius et l’union de l’église-état.

Si on part de l’année 1798 lorsque Napoléon a capturé le pape et qu’on y ajoute 45 ans (différence entre 1290 et 1335), nous retombons sur l’année 1843/1844, que nous avions préalablement obtenu  en ajoutant 2300 ans à partir de l’année 457 av J.C qui correspond à la reconstruction de Jérusalem sous Artaxersès.

Certains pourraient y percevoir un bricolage de chiffre, c’est l’effet que ça me fait.

Le départ des 2300 en 457 av.J.C ne m’apparait pas convaincant. Cette date de 457 concerne la reconstruction du temple et pas la cessation du sacrifice et l’établissement de l’abomination.

Même topo pour les 1290 jours qui eux aussi ont pour point de départ la cessation du sacrifice perpétuel.

Cette interruption du sacrifice ne s’est produit que lors de l’épisode d’Antiochos IV en 167 av.J.C et en l’an 30 quand Jésus a réalisé le sacrifice final.

Il ne me semble pas tout à fait pertinent d’associer les 1290 jours avec les 1260 jours, qui eux, sont centrés sur la persécution des saints et non sur la cessation du sacrifice.

Le sacrifice perpétuel sera t’il à nouveau stoppé ?

On pourrait argumenter qu’à partir du moment où Jésus a réalisé le sacrifice final, il n’y aura plus jamais de cessation du sacrifice à l’avenir.

Mais certains passages du Nouveau Testament font référence aux croyants comme étant le temple spirituel et aux sacrifices spirituels qui sont offert au Père.

1 Pierre 2 : 5

Et vous aussi, comme des pierres vivantes, vous qui formez un temple spirituel, édifiez-vous pour constituer une sainte communauté de prêtres, chargés de lui offrir des sacrifices spirituels qu’il pourra accepter favorablement par Jésus-Christ.

Ainsi il n’est pas impossible qu’il y ait une interruption « spirituelle » à l’avenir là où la cessation était « physique » dans la période d’Antiochos IV.

Réflexions sur les nombres de Daniel 7 à 12

Bien que des solutions plus ou moins satisfaisantes existent concernant les nombres principaux des prophéties de Daniel du chapitre 7 à 12, quelques doutes persistent et selon moi devraient nous inviter à être raisonnable et prudent avant de les décoder et de les appliquer avec assurance.

Un temps, deux temps, et la moitié d’un temps

Concernant le nombre « un temps, deux temps et la moitié d’un temps » du chapitre 7 (verset 25), que nous retrouvons au chapitre 12 (verset 7), il est concluant de les appliquer à la période entre 538 et 1798. Les évènements de ces deux époques sont raisonnablement concluants.

Cette formule qui équivaut à 3.5 ans (ou 1260 jours) est retrouvée à plusieurs reprises dans le Livre de l’Apocalypse :

  • Apocalypse 11 : 2 (ville sainte piétinée pendant 42 mois)
  • Apocalypse 11 : 3 (les deux témoins prophétisent durant 1260 jours)
  • Apocalypse 12 : 6 (la femme fuit au désert pour y être nourrie pendant 1260 jours)
  • Apocalypse 12 : 14 (la femme s’envole au désert pour y être nourrie pendant un temps, des temps et la moitié d’un temps)
  • Apocalypse 13 : 5 (la bête profère des paroles arrogantes et reçoit le pouvoir de faire la guerre aux saints pendant 42 mois)

Ces références peuvent être interprétées comme 1260 jours littéraux ou prophétiques (1260 ans) et il se peut que ce nombre puisse s’appliquer doublement et des deux manières selon les situations.

Certains y voient les 3.5 dernières années de la terre avec l’antéchrist agissant jusqu’à l’arrivée du Seigneur quand d’autres y voient la période de l’église médiévale entre 538 et 1798. D’autres pensent encore que les deux sont possibles.

D’autres pensent à une période finale de 7 ans, dont la moitié concerne les 2 témoins (le peuple juif et les chrétiens) et l’autre la période de l’antéchrist.

Le cas des deux témoins est intéressant, il y a plusieurs options d’identification qui ont été proposées :

  • Elie et Enoch
  • Elie et Moïse
  • Deux nouveaux prophètes
  • L’ancien et le nouveau testament
  • Le peuple juif et les chrétiens

Personnellement je pense que la dernière solution est la plus pertinente, mais ce n’est pas le sujet de cet article que de l’expliquer. Nous verrons ça dans un article ultérieure.

Les 2300 soirs et matins

Ce nombre peut s’appliquer à Antiochos IV entre 167 et 164 (1150 jours), et assez difficilement à la période comprise entre 457 av.J.C et 1844 (2300 ans). S’appliquera t’il à la fin des temps ? Je ne sais pas.

Les 1290 et 1335 jours

On ne semble pas retrouver ces deux nombres ailleurs dans la Bible (certains disent qu’on retrouve les 45 ans dans Joshua mais y a-t-il un lien ?).

