Y-a-t-il assez d’eau sur terre pour recouvrir toute la terre comme dans le déluge de Noé ?


La Bible nous dit que l’eau du déluge de Noé est provenue de deux sources (certainement liées entre-elles) – les sources du grand abîme et la pluie. Il n’y a pas peut-être pas assez d’eau pour recouvrir la terre d’aujourd’hui, mais il y en a eu assez pour recouvrir le monde antédiluvien qui était beaucoup plus plat.

Il faut noter que la pluie a duré 40 jours et 40 nuits mais le déluge en lui même est un évènement d’un an. Le niveau des eaux n’a commencé à baisser qu’après 150 jours et il a fallu des mois pour que la terre sèche et que les eaux dévalent des hauteurs pour rejoindre les sols océaniques qui se refroidissaient et donc s’enfonçaient.

La provenance des eaux

Nous lisons dans Genèse 7:11 que «toutes les sources du grand abîme jaillirent». Il est probable que cette eau provienne du manteau terrestre. Les géologues calculent que les roches du manteau contiennent encore dans leur structure minérale suffisamment d’eau pour remplir les océans au moins dix fois1.

Ils reconnaissent également que du matériel est sorti de la partie externe du manteau, qu’ils appellent le “manteau appauvri”. Certains suggèrent également que le soulèvement du fond de l’océan a déversé de l’eau sur les continents2.

Comment la pluie a-t-elle pu durer 40 jours et 40 nuits ?

Comment a-t-il pu pleuvoir si longtemps (40 jours et 40 nuits) ? Nous ne savons pas avec certitude, mais les scientifiques créationnistes ont suggéré certaines possibilités :

  • Effondrement d’une canopée de vapeur d’eau qui entourait la terre d’avant le déluge dans l’atmosphère. Les calculs indiquent que cette canopée n’aurait pas pu contenir assez d’eau, mais cela peut peut-être en expliquer une partie3.
  • Des jets d’eau jaillissant haut dans l’atmosphère sous la terre et retombant sous forme de pluie4.
  • Des cyclones intenses appelés hypercanes qui se sont développés sur l’eau chaude de l’océan (chauffés par des éruptions volcaniques sous-marines)5.
  • De l’eau déversée sur la terre par une pluie de comètes. Les cratères sur la lune indiquent un bombardement intense du système solaire, et certains créationnistes suggèrent que cela s’est produit pendant le déluge6.
  • Une combinaison de tous ces concepts.

Le déluge de Noé a été un événement unique que nous n’avons pas observé. Mais les sources d’eau enregistrées dans la Bible sont cohérentes avec notre compréhension de la structure de la terre.

La tectonique catastrophique des plaques propose un mécanisme d’inondation des continents. A mesure que le matériau chaud du manteau jaillissait dans les fonds marins, il provoqua la vaporisation d’eau océanique sous forme de geyser qui ensuite retomba sous forme de pluie sur les continents.

Le nouveau sol océanique chaud, moins dense, était plus élevé que l’ancien sol froid. C’est pourquoi ce nouveau sol, de 2km plus haut, a poussé l’eau sur les continents. On ajoute à cela le fait que 5% du magma est composé d’eau.

Il est fort probable que les sources du grand abîme soient en fait l’eau océanique des profondeurs qui a été vaporisée + les 5% de l’eau provenant du magma. Nous avons 70% de la terre qui est couverte d’eau, avec un sol océanique qui s’est élevé de 2km, nous avons un mécanisme puissant d’inondation des continents.

Y-avait-il assez d’eau pour recouvrir les plus hautes montagnes ?

Le soulèvement des continents et des montagnes, et l’approfondissement des bassins océaniques dans les dernières étapes du déluge, aident à expliquer la géologie actuelle de la terre.

Si les caractéristiques de la surface de la terre étaient totalement aplaties, l’eau pourrait couvrirait le globe de 2.7km de profondeur. Mais c’est encore insuffisant pour couvrir un mont Everest (d’environ 8 km de haut) et d’autres montagnes himalayennes.

Cependant, les eaux du déluge n’avaient besoin que de couvrir «toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel entier» de la terre d’avant le déluge (Genèse 7:19). L’Himalaya montre clairement qu’elle a été poussée vers le haut après le dépôt de couches sédimentaires résultant du déluge. On trouve en effet des fossiles marins sur les toits des montagnes (voir l’article “les eaux du déluge ont-elles submergé le monde ?“). Les montagnes ont autrefois été sous l’eau.

Ces montagnes n’ont pu s’élever que rapidement et catastrophiquement car l’érosion due à la gravité, le vent et la pluie fait disparaître les continents plus vites qu’ils ne s’élèvent (voir l’article “La dérive des continents, la formation des montagnes et le déluge“).

Ainsi, les «hautes montagnes» d’avant le déluge étaient différentes de celles que nous voyons aujourd’hui et n’étaient probablement pas beaucoup plus hautes que 2 km. Une grande partie de cette masse montagneuse pré-diluvienne a peut-être été érodée au cours de ce cataclysme d’un an.

L’Éternel a créé la terre pour qu’elle soit habitée (Esaïe 45 : 18). Elle était certainement plus propice à la vie avant le déluge. Le récit du déluge indique que Dieu allait détruire la terre (genèse 6 : 13), et pas seulement les créatures qui respirent. C’est pourquoi nous avons aujourd’hui une grande partie de la terre qui est inhabitable (glaciers, déserts, hautes montagnes, l’océan qui récouvre la terre à 70%).

Les hautes montagnes d’aujourd’hui sont le résultat de la tectonique catastrophique des plaques qui a eu cours pendant le déluge de Noé, lequel est un évènement d’un an. Sans déluge, nous aurions aujourd’hui un seul continent, peu de glaciers et de déserts, et peu de hautes montagnes.

Références :

  1. Williams, A., Drowned from below, Creation 22(3):52–53, 2000
  2. Baumgardner, J., 3-D finite element simulation of the global tectonic changes accompanying Noah’s Flood, 2nd ICC, Creation Science Fellowship, Pittsburgh, pp. 35–45, 1990.
  3. Vardiman, L., Climates before and after the Genesis Flood, ICR, California, pp. 7–21, 2001.
  4. Baumgardner, J., Catastrophic Plate Tectonics: The physics behind the Genesis Flood, 5th ICC, Creation Science Fellowship, Pittsburgh, pp. 113–126, 2003.
  5. Woodmorappe, J., Hypercanes: rainfall generators during the Flood? Journal of Creation 14(2):123–127, 2000.
  6. Faulkner, D., A biblically-based cratering theory, Journal of Creation 13(1):100–104, 1999.

Anthony ETHEVE

Passionné et étudiant converti à la Bible, Anthony partage le fruit de ces centaines d'heures de recherche afin d'aider les chrétiens et notamment les nouveaux appelés à comprendre les thèmes bibliques et le débat création/évolution.

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