Les Preuves de la Création et du Déluge: Géophysique (5)
Après avoir présenté les hypothèses de la création, la première preuve en biologie, la deuxième en paléontologie, la troisième en géologie, nous abordons maintenant la quatrième grande catégorie de preuve en géophysique.
- Géophysique
- La jeunesse de la terre
- La jeunesse du plancher océanique
- La tomographie sismique
- Les pseudotachylites (PST)
- La puissance nécessaire pour élever l’Himalaya
- Les bandes magnétiques océaniques symétriques
- La viscosité du manteau dépendante de la température
- L’énergie disponible
- Chaînes de montagnes et orogénèses synchrones
- Mégaséquences sédimentaires
- Volcanisme massif (trapps, dorsales)
Géophysique
Le géophysicien John Baumgardner a proposé un modèle dans lequel il explique les mécanismes lors du déluge biblique, en rapport avec les fontaines du grand abîme de Genèse 7:11.1 Ce grand abîme est l’océan au fond duquel aurait jailli les dorsales océaniques (chaînes de montagne sous-marine) où du matériau chaud provenant du manteau a provoqué l’évaporation d’eau de mer retombant sous formes de pluies « diluviennes » sur les continents.
Dans le livre Earth Systems (2025) de Breuner, Clarey et Hebert on lit:
« En termes de CPT [catastrophic plate tectonics), la rupture des sources du grand abîme pourrait être une description du rifting initial qui eut lieu aux dorsales océaniques et même du rifting à l’intérieur des continents. Il est même possible que ce fut le moment où beaucoup des plaques tectoniques individuelles se sont formées pour la première fois. »

Le déluge aurait commencé par l’éclatement de la croûte terrestre. Le processus commence avec le fond océanique froid et dense qui commence à s’enfoncer dans le manteau plus souple et moins dense d’en dessous.

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Le frottement de ce mouvement génère de la chaleur, en particulier autour des bords, ce qui affaiblit le matériau du manteau, le rendant moins résistant au naufrage du fond océanique. Les bords s’enfoncent plus rapidement, entraînant le reste du sol océanique dans un mouvement ressemblant à un tapis roulant.

Un mouvement plus rapide crée plus de friction et de chaleur dans le manteau environnant, réduisant encore sa résistance et ainsi le sol océanique se déplace encore plus rapidement.
À son apogée, cette instabilité thermique d’emballement aurait permis une subduction à des taux de plusieurs mètres par seconde. Ce concept clé est appelé subduction effrénée (runaway subduction).
Le fond de l’océan qui s’enfonce déplace le matériau du manteau terrestre, déclenchant un mouvement à grande échelle sur toute la croûte.
Cependant, alors que le fond de l’océan coule et glisse rapidement à côté des extrémités du super continent d’avant le déluge, quelque part ailleurs, la croûte terrestre est soumise à une telle tension qu’elle se déchire, brisant à la fois le supercontinent et le sol océanique.

Au fond de l’océan, les très chauds matériaux du manteau vaporisent d’énormes quantités d’eau de mer, produisant des geysers de vapeurs surchauffées. Il s’agit peut-être des sources du grand abîme dont parle la genèse. Ceci pourrait expliquer les 40 jours et 40 nuits de pluies intenses.
La subduction rapide du plancher océanique antédiluvien dans le manteau se traduit par un nouveau plancher océanique qui est considérablement plus chaud, en particulier dans ses 100 km supérieurs, non seulement aux crêtes, mais partout.
Étant plus chaud, le nouveau fond océanique est de densité plus faible et s’élève donc de 1 000 à 2 000 mètres plus haut qu’auparavant et implique une élévation spectaculaire du niveau de la mer.
Cette élévation du niveau de la mer inonde les surfaces continentales et permet le dépôt de vastes zones de dépôts sédimentaires au sommet des continents. Ce modèle fournit un mécanisme qui explique comment les plaques ont pu se déplacer relativement rapidement sur le manteau et glisser.