Sont-ils liés aux 1260 jours qu’on retrouve plusieurs fois dans l’Apocalypse 11, 12, 13 et dans Daniel 7 et 12 ?

Les 1290 de Daniel 12:11 parle de la cessation du sacrifice perpétuel et du moment où l’abominable dévastation sera dressée.

Cette notion est présente dans Daniel 8 : 13 où il s’agit des 2300 soirs et matin qui viennent en réponse à la question ; « Jusqu’à quand durera cette vision à propos du sacrifice perpétuel et de la transgression dévastatrice ? Jusqu’à quand le sanctuaire et l’armée seront-ils livrés au piétinement ?”

Les deux évènements semblent être les mêmes et les chiffres donnés sont différents (2300 soirs et matins ou 1150 jours et 1290 jours). Cela nous renvoie-t-il à l’année 1843/1844 ?

Nous avions vu que nous pouvions poussivement atteindre l’année 1844 séparément par deux calculs non liés (partant de 457 av.J.C pour les 2300 et de 508 pour les 1335) avec toutefois deux dates de départ assez peu significatives.

La question peut être posée : en quoi l’année 508 ap.J.C a t’elle vu le sacrifice perpétuel être stoppé ? Et le même question se pose pour les 457 av.J.C.

Se pourrait-il que ces nombres doivent s’appliquer à la dernière période de l’histoire en jours littéraux ?

Quoique des théologiens et des églises associent ces deux nombres (1290 et 1335) aux 1260 années de la petite corne (émanant des divisions de l’empire romain) du chapitre 7 en les faisant démarrer en 508, soit 30 ans avant l’union de l’église et de l’état sous le pape byzantin Vigile, il apparaît qu’il ne s’agit pas des mêmes évènements traités.

Notons que ces 1290 et 1335 jours (chapitre 12) sont assez proches des 1150 jours (chapitre 8) que nous avions obtenu des 2300 soirs et matin et qui concernaient précisément l’interruption du culte au temple (entre 167 et 164) et de sa profanation. Ces deux jalons peuvent s’appliquer à l’époque d’Antiochos IV comme développé dans cet article.

Il se pourrait que ces 2 jalons puissent aussi s’appliquer à une époque précise dans le futur (les années précédant le retour de Jésus). Mais j’ai peu de certitude quant à les appliquer au baptême de Clovis en 508, quand bien même il a tracé la voie de l’union de l’église et de l’état.

En résumé les 1290 et 1335 s’appliquent soit à Antiochos IV, soit à une période future avec un point de départ encore indéterminée, soit aux deux.

L’année 1844

Je suis très dubitatif sur la date de 1844, je ne l’exclus pas, mais même s’il y a eu un réveil religieux au 19ème siècle, cela ne m’apparaît pas assez significatif.

Ces 2 ou 3 derniers siècles ont été l’apogée de l’athéisme, de la théorie de l’évolution et de la géologie vieille-terre. Beaucoup de gens ont été égarés. Et honnêtement je ne vois pas en quoi cette année 1844 justifient Daniel 12 : 12.

Daniel 12 : 12

Heureux celui qui attendra et qui parviendra jusqu’au 1 335e jour

Bien des chrétiens souffrent encore aujourd’hui, Satan continue d’agir et d’égarer les nations. Les prophéties de Daniel nous parlent de la fin de Satan et des dirigeants sous sa coupe. Il m’apparaît difficilement compréhensible qu’après l’accomplissement de ces 1335 jours, Satan et le mal seraient toujours là.

Par contre les 1335 peuvent trouver leur cohérence à travers la mort du persécuteur Antiochos IV et de son successeur offrant la paix aux juifs, tout comme ils peuvent trouver leur cohérence s’ils s’appliquent à nouveau dans un point de départ futur pour terminer ensuite sur le retour du Christ.

Au final si l’année 1844 déclenchait ou marquait le début de la dernière période de l’histoire, je ne vois pas en quoi cela rendrait quiconque heureux (au contraire la détresse est censée augmenter à ce moment-là).

C’est uniquement au retour de Jésus que nous serons en mesure d’être « heureux ».

L’hypothèse des 1290 et 1335 jours rapportés à la fin des temps

Soulevons un dernier point en faveur d’un possible point de départ indéterminée dans le futur pour ces 1290 et 1335 jours.

Pour cela il nous faut se rappeler de la prophétie des 2300 soirs et matin qui concernait en substance la même chose que ces 2 nombres (interruption du sacrifice etc…).

Remarquons que Daniel et ceux qui ont étudié son livre peu après qu’il l’eut écrit (par exemple au 4ème siècle av.J.C) n’ont pas eu le temps de connaître le point de départ des 2300 soirs et matins en 167 av.J.C.

Au mieux, les étudiants les plus sérieux du Livre de Daniel, à l’époque précise d’Antiochos IV, ont compris que la profanation devait durer quelques années (1150 jours). Ils percevaient déjà la fin alors même qu’ils étaient au milieu de la persécution.

