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Depuis quand l’humanitĂ© existe-t-elle?

Il existe principalement deux visions au sujet des dĂ©buts de l’humanitĂ©. Nous souhaitons savoir dans cet article quel est le modèle qui explique le mieux les donnĂ©es afin de savoir quand l’humanitĂ© a commencĂ©.

  • Le scĂ©nario Ă©volutif indique que l’homme est apparu il y a 180 000 ans
  • Le scĂ©nario biblique indique que l’homme a Ă©tĂ© créé il y a moins de 10 000 ans

Nous pouvons Ă  l’aide des disciplines suivantes avoir une belle idĂ©e sur quel modèle correspond le mieux aux donnĂ©es scientifiques :

  1. La dĂ©mographie de l’histoire humaine
  2. La gĂ©nĂ©tique – l’ADN mitochondrial
  3. L’entropie gĂ©nĂ©tique
  4. L’archĂ©ologie d’Adam et Eve
  5. La fiabilité de la Bible

Nous allons dans cet article se concentrer sur les trois premiers points.

Comparaison des tenants des deux modèles

La littĂ©rature Ă©volutionniste actuelle soutient que le chimpanzĂ© est la crĂ©ature vivante la plus proche des ĂŞtres-humains. Les deux espèces se seraient sĂ©parĂ©es il y a 3 Ă  13 millions d’annĂ©es1.

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En contraste le livre de la genèse indique qu’Adam a Ă©tĂ© formĂ© de poussière et que l’homme a Ă©tĂ© créé Ă  l’image de Dieu. Ceci place la perspective biblique aux antipodes d’une origine commune entre l’homme et le chimpanzĂ©. D’une certaine manière toutes les crĂ©atures terrestres sont liĂ©es dans ce sens qu’elles ont en commun le mĂŞme concepteur.

Par ailleurs la Bible indique que toute l’humanitĂ© provient d’Adam et d’Eve par la lignĂ©e de NoĂ© qui a survĂ©cu avec sa famille au dĂ©luge. Les groupes ethniques se seraient formĂ©s quelques centaines d’annĂ©es après le dĂ©luge sur le site de Babel (Eridu) lors de l’Ă©pisode de la confusion des langues. Avant cela l’humanitĂ© Ă©tait unie.

La crĂ©ation a eu lieu en 5500 av.J-C selon la septante et aux alentours de 4000 av.J-C selon le texte massorĂ©tique. De la mĂŞme manière le dĂ©luge s’est produit en 3300 av.J-C selon la septante et en 2500 av.J-C selon le texte massorĂ©tique. La terre aurait donc un âge compris entre 6000 et 8000 ans, et dans tous les cas de moins de 10 000 ans bibliquement.

Ne sont pas prises en compte dans cet article les thĂ©ories modernes (thĂ©orie du jour-âge, du dĂ©calage entre genèse 1:1 et 1:2, le dĂ©luge local ou mythologique etc…) qui revisitent le livre de la genèse sous les coups de boutoir de l’Ă©volution pour infuser de manière dĂ©naturĂ©e les millions d’annĂ©es Ă  la Bible (lire l’article « les 6 jours de la crĂ©ation sont-ils littĂ©raux ou symboliques ?« ).

Ces deux modèles mènent Ă  diffĂ©rentes attentes dĂ©mographiques et gĂ©nĂ©tiques mais aussi Ă  des similitudes. Les crĂ©ationnistes ne nient pas la ressemblance entre espèces et notamment entre les singes et les hommes. Les crĂ©ationnistes voient en ces ressemblances un concepteur en commun qui a utilisĂ© des caractĂ©ristiques similaires plusieurs fois en raison des fonctionnalitĂ©s similaires des espèces. Nous avons tous besoin de se dĂ©placer, de manger, de voir, d’entendre etc…La roue est par exemple utilisĂ©e pour les voitures, les vĂ©los, les moulins, les brouettes etc… Elle reprĂ©sente un concept efficace qui a tout intĂ©rĂŞt Ă  ĂŞtre rĂ©utilisĂ©.

Il est donc attendu dans les deux modèles que deux espèces similaires soient génétiquement proches.

La démographie humaine

Les deux modèles peuvent ĂŞtre testĂ©s dĂ©mographiquement pour voir leur pertinence. Si l’humanitĂ© existe depuis des millions ou des milliers d’annĂ©es nous devons pouvoir observer une dĂ©mographie cohĂ©rente Ă  l’Ă©gard des informations dĂ©mographiques de ces derniers siècles et millĂ©naires.