Une découverte pourrait éclairer le début du déluge. Dans un article publié dans Nature Geoscience2, des scientifiques allemands ont trouvé des preuves suggérant que le manteau terrestre était jusqu’à 148 degrés celsius plus chaud (par rapport à aujourd’hui) pendant les étapes initiales et formatrices de l’océan Atlantique c’est à dire lorsque les continents ont commencé à se séparer violemment pour le créer. Au fil du temps, le manteau s’est refroidi aux niveaux actuels.
Ces résultats suggèrent que le déclenchement du puissant déluge a commencé avec une température de manteau anormalement élevée sous le super continent. Alors que les continents se séparaient, une nouvelle croûte océanique se formait rapidement entre eux, et le manteau en fusion comblait l’écart grandissant.
Les scientifiques allemands ont également noté qu’en moyenne les dorsales océaniques se trouvent aujourd’hui à une profondeur de 2,8 km sous le niveau de la mer. En revanche, les dorsales au-dessus de l’ancien manteau (plus chaud) n’auraient été qu’à environ 0,9 km au-dessous du niveau de la mer, soit une différence de presque 2km.
Quel effet cela aurait-il eu? Des dorsales moins profondes dues à un flux de chaleur plus élevé auraient fait monter le niveau de la mer, expliquant au moins partiellement l’inondation des continents.
Plus tard, alors que le manteau se refroidissait progressivement, les dorsales océaniques se seraient enfoncées, abaissant considérablement le niveau de la mer et drainant l’eau des continents pour mettre fin au déluge.
Dans un article connexe résumant les découvertes récentes3, il a été souligné qu’une grande partie de l’ancienne croûte océanique semble avoir été générée dans des conditions qui sont rares sous les dorsales actuelles.
En effet le déluge biblique mondial a été un événement unique ne devant jamais se répéter (Genèse 9:15). La chaleur élevée du manteau qui a apparemment déclenché l’éclatement des continents d’avant le déluge ne s’est produite qu’une seule fois dans le passé.
Ce flux de chaleur a également soulevé les dorsales du fond marin et contribué à inonder les masses terrestres. Le refroidissement subséquent du manteau a fait chuter les dorsales et a permis à l’eau de s’écouler et de retourner dans les bassins océaniques qui s’approfondissaient.
Le modèle fournit également un mécanisme de retrait des eaux de crue. Le Psaume 104: 6-7 pourrait décrire la diminution des eaux qui s’étaient élevées au-dessus des montagnes.
Le verset 8 peut être traduit comme suit: «Les montagnes se sont élevées; les vallées ont sombré », ce qui serait cohérent avec les mouvements verticaux de la terre opérant à la fin du déluge, contrairement aux forces horizontales pendant la phase de propagation.
Les collisions de plaques auraient fait surgir les montagnes, tandis que le refroidissement du nouveau fond océanique augmentait sa densité et le faisait couler, creusant les nouveaux bassins océaniques pour encaisser les eaux de crue de la fin du déluge.
Il pourrait s’avérer significatif que les montagnes d’Ararat (Genèse 8: 4), lieu du naufrage de l’Arche, se trouvent dans une région tectoniquement active, à ce que l’on croit être la jonction de trois plaques crustales.
Breuner, Clarey et Hebert déclarent:
« Une source d’eau pour les fontaines pourrait avoir été dans le manteau supérieur. Des études récentes indiquent qu’il existe encore d’énormes quantités d’eau disséminées dans les minéraux du manteau supérieur, dans une couche appelée la zone de transition, juste en dessous de l’asthénosphère (440 à 660 km, ou 270 à 400 miles). Les scientifiques conventionnels estiment qu’il y a autant d’eau piégée dans les minéraux à ces profondeurs qu’il y en a dans tous les océans.
