Comment la Bible intègre-t-elle la préhistoire ?


La réponse simple et courte est que la Bible n’intègre pas la préhistoire. Par définition la Bible est un document historique et comme l’histoire qu’elle relate commence à la création de l’univers il n’y a pas dans le modèle biblique de préhistoire – il n’y a alors que des temps historiques.

On peut certes argumenter que les aborigènes n’ont pas consigné l’histoire et qu’ils peuvent être considérés comme « préhistoriques » mais le timing biblique ne les projette pas plus loin que le déluge de Noé (aux alentours de 3300 av.J-C)

Aussi le monde antédiluvien, ayant été détruit, n’a probablement pas laissé de traces historiques derrière lui, si ce n’est les quelques et rares écrits compris dans Genèse 1 – 11 (par exemple Noé aurait pu tenir un journal de bord sur des tablettes d’argiles).

Explication du modèle biblique

Quand on lit la Genèse, on voit que dès le début, les gens étaient familiers avec la chasse, l’agriculture, la vie de nomade, les villes, la musique, le bronze et le fer (Genèse 4: 3-4, 17-22).

Cette « intelligence de départ » est conforme à un modèle de conception intelligente ou Dieu créé les organismes rapidement et avec des fonctionnalités intégrées. En contraste le modèle évolutif, n’ayant pas de concepteur, nécessite un développement lent et graduel. Le hasard et le temps remplacent le Dieu concepteur du modèle créationniste. Il y a donc une logique qui explique pourquoi le modèle créationniste a moins de 10 000 ans et pourquoi les créatures étaient fonctionnelles d’entrée de jeu.

Il est important de réaliser que la Bible doit s’interpréter à partir de la Bible. La nature ne nous donne aucun détail – elle ne peut que nous révéler l’existence d’un créateur et quelques-unes de ces caractéristiques – de la même manière que nos consciences qui nous accusent ou nous gratifient nous renvoient au Créateur et à sa loi morale.

Une fois qu’on identifié ce que la Bible dit – ce qui est assez simple à faire dans le livre de la Genèse – nous avons une base sur laquelle travailler. Attention le fait que la Bible revendique quelque chose ne nous dit pas encore si cela est véridique – il faut enquêter pour savoir si ses récits peuvent être appuyés par des éléments substantiels.

Evolution, Création et Science

Une autre chose cruciale à réaliser avant que nous attaquions le sujet de « la préhistoire » est de réaliser que les modèles « évolutionniste » et « créationniste » ne sont pas prouvables scientifiquement – c’est-à-dire qu’on ne peut pas les reproduire en laboratoire ou les observer dans la nature. Attention donc quand l’évolution est présentée comme « fait scientifique » – les savants de l’évolution eux-mêmes reconnaissent que l’évolution est une « reconstruction historique ».

Quand il s’agit du passé – les disciplines par excellence sont l’histoire et l’archéologie. Pourrait-on prouver par des expériences de laboratoire qu’Alexandre le Grand a existé et réalisé une grande conquête au 4ème siècle avant notre ère ?

La science doit donc être remise à sa place, même si ses outils sont utilisés pour étudier le passé – et l’histoire quant à elle doit être hautement considérée. Mais qu’en est-il de la préhistoire ? Avant d’en parler, lisons une citation du célèbre biologiste évolutionniste, Ernst Mayr, au sujet de ce qu’est vraiment l’évolution :

« Par exemple, Darwin a introduit l’historicité dans la science. La biologie évolutive, contrairement à la physique et à la chimie, est une science historique – l’évolutionniste tente d’expliquer les événements et les processus qui ont déjà eu lieu.

Les lois et les expériences sont des techniques inappropriées pour expliquer de tels événements et processus. Au lieu de cela, on construit un récit historique, consistant en une reconstruction provisoire du scénario particulier qui a conduit aux événements que l’on essaie d’expliquer1

Concernant l’évolution, je vous laisse lire l’article suivant si vous êtes intéressés :

La Sélection Naturelle et les Mutations Génétiques sont ils “moteurs de l’Evolution” ? – Qu’est ce que la vérité ? (questcequelaverite.com)

Plusieurs scénarios peuvent avoir eu lieu pour expliquer la même observation. La science traite de l’observation – par exemple les fossiles – mais ensuite c’est l’histoire qui nous explique comment les fossiles se sont formés. En l’occurrence les deux scénarios historiques qui sont en compétition sont : l’évolution et la création.

Si la Bible indique qu’il n’y a pas eu une longue préhistoire de centaines de milliers d’années ou de millions d’années – quels sont donc les éléments scientifiques qui peuvent démontrer que le scénario biblique est une réelle possibilité ? De la même manière quels sont les éléments scientifiques qui pourraient soutenir le scénario évolutif ?

Il sera difficile pour beaucoup de nos concitoyens de réussir à comprendre que la préhistoire et les animaux préhistoriques sont des composants d’un scénario historique (une proposition de reconstruction) et non des preuves scientifiques.

Les animaux comme les dinosaures ne sont pas « préhistoriques » mais « historiques » selon la Bible – ils ont disparu dans le déluge de Noé il y a 5300 ans. Voici trois articles qui explorent le sujet en profondeur :

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Plusieurs preuves tendent à démontrer que la Bible a raison concernant l’histoire de la terre

La science montre qu’un jeune âge de la terre est une réelle possibilité. Cela empêche donc un scénario long.