La dĂ©mographie du monde Ă©tait de 1% en 2019. Cela indique que pour chaque lot de 100 millions de personnes, il y a 1 millions de personnes supplĂ©mentaires. La dĂ©mographie a Ă©tĂ© exceptionnellement haute ces deux derniers siècles mais si on regarde la dĂ©mographie du monde depuis l’an 1 de notre ère jusqu’Ă  aujourd’hui, la croissance dĂ©mographique n’a Ă©tĂ© que de 0.15 Ă  0.20%. De mauvaises pĂ©riodes au moyen-âge expliquent ce chiffre faible.

Mais que se passe-t-il si nous appliquons ce taux sur 1 million d’annĂ©es ? En rĂ©alitĂ© le rĂ©sultat serait incommensurable alors partons sur un taux de seulement 0.01% et non de 0.15%. Alors la population que l’on obtient en un tel laps de temps est 1 nombre suivi de 43 zĂ©ros. Notons que le problème n’est pas uniquement la faible population d’aujourd’hui mais aussi la raretĂ© des fossiles humains dans le sol par rapport aux milliards de corps qui devraient y ĂŞtre retrouvĂ©s.

Dans le modèle biblique nous avons environ 5000 ans entre NoĂ© et sa famille et nous aujourd’hui. Une croissance de 0.40% est suffisante pour passer de quelques individus Ă  7 milliards dans cet intervalle.

Alors que le modèle biblique correspond naturellement aux donnĂ©es les Ă©volutionnistes doivent avoir recours Ă  des solutions complexes et peu vraisemblables pour justifier leur modèle dĂ©mographique. En effet 15 000 ans sont suffisants pour passer de quelques individus Ă  58 milliards d’ĂŞtres-humains avec une croissance de 0.15%.

Une objection simple serait d’indiquer l’impossibilitĂ© de la terre pour par exemple contenir 10 milliards d’ĂŞtres-humains. Mais cela n’est pas le cas, non seulement nous les atteindrons (si l’histoire dure jusque-lĂ  du moins) malgrĂ© les problèmes que cela engendre, mais nous avons des cas de figure qui montrent que la terre, alors qu’elle aurait pu se remplir si l’humanitĂ© Ă©tait lĂ  depuis des centaines de milliers d’annĂ©es, est restĂ©e beaucoup moins peuplĂ©e que ses capacitĂ©s.

L’exemple idĂ©al est celui des aborigènes, on indique qu’ils vivent en Australie depuis 40 000 ans ou plus. Et pourtant quand les europĂ©ens sont arrivĂ©s en Australie en 1788 il n’y avait environ que 300 000 aborigènes. L’Australie est un pays Ă©norme Ă  la superficie de 7.692 millions de km2. MĂŞme en comptabilisant un tiers de cette superficie comme dĂ©sertique, il y a avait encore 18km2 par aborigène. Si vĂ©ritablement les aborigènes Ă©taient en Australie depuis 40 000 ans, il y aurait dĂ» y avoir au minimum des dizaines de millions de personnes.

LĂ  encore, le modèle biblique ne nĂ©cessite qu’une croissance de 0.29% Ă©talĂ©e sur une durĂ©e de 3500 ans pour passer de quelques individus Ă  300 000 personnes. Le modèle biblique peut donc ĂŞtre acceptĂ© comme tel. Mais le scĂ©nario Ă©volutif doit trouver des solutions pour s’harmoniser aux donnĂ©es qui ne lui correspondent pas.

Les Ă©volutionnistes doivent par exemple indiquer que la population est restĂ©e au niveau d’1 million de personnes durant 185 000 ans (l’âge de pierre dans leur esprit). Ainsi la croissance dĂ©mographique aurait Ă©tĂ© de 0%.

Et même dans cette optique il y a un problème car 1 million de personnes vivant et mourant durant 185 000 ans totalise un nombre total de 8 milliards de personnes. Durant cette période les hommes enterraient leurs morts mais on ne trouve que quelques milliers de corps à travers le monde.

Le déluge biblique explique pourquoi les données sont cohérentes dans une fourchette de 5000 ans.

Par ailleurs il est très peu probable qu’il ait fallu des centaines de milliers d’annĂ©es pour atteindre la barre d’1 million. Nous avons l’exemple de la Norvège qui est passĂ©e de 200 000 habitants en l’an 1000 Ă  1 million d’habitants en l’an 1850 (et donc Ă  travers la pĂ©riode peu prolifique du moyen-âge et avant mĂŞme l’Ă©poque des vaccins et des antibiotiques).