La ringwoodite et la wadsleyite, les deux minéraux les plus communs à ces profondeurs, sont estimés contenir 1 à 2 % d’eau en poids. Il est possible qu’une partie de cette eau — et même une eau plus limitée du manteau plus superficiel — ait été libérée lorsque les fontaines ont jailli au début du Déluge. Aujourd’hui encore, environ 95 % des gaz libérés par les volcans sont de l’eau et du dioxyde de carbone, ce qui montre que les volcans relâchent bel et bien de l’eau.
De toute évidence, les fortes pluies décrites dans la Genèse comme l’ouverture des « écluses des cieux » ont contribué à l’inondation des masses continentales d’avant le Déluge. Une partie de ces pluies provenait vraisemblablement de l’eau émise lors des éruptions volcaniques, comme mentionné ci-dessus. Mais comme la lithosphère océanique nouvellement créée est chaude, moins dense et plus flottante, le modèle CPT fournit une autre source d’eau pour l’inondation des continents.
Après sa formation aux dorsales, la lithosphère océanique nouvellement formée, peu dense, s’élève et soulève le sommet du plancher océanique par en dessous, déplaçant l’eau de mer et la forçant à gagner les terres. Le géologue Andrew Snelling a calculé que ce plancher océanique surélevé aurait pu augmenter le niveau marin mondial jusqu’à 1,6 km , contribuant fortement à l’inondation des continents. Pensons à l’eau dans une baignoire: si le fond de la baignoire monte, l’eau monte. Si le fond de l’océan se soulève, le niveau de la mer s’élève. Plus on crée de nouvelle lithosphère océanique, plus le niveau de l’eau des océans monte. Ce processus semble être celui qui a fini par faire passer l’eau au-dessus des plus hautes collines, à l’approche du 150ᵉ jour du Déluge.«
La jeunesse de la terre
John Woodmorappe a réexaminé les calculs de Lord Kelvin (William Thomson, 1824–1907), qui au 19ème siècle avait estimé l’âge de la Terre à seulement 20–40 millions d’années sur la base du refroidissement thermique de la planète.4
Woodmorappe montre que les critiques modernes de Kelvin (après la découverte de la radioactivité) n’annulent pas complètement sa démarche. En réalité, les méthodes de Kelvin, corrigées et reconsidérées, peuvent être interprétées comme compatibles avec une Terre jeune, en particulier dans un cadre créationniste.
Kelvin a supposé que la Terre était initialement en fusion et qu’elle refroidissait progressivement. En utilisant les lois de la conduction thermique, il a estimé le temps nécessaire pour atteindre la température actuelle. Cela a donné un âge bien inférieur à celui proposé par la géologie uniformitariste de son époque (centaines de millions d’années).
Les géologues et physiciens modernes ont critiqué Kelvin, en disant qu’il avait ignoré la chaleur interne générée par la radioactivité. Découverte après ses travaux (1896), la radioactivité aurait prolongé le refroidissement, expliquant pourquoi ses résultats semblaient trop courts.
Même si la radioactivité fournit de la chaleur, cela ne suffit pas à invalider la totalité du raisonnement.5
D’autres facteurs rendent les estimations très incertaines :
- L’état initial de la Terre est inconnu (fusion totale ? partielle ?).
- La conductivité thermique des roches varie.
- Les modèles utilisés sont simplifiés.
Kelvin a malgré tout montré que les modèles uniformitaristes d’« une Terre quasi infiniment vieille » n’étaient pas justifiés.
Woodmorappe avance que Kelvin a en réalité mis en évidence une limite supérieure à l’âge de la Terre.
Kelvin a en réalité supposé une Terre initialement en fusion parce que c’était en ligne avec les théories naturalistes de formation planétaire de son époque. La Bible décrit plutôt une Terre recouverte d’eau au commencement (il n’y a donc pas besoin de millions d’années de refroidissement). Les deux visions reposent sur des présupposés différents concernant l’origine du monde.