Nous pouvons par exemple mentionner « le paradoxe du jeune soleil faible ». Selon les évolutionnistes la vie serait apparue sur terre il y a 3.8 milliards d’années or à ce moment le soleil aurait été jusqu’à 25% plus faible qu’aujourd’hui. Il suffit d’une variation de 2% à 5% pour entraîner une glaciation de masse sur terre. La vie n’aurait donc pas pu surgir et les glaces auraient perduré jusqu’à ce jour à moins qu’il n’y ait eu un autre moyen de réchauffer la terre – les évolutionnistes font appel à d’autres moyens de réchauffement pour maintenir leur modèle de milliards d’années – comme un effet de serre – mais aucune preuve n’indique cela et les évolutionnistes n’ont toujours pas un modèle fructueux pour l’expliquer – le soleil aurait été encore 6% plus faible il y a 541 millions d’années et pourtant les faits indiquent que la terre a eu une température stable tout au long de son histoire (dans une plage de 10 degrés).

A cela s’ajoute le fait que Mars était également plus chaude par le passé puisqu’il y a des preuves qu’il y a eu de l’eau autrefois. Ainsi les évolutionnistes ont besoin de mécanismes spéciaux aussi bien pour la terre que pour mars. Cette foire aux mécanismes de rattrapage semble plutôt traduire de l’inexactitude du modèle. Le modèle biblique ne rencontre aucun paradoxe puisque la terre a moins de 10 000 ans et le soleil n’a donc pas eu le temps de varier significativement.

Le paradoxe du jeune soleil faible n’indique pas nécessairement l’âge biblique de la terre mais il démontre qu’un scénario court est possible tandis qu’un scénario long semble impossible.

Le même type de problème est rencontré dans le modèle évolutif avec la lune, le champ magnétique et bien d’autres – voici deux articles à ce sujet :

La science démontre par ailleurs, par le concept de l’entropie génétique, que les espèces ne peuvent pas se maintenir durant des millions d’années (crash génétique).

La démographique de l’histoire de l’humanité n’est cohérente que dans un scénario court (voir lien ci-dessus), tout comme le manque de fossiles humains infirment un long âge de pierre où les hommes étaient censés enterrer leurs morts.

Les fossiles se produisent dans des conditions rares – en réalité si les choses avaient suivi leur cours lentement comme aujourd’hui nous n’aurions presque pas de fossiles – les expériences montrent qu’il faut des catastrophes pour les produire – autrement il y a décomposition rapide des organismes. La répartition uniforme et mondiale des fossiles, notamment de dinosaures, implique une catastrophe à l’échelle mondiale. Le déluge de Noé résout le paradoxe de la disparition des dinosaures.

Le scénario biblique n’est pas un modèle lent et graduel – il y a eu des évènements uniques par le passé qui par définition ne peuvent être observés aujourd’hui (comme la création et le déluge). C’est pourquoi un témoignage comme celui de la Bible est indispensable pour traiter d’évènements uniques – autrement on est coupé de l’histoire des origines et on doit spéculer sur les choses.

Les couches géologiques peuvent se former très rapidement quand il y a une catastrophe, le volcanisme et les tsunamis le démontrent. D’ailleurs sans une catastrophe tectonique mondiale on ne pourrait pas expliquer la formation des montagnes comme l’Himalaya – le taux d’érosion étant plus élevé que le taux d’élévation des montagnes.

Les chasseurs-cueilleurs semblent avoir souffert de pertes de technologies et il ne s’agit à leur sujet probablement pas d’un processus évolutif mais plutôt de circonstances qui les ont obligés à vivre plus rudimentairement durant un temps.

La clé pour comprendre l’histoire de la terre et son « sol » est de comprendre la formation des couches géologiques et des fossiles – et le temps n’est clairement pas un élément convaincant à cet égard.

On pourrait encore mentionner le carbone 14, l’ADN, les tissus et matériaux organiques dans les fossiles qui indiquent que l’échelle des milliers est beaucoup plus cohérente que l’échelle des millions.

Le monde a environ 7500 ans selon la Bible grecque des septante, l’histoire a duré environ 2200 ans avant le déluge et entre le déluge et les premières de civilisations il faut compter quelques centaines d’années. Par exemple le déluge a eu lieu en 3300 av.J-C et les premières pyramides d’Egypte apparaissent vers 2700 av.J-C. L’histoire ne remonte pas plus loin que 3000 av.J-C. Les arbres les plus vieux ont d’ailleurs moins de 5000 ans alors qu’ils pourraient certainement être plus vieux dans la perspective d’un scénario long.

La science ne peut pas nous dire précisément l’âge des choses, mais elle peut nous donner une tendance – et la tendance du scénario court semble être une réelle possibilité.

Il y a donc des éléments substantiels qui confortent le modèle biblique et cela à chaque étape de la Bible. L’accumulation de ces éléments font que la Bible peut être perçue comme digne de confiance.

Selon la Bible tous les genres ou familles d’animaux (et non espèces) ont vécu ensemble et les hommes ayant eu un mode de vie dit “primitif” sont bibliquement des hommes post-déluge/babel qui ont rencontré des difficultés à cause de la dispersion de l’humanité et de la perte de savoir engendrée.

L’humanité a rapidement commencé à écrire après le déluge – en l’espace de quelques centaines d’années – si préhistoire il y a, elle a donc été très courte et elle ne ressemble en rien à la préhistoire du modèle évolutif.

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Références :

  1. Mayr, Ernst (1904–2005), Darwin’s Influence on Modern Thought, based on a lecture that Mayr delivered in Stockholm on receiving the Crafoord Prize from the Royal Swedish Academy of Science, 23 September 1999; published on ScientificAmerican.com, 24 November 2009.

Anthony ETHEVE

Passionné et étudiant converti à la Bible, Anthony partage le fruit de ces centaines d'heures de recherche afin d'aider les chrétiens et notamment les nouveaux appelés à comprendre les thèmes bibliques et le débat création/évolution.

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