Les donnĂ©es se corrèlent naturellement au modèle biblique, et doivent ĂŞtre l’objet de toute latitude dans le modèle Ă©volutionniste.

Voici un programme simple que j’ai mis en place pour faire les calculs de croissance dĂ©mographique:

https://biblecalculator.net/human_demographic_growth

Vous pouvez essayer avec vos propres calculs.

Les chimpanzés et les hommes sont-ils génétiquement frères?

Nous pouvons investiguer les diffĂ©rences gĂ©nĂ©tiques entre les humains et les chimpanzĂ©s et nous pouvons visualiser l’hĂ©ritage gĂ©nĂ©tique comme la copie d’un texte. Le processus de transmission gĂ©nĂ©tique d’une gĂ©nĂ©ration Ă  une autre est similaire Ă  celui de la transcription d’un livre.

Pour rendre l’analogie plus prĂ©cise, l’hĂ©ritage gĂ©nĂ©tique est comme la transcription d’un livre sans un parfait vĂ©rificateur d’orthographe, il s’agit alors d’utiliser la nouvelle copie corrompue comme nouveau modèle pour les prochaines copies.

Biologiquement le livre gĂ©nĂ©tique est contenu dans un substance chimique appelĂ©e l’ADN. Cet ADN dans nos cellules est un manuel d’instructions chimiques pour construire et entretenir notre anatomie et notre physiologie et ce de notre naissance Ă  notre mort.

Les instructions sont encodĂ©es dans un alphabet de 4 lettres. Ces lettres forment des « mots » et des « phrases » chimiques qui ont une signification biologique. Nous avons environ 3 milliards de lettre dans nos cellules, il s’agit d’un Ă©norme livre biologique.

Le taux d’erreur de copie (mutations gĂ©nĂ©tiques) est d’au moins 60 par gĂ©nĂ©ration. En utilisant des nombres arrondis, si les lignĂ©es des chimpanzĂ©s et des hommes s’Ă©taient sĂ©parĂ©es il y a entre 3 et 13 millions d’annĂ©es et si les annĂ©es entre les gĂ©nĂ©rations Ă©taient d’environ 20 ans alors cela signifie qu’il y a eu entre 150 000 et 650 000 gĂ©nĂ©rations depuis l’ancĂŞtre commun des deux lignĂ©es.

A chaque gĂ©nĂ©ration il y a environ 60 mutations gĂ©nĂ©tiques, cela implique qu’il devrait y avoir une diffĂ©rence de 18 Ă  80 millions de mutations entre l’ADN des chimpanzĂ©s et des humains dans le modèle Ă©volutif. Passons sur le fait que quelques milliers ou millions de mutations sont suffisantes Ă  amener une espèce Ă  l’extinction.

Comme les humains et les chimpanzĂ©s ont un gĂ©nome d’environ 3 milliards de lettre, les Ă©volutionnistes s’attendent Ă  une diffĂ©rence de 1 Ă  3%. Mais la diffĂ©rence est en rĂ©alitĂ© de 12%, un nombre dix fois plus Ă©levĂ© que celui prĂ©vu. Cette mise Ă  jour n’est pas très connue du grand public Ă  qui on rabâche constamment les 99% de similaritĂ©.

Si vous lisez la publication originale qui a annoncé la séquence ADN du chimpanzé vous parviendrez à la même conclusion2.

Les humains et les chimpanzĂ©s ne sont pas similaires Ă  99% mais Ă  88% (voire mĂŞme moins) ce qui signifie qu’ils diffèrent d’environ 400 millions de lettre. L’ancienne prĂ©diction sur l’Ă©poque de la sĂ©paration de ces deux espèces Ă©tait Ă  l’origine entre 3 et 6 millions d’annĂ©es. Mais les donnĂ©es de mesure ne correspondant pas, ont poussĂ© certains Ă©volutionnistes Ă  repousser la divergence Ă  environ 13 millions d’annĂ©es (pour permettre plus de temps et donc plus de mutations)3.

Il y a des raisons biologiques importantes pour lesquelles les hommes-singes n’ont jamais existĂ©. L’une des principales est qu’une dizaine de millions d’annĂ©es ne suffit pas pour crĂ©er toutes les diffĂ©rences gĂ©nĂ©tiques entre les deux espèces.