Les scientifiques semblent au fin des années confirmer l’information biblique que la Terre avait de l’eau dès le départ:
« Comment la Terre a-t-elle obtenu son eau ? Il semble qu’elle l’ait toujours eue. »
« L’eau qui fait de la Terre une majestueuse boule bleue était présente dès la naissance de notre planète, selon une nouvelle étude d’anciennes météorites, ont rapporté des scientifiques… »
– New Scientist, 21 novembre 2015, p. 16.
« L’eau n’a PAS été apportée sur Terre par des astéroïdes ou des comètes, mais est présente depuis la formation même de la planète, selon une étude sur les météorites. »
– Laurette Piani, Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques, France. 27 août 2020.
La jeunesse du plancher océanique
Dans le modèle biblique, le Déluge implique un réarrangement rapide des plaques et la jeunesse du plancher océanique. Or la tectonique des plaques conventionnelle est trop lente (quelques cm/an). Baumgardner a proposé en 1994 un mécanisme physique permettant une tectonique des plaques catastrophique en quelques mois.67
Les plaques océaniques antédiluviennes étaient plus froides et denses que le manteau sous-jacent. Lorsqu’elles ont commencé à s’enfoncer par subduction, leur poids a accéléré la descente. Cette descente rapide a provoqué une instabilité thermique. Le manteau chaud autour s’est mis à fondre partiellement. La viscosité du manteau baissait fortement avec la chaleur (effet non-linéaire). La subduction s’est emballée (runaway), entraînant l’engloutissement rapide des plaques anciennes.
Les planchers océaniques anciens ont disparu en quelques mois. Une nouvelle croûte océanique s’est formée le long des dorsales par remontée de magma. Cela explique:
- Pourquoi le plancher océanique actuel est uniformément jeune (< 200 Ma dans le référentiel séculier).
- Pourquoi on trouve des dorsales océaniques chaudes et continues sur toute la Terre.
- L’élévation temporaire du niveau marin (océans chauds + crêtes océaniques surélevées).
- Les séquences sédimentaires massives du Déluge.
Ce modèle cadre avec Genèse 7:11 : « les sources du grand abîme jaillirent ». Les plaques en plongée auraient déclenché des éruptions volcaniques colossales et la libération des eaux souterraines, alimentant le Déluge.
Tout le plancher actuel a moins de 200 millions d’années dans le cadre conventionnel, ce qui est étonnamment « jeune » comparé à l’âge supposé de la Terre (4,5 Ga). Baumgardner y voit un indice d’un renouvellement catastrophique à l’échelle mondiale.
Si la Terre avait vraiment des océans aussi vieux que les continents, on devrait trouver des fonds océaniques beaucoup plus anciens. Le fait que tout le plancher océanique soit « récent » suggère qu’il a été entièrement renouvelé en un événement global unique, compatible avec le Déluge et la subduction effrénée.
Breuner, Clarey et Hebert mentionnent un autre point intéressant dans leur livre:
« …des recherches récentes ont révélé que le flux mondial d’eau entrant dans le manteau est trois fois plus important qu’on ne l’avait précédemment estimé. Il semble qu’il y ait trop d’eau qui entre et pas assez qui ressort.
En utilisant des sismographes placés au fond de l’océan, près de la fosse des Mariannes dans l’ouest de l’océan Pacifique, les chercheurs ont estimé le volume d’eau piégé dans les roches entraînées vers le manteau par la subduction. En étudiant les variations de la vitesse des ondes de cisaillement générées par les séismes, les scientifiques ont pu calculer le volume d’eau piégé dans les roches avant et après la subduction.
Ils ont conclu qu’au moins 4,3 fois plus d’eau est subductée dans la fosse des Mariannes que ce qui avait été précédemment estimé. …..ils ont estimé que le flux mondial d’eau vers le manteau à des profondeurs supérieures à 100 km avait été sous-estimé par un facteur de trois par rapport aux estimations antérieures. En d’autres termes, beaucoup plus d’eau retourne dans le manteau qu’on ne le pensait auparavant. Et le volume qui ressort est beaucoup plus faible que ce qui entre. Cela ne présage rien de bon pour la stabilité à long terme des niveaux océaniques ou du volume total des océans.