Il pourrait en être de même à la fin des temps. Concentrons sur la parole de Jésus dans Matthieu 24 : 15

Matthieu 24 : 15

C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abominable dévastation dont a parlé le prophète Daniel établie dans le lieu saint – que celui qui lit fasse attention!

Se pourrait il que Jésus nous dise ceci (au sujet de la dernière profanation de l’histoire): lorsque vous verrez l’abominable dévastation dont il était question dans le chapitre 12 de Daniel, vous savez que 1290 jours doivent s’écouler, puis 45 jours supplémentaires et enfin la fin viendra.

La parabole du figuier pourrait-elle également nous éclairer sur cette prophétie ?

Marc 13 : 28

Tirez instruction de la parabole du figuier: dès que ses branches deviennent tendres et que les feuilles poussent, vous savez que l’été est proche

De la même manière que la prophétie de Daniel 8 : 13-14 au sujet des 2300 soirs et matins ne put être comprise (parfaitement) que lorsqu’Antiochos IV débuta la profanation du temple, nous comprendrons (au mieux) le début des 1290 jours (s’ils s’appliquent à nouveau) au moment où la profanation de la fin des temps aura lieu, dans le temple spirituel et non dans un temple physique.

La prophétie se réfère au temps de la fin et le sens de ces paroles est caché jusqu’à ce moment là selon le verset 9.

L’interprétation proposée ici trouverait une certaine logique avec ce verset, car avant que la dernière abomination ne soit installée, il n’est pas possible de connaître le point de départ des 1290 et 1335 jours, si tant est que ces dates doivent s’appliquer à nouveau. Mais au temps de la fin, cela sera possible et la prophétie n’aura plus de zone d’ombre.

Trois règles importantes concernant l’études des prophéties

Trois règles peuvent être dégagées et proposées afin d’étudier les prophéties et d’éviter les interprétations loufoques. Cela ne signifie pas qu’elles nous permettent de tout comprendre, mais au moins d’éviter certains culs-de-sac.

La première règle est qu’il ne faut pas perdre de vue le sujet de la prophétie. Nous voyons par exemple qu’il n’est pas pertinent de faire démarrer les 2300 soirs et matins en 457 av.J.C et de les étendre jusqu’à 1844.

Les 2300 soirs et matins n’ont rien à voir avec la reconstruction de Jerusalem, ils ont trait au pouvoir de la corne (émanant des 4 divisions de l’empire grec) et à l’interruption du culte du temple et à sa profanation.

La date 457 av.J.C  ne peut être utilisée de manière pertinente qu’avec les 70 semaines du chapitre 9 qui traite du Messie.

La deuxième règle, qui d’ailleurs est liée à la première, est qu’il faut être concentré sur le point de départ de la prophétie et sa cohérence.

Par exemple s’il est cohérent de faire démarrer les 1260 années du chapitre 7 en 538, il ne l’est plus d’affecter les 1290 jours de Daniel 12 en 508.

Comme déjà proposé, ces 1290 jours doivent s’appliquer au moment où le sacrifice perpétuel a été stoppé et lorsque l’abomination est installée. Rien ne nous permet d’identifier en le baptême de Clovis en 508 un tel événement.

Ce qui d’ailleurs nous amène à la 3ème règle : le point d’arrivée de la prophétie et la cohérence de celui-ci.

Nous voyons par exemple que la fin des 70 semaines à l’époque de Jésus est pertinente. Par contre quelle est la pertinence de 1844 ?

La fin des 2300 soirs et matins en 164 av.J.C est également pertinente.

La fin des 1260 années du chapitre 7 (pouvoir de la petite corne romaine) en 1798 est également pertinente.

Mais la fin de la prophétie du chapitre 12 (dont l’objet est la grande détresse, le retour de Jésus et la résurrection) en 1798 ou en 1843/1844 n’apporte rien de concluant et de cohérent.

Par contre si les différents nombres de Daniel 12 s’affectent (si ce doit être le cas) à la dernière période de l’histoire (comme les 3 ou 4 dernières années) avec un point de départ encore indéterminée, nous pourrions y trouver un point d’arrivée cohérent.

Conclusion

Plusieurs textes bibliques comportent une difficulté en ce sens qu’en l’espace de quelques versets, des éléments concernant différentes époques peuvent être fournis.

Le texte peut rapidement passer d’un évènement ancien à un évènement futur ou vice-versa et continuer d’enchaîner des séquences éloignées les unes des autres.

Des écarts de milliers d’années peuvent être présents entre deux versets mais on ne s’en rend pas toujours compte.

Je suis ouvert à la possibilité des 1290 jours et 1335 jours s’appliquant à la fin des temps mais je reste prudent.

L’étude est toujours ouverte et toute interprétation perspicace est toujours la bienvenue concernant les prophéties bibliques et notamment celles de Daniel.

Anthony ETHEVE

Passionné et étudiant converti à la Bible, Anthony partage le fruit de ces centaines d'heures de recherche afin d'aider les chrétiens et notamment les nouveaux appelés à comprendre les thèmes bibliques et le débat création/évolution.

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