La plupart des scientifiques « vieille Terre » croient que la tectonique des plaques et la subduction sont actives sur Terre depuis au moins quelques milliards d’années. Avec plus d’eau entrant constamment dans la Terre, les niveaux des océans auraient dû baisser sur de si vastes échelles de temps géologiques. Alors, pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Certains scientifiques « vieille Terre » suggèrent que c’est parce que les estimations du volume d’eau ressortant du manteau par les volcans au-dessus des zones de subduction sont incertaines. Les scientifiques se sont-ils lourdement trompés dans le calcul de la quantité d’eau sortant du manteau ? Ou y a-t-il une autre solution à cette énigme apparente ?
Si l’on accepte une Terre jeune et le Déluge récent, alors il n’y a pas de dilemme. La perte nette d’eau des océans ne dure pas depuis des milliards d’années comme le croient les géologues « vieille Terre ». Elle ne se produit que depuis environ 4 500 ans, et la majeure partie a été causée par la subduction catastrophique durant l’année du Déluge. L’océan immense contient encore environ 97 % de l’eau totale du monde parce qu’il est jeune.«
Breuner, Clarey et Hebert documentent aussi que les océans étaient anormalement chauds juste après le Déluge (dû à la formation rapide du plancher océanique). Ce réservoir de chaleur a entraîné une forte évaporation, beaucoup de pluies et de neiges et le déclenchement de l’Âge glaciaire.
Dans le modèle uniformitariste, l’Âge glaciaire est difficile à expliquer (pas assez de mécanismes pour l’humidité et le refroidissement simultanés). Dans le modèle jeune Terre les océans chauds ont produit beaucoup d’évaporation et de neige abondante. L’atmosphère était chargée en vapeur d’eau + contrastes thermiques ce qui a créé les conditions parfaites pour une glaciation rapide. Cela donne une explication simple à l’Âge glaciaire, qui a duré seulement 500–700 ans après le Déluge.
En quelques milliers d’années, les océans se sont refroidis jusqu’à atteindre leur température actuelle (environ 2000 ans selon le modèle). Les données isotopiques (foraminifères) montrent bien un refroidissement de 20 °C qui est interprété par les évolutionnistes comme lent (66 Ma), mais par les créationnistes comme rapide (post-Déluge).
Les grandes glaciations et dépôts sédimentaires sont des conséquences directes du Déluge biblique.
Le modèle CPT (Catastrophic Plate Tectonics) prédit justement des océans chauds et instables après la subduction rapide. Les données climatiques (refroidissement, Âge glaciaire, pluies intenses, glaciers étendus) cadrent avec ce scénario.
La tomographie sismique
En 1990, les scientifiques ont développé une méthode appelée tomographie sismique ce qui leur a permis de regarder dans le manteau terrestre. C’est un peu comme une échographie qu’on utiliserait pour regarder un bébé dans le ventre de sa mère. Tout comme la technologie de l’échographie s’est améliorée au fil du temps il en est de même avec les méthodes d’observation de l’intérieur de la terre.
Au début des années 90 les scientifiques pouvaient regarder jusqu’à 100km-200km, et ils pouvaient regarder le matériau froid en dessous des zones de subductions là ou il devait se trouver. Puis au fur et à mesure ils sont allés jusqu’à 300, 400, 500, 600, puis 700, 800km et ils ont aperçu le matériau froid traversé la zone à forte viscosité. Il a fallu aller jusqu’à la fin des années 90 pour atteindre la frontière du noyau du manteau.
Si le modèle géophysique de John Baumgardner est correct et reflète quelque chose de la réalité du déluge, et si les plaques froides de l’ancien sol océanique sont descendues à plusieurs mètres par seconde, elles ont eu 3000km à descendre pour atteindre la frontière du noyau du manteau. Cela a pris un certain temps. Durant le même temps le manteau est très chaud. Il devrait faire fondre ces plaques.
Combien de temps cela prendrait? 5 à 8km d’épaisseur de plaque prendrait approximativement 10 millions d’années, voire jusqu’à 100 millions d’années pour fondre. Donc dans le modèle du déluge où les plaques descendent à une vitesse de plusieurs mètres par seconde pour atteindre le noyau du manteau en l’espace de quelques semaines ou mois, elles n’auraient pas encore fondu.
Le déluge s’est en effet produit selon la reconstruction chronologique biblique il y a environ 5300 ans. Les plaques du « modèle diluvialiste » devraient encore être là. Dans ce modèle ces plaques froides commencent à la température de l’eau océanique (près de 0 degré). Elles s’enfoncent dans le manteau jusqu’au noyau qui est à 3000 degrés. Elles ne peuvent pas aller dans le noyau parce que le nickel de fer est beaucoup plus dense. Elles ne font que s’empiler en un amas froid. Il y a une différence de 3000 degrés avec le matériau chaud.
Tandis que la tomographie sismique allait de plus en plus profond, les créationnistes comme Baumgardner se sont dit « on peut tester une autre prédiction du modèle », c’est-à-dire qu’il y a un amas de matériau froid en profondeur à la base du manteau qui a 3000 degrés de moins que la température du noyau du manteau.
Ensuite 240km au-dessus de la frontière du noyau du manteau, il y a des variations de température qui excèdent 3000 degrés (reportés en 1997)8. Si les choses se déroulaient aux taux actuels, cela prendrait beaucoup plus de temps pour que les plaques descendent à la frontière du noyau/manteau qu’il ne leur faudrait pour fondre. Les plaques n’existeraient plus. Il ne devrait plus y avoir de matériau froid à la frontière noyau/manteau si le procédé était lent. Ce matériau ne peut être là que dans le modèle rapide diluvien de Baumgardner.
Ce que nous avons ici sont des différences de températures à la frontière noyau/manteau qui excèdent 3000 degrés9. C’est une prédiction fantastique du modèle créationniste de Baumgardner.
Les pseudotachylites (PST)
Dans le livre Earth Systems (2025) de Breuner, Clarey et Hebert on lit:
« Il y a deux types de preuves [PST et tomographie sismique] montrant qu’une subduction accélérée a eu lieu. La première est une roche appelée pseudotachylite (PST). C’est un matériau sombre et vitreux formé par fusion frictionnelle lors du mouvement de faille. La présence de PST est considérée comme une preuve d’un mouvement de roches à grande vitesse, où les déplacements se produisent beaucoup plus rapidement que pendant les séismes modernes de forte magnitude. L’existence de PST épais dans les zones de subduction constitue une preuve convaincante d’une activité tectonique catastrophique mondiale dans le passé de la Terre.
Les failles de subduction permettent à une plaque océanique entière de descendre profondément dans le manteau terrestre. Lors d’une subduction accélérée, les sédiments océaniques, l’eau souterraine et l’eau de mer descendent rapidement. Cela place les sédiments océaniques et l’eau dans des conditions extrêmes, les amenant à devenir supercritiques à seulement 400 °C et à des pressions élevées équivalent à une profondeur d’à peine trois kilomètres.
Comme la friction sur la faille génère des roches fondues (PST), l’eau supercritique s’étend jusqu’à trois fois son volume initial, perd sa viscosité, dépose des sels et réagit de manière corrosive avec les minéraux présents. Une boue (slurry) se forme ensuite le long de la surface de la faille. Peut-être que l’élément le plus significatif dans la dynamique des failles est l’effet d’expansion de l’eau supercritique, qui met la faille sous pression et exerce une tension sur sa surface. La flottabilité et la pression de la boue d’eau supercritique pouvaient la pousser vers le haut le long de la surface de la faille plus vite que les roches subductées ne descendaient. La boue de silicates fondus et d’eau supercritique, combinée à la réduction de viscosité du manteau autour de la plaque subductée, rendent possible la subduction catastrophique de la plaque.
Le PST a été trouvé et documenté en de nombreux endroits du monde, y compris dans plusieurs zones de subduction. L’un de ces endroits est Pasagshak Point sur l’île Kodiak, en Alaska, où le PST est le plus épais du monde. La Dre Christen Rowe et ses collègues furent les premiers à rapporter du PST trouvé là, en couches individuelles dépassant 30 cm, chaque pouce de PST étant censé représenter plus de 9 mètres de mouvement de faille. Le PST de Kodiak Island nécessitait un « glissement extraordinairement grand » et s’est produit en « impulsions de glissement sismiques répétées », documentant une subduction catastrophique. »
La puissance nécessaire pour élever l’Himalaya
John Baumgardner a réalisé des simulations numériques (il a travaillé au Los Alamos National Laboratory avec le code TERRA, un super-modèle de convection du manteau).
Lorsque la simulation progresse, la longueur de la flèche indique la vitesse. Les petites flèches indiquent que les choses bougent lentement. Les flèches longues indiquent que les choses se déplacent rapidement. A mesure de la progression, l’Inde obtient de très longues flèches. Elles sont presque deux fois plus longues que les autres flèches. C’est pertinent, parce qu’on sait que l’Inde s’est déplacée plus rapidement que les autres continents, la simulation montre donc aussi bien la bonne direction que la bonne vitesse, puisque l’Inde a percuté l’Asie du sud pour élever les montagnes de l’Himalaya à des hauteurs records.
On ne peut pas élever l’Himalaya avec des mouvements lents. Les continents auraient stoppé net leur course. Ils ne seraient allés nulle part. Soit le mouvement est extrêmement rapide et violent, soit rien ne passe. Cette trouvaille s’est révélée enthousiasmante pour tout le monde, mais les séculiers ont dû modifier le modèle et ralentir la vitesse.
Les forces de flottabilité et la résistance visqueuse du manteau ne suffisent pas à produire le soulèvement massif qu’on observe dans l’Himalaya et d’autres chaînes récentes. Les plaques convergentes auraient besoin de millions d’années pour accumuler l’épaisseur nécessaire, mais dans ce cas la croûte se déformerait et s’éroderait au lieu de donner des montagnes aussi hautes.
Lorsque les vitesses de plaques sont multipliées par 1000 ou 10 000 (mètres/semaine au lieu de cm/an), la collision Inde-Asie est brutale et massive. Cela permet de compresser rapidement la croûte, de l’épaissir de 60–70 km et de la soulever en bloc. Dans ce contexte, des soulèvements rapides de plusieurs kilomètres sont physiquement possibles en quelques décennies. Ce scénario est compatible avec l’Himalaya actuel et d’autres chaînes jeunes (Andes, Rocheuses, Alpes).
Les publications du Dr John Baumgardner peuvent être retrouvées ici:
Les bandes magnétiques océaniques symétriques

Le fond des océans montre des bandes magnétiques symétriques de part et d’autre des dorsales océaniques (ex. dorsale médio-atlantique). Ces bandes enregistrent les inversions du champ magnétique terrestre au fur et à mesure que la croûte basaltique se solidifie.
Elles montrent un enregistrement de la création rapide de croûte océanique. Selon Baumgardner, leur linéarité et leur étendue indiquent une « fabrication » du plancher océanique sur un temps bien plus court que les millions d’années supposés.
La dorsale médio-atlantique est une chaîne volcanique sous-marine quasi continue, de plus de 16 000 km, qui coupe l’Atlantique du nord au sud.
Elle est rectiligne et symétrique, comme une couture centrale, ce qui correspond à une séparation nette et unique des plaques. Cela ressemble davantage à une déchirure géante simultanée de la croûte terrestre (comme une fissure unique) et non à un lent processus progressif. Le fait qu’elle soit continue et linéaire suggère un mécanisme rapide et global, compatible avec la rupture catastrophique de la croûte dans le modèle CPT.
Les dorsales (Atlantique, Pacifique, Indien, etc.) montrent toutes des âges comparables. Les « bandes magnétiques » symétriques sont visibles sur toutes les dorsales et présentent un alignement global cohérent. Cela indiquerait que l’expansion des fonds océaniques a eu lieu partout au même moment, dans un épisode global. Il ne s’agit pas de processus indépendants sur des centaines de millions d’années, mais un événement planétaire unique et synchronisé (le Déluge?).
Ces champs de fracture océaniques et alignements mondiaux et leur organisation rectiligne et globale est une trace d’un processus rapide et coordonné plutôt qu’un patchwork lent et graduel.

La viscosité du manteau dépendante de la température
La rhéologie10 du manteau silicaté (olivine principalement) montre que la viscosité chute fortement avec la température. Si une portion de lithosphère commence à plonger, son poids entraîne une accélération du processus. Ce mécanisme d’emballement (runaway subduction) est théoriquement possible et a été montré par ses simulations.
L’énergie disponible
La densité plus élevée de la lithosphère océanique refroidie par rapport au manteau chaud sous-jacent fournit une énorme réserve d’énergie gravitationnelle, suffisante pour alimenter une subduction globale et rapide. Baumgardner estime que cette énergie excède largement ce qu’il faudrait pour un épisode catastrophique mondial.
Chaînes de montagnes et orogénèses synchrones
Le fait que de grandes chaînes (Himalaya, Andes, etc.) montrent une activité compressive d’ampleur planétaire correspondrait à un épisode commun et cataclysmique.
Mégaséquences sédimentaires
L’érosion massive et le dépôt de couches sédimentaires continentales corrélées à l’échelle mondiale s’accordent avec une subduction effrénée qui aurait déplacé d’énormes volumes d’eau et de sédiments.
Volcanisme massif (trapps, dorsales)
Les grandes provinces ignées (Trapps du Deccan, du Sibérie, etc.) seraient liées aux panaches thermiques déclenchés par ce réarrangement brutal du manteau.
Références:
- Genèse 7:11-12 « L’an 600 de la vie de Noé, le dix-septième jour du deuxième mois de l’année, quand toutes les sources d’eaux souterraines jaillirent et les écluses du ciel s’ouvrirent, et la pluie tomba sur la terre durant quarante jours et quarante nuits. »
- Brandl, P. A., et al. 2013. High mantle temperatures following rifting caused by continental insulation. Nature Geoscience. 6 (5): 391-394.
- Langmuir, C. 2013. Older and hotter. Nature Geoscience. 6 (5): 332-333.
- Woodmorappe, J. (1999). Lord Kelvin revisited on the Young Age of the Earth. Journal of Creation, 13(1):14.
- La radioactivité introduit un facteur supplémentaire qui ralentit le refroidissement, mais elle n’annule pas le fait de base: la Terre perd de la chaleur vers l’espace, et ce processus fixe une limite supérieure à son âge.
- Baumgardner, J. (1994). Runaway Subduction as the Driving Mechanism for the Genesis Flood. Proceedings of the Third International Conference on Creationism.
- Baumgardner, J. R. 2003. Catastrophic Plate Tectonics: The Physics Behind the Genesis Flood. In Proceedings of the Fifth International Conference on Creationism. R. L. Ivey, Jr., ed. Pittsburgh, PA: Creation Science Fellowship.
- Grand, S. P. et al. 1997. Global tomography: a snapshot of convection in the Earth. GSA Today.7:1-7.
- Cold Slabs Indicate Recent Global Flood.
- l’étude de l’écoulement de liquides ou de matériaux visqueux.

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