Provoquer tous les changements anatomiques nĂ©cessaires pour transformer une crĂ©ature ressemblant Ă  un singe en un humain nĂ©cessiterait environ 400 millions de mutations de l’ADN.

En effet, il existe des millions de diffĂ©rences de nuclĂ©otides («lettre ADN») entre les chimpanzĂ©s et les humains. Dans la chronologie de l’Ă©volution, cela est censĂ© s’ĂŞtre produit dans l’intervalle de six Ă  sept millions d’annĂ©es. Toutefois les calculs montrent qu’il faudrait beaucoup plus de temps pour que ces mutations spĂ©cifiques apparaissent et s’Ă©tablissent au sein d’une population « hominine ».

MĂŞme dans le cadre d’une similaritĂ© de 99% entre l’ADN et humain et l’ADN de chimpanzĂ©, 6 millions d’annĂ©es ne sont pas suffisants pour fixer 30 millions de mutations bĂ©nĂ©fiques (car mĂŞme dans ce cas il rĂ©side encore 30 millions de lettre qui diffèrent).

Il a Ă©tĂ© estimĂ© qu’au plus, 1 000 mutations bĂ©nĂ©fiques peuvent se fixer en six millions d’annĂ©es 4. C’est une estimation très gĂ©nĂ©reuse car de nombreux experts en gĂ©nĂ©tique comme Michael Lynch indiquent qu’on peut Ă  peine en obtenir 2 en l’espace de 200 millions d’annĂ©es. Il faut des dizaines et des centaines de millions de mutations nĂ©cessaires pour passer d’un chimpanzĂ© Ă  un homme! Cela n’est mĂŞme possible dans le laps de temps disponible depuis le big-bang de l’Ă©volution censĂ© s’ĂŞtre produit il y 14 milliards d’annĂ©es!

On ajoute Ă  cela que le hasard ne créé pas de nouvelles informations parfaitement ordonnĂ©es. Ce n’est pas pour rien que les mutations sont dĂ©lĂ©tères en proportion Ă©crasante. Tout comme des changements alĂ©atoires dans un programme informatique font crasher la machine. En fait de nombreuses devraient avoir eu lieu « simultanĂ©ment » car la complexitĂ© de l’ĂŞtre-humain et des ĂŞtres-vivants est elle que les modèles transitionnelles ne sont pas fonctionnelles (lire l’article par exemple sur le genou humain).

Vieillir l’humanitĂ© ainsi empire de toute façon le problème des mutations car celles-ci sont de manière Ă©crasante très dĂ©lĂ©tères et le maintien de l’espèce sur l’Ă©chelle des millions d’annĂ©es n’est dĂ©jĂ  pas possible comme les modĂ©lisations Mendel l’ont dĂ©jĂ  dĂ©montrĂ©.

Mais nous n’avons pas abordĂ© une chose – le nombre de diffĂ©rences dans l’ADN provient selon les Ă©volutionnistes uniquement des mutations, mais cela n’est pas forcĂ©ment le cas.

L’humanitĂ© provient-elle d’une population ou d’un couple?

Pendant des annĂ©es la discussion sur le nombre d’individus qui a lancĂ© l’humanitĂ© n’Ă©tait pas accessible en science. Les fossiles n’enregistrent pas les tailles de population et l’antiquitĂ© et la gĂ©ographie de nos ancĂŞtres offrent peu de donnĂ©es directes quant aux dĂ©buts de l’homo-sapiens.

Dans le modèle Ă©volutif on suppose que les diffĂ©rences d’ADN ne procèdent que des erreurs de copie (mutations). Si on insiste avec cette hypothèse et qu’on rejette les autres hypothèses concernant l’origine des diffĂ©rences gĂ©nĂ©tiques, on est forcĂ© de conclure que l’humanitĂ© ne peut pas provenir d’un seul couple il y a de cela moins de 10 000 ans.

Des millions de lettre d’ADN diffĂ©rentes existent parmi les humains (de 3 Ă  5 millions par personne en moyenne, ce qui reprĂ©sente environ 0.1% de toute la sĂ©quence ADN de l’humain). Le taux de mutation d’environ 60 par gĂ©nĂ©ration chez les ĂŞtres-humains en l’espace de moins de 10 000 ans est insuffisant pour expliquer ces diffĂ©rences.

Cette hypothèse ne fonctionne pas dans le modèle crĂ©ationniste jeune terre qui ressort naturellement de la Bible. Si on suppose pour les besoins de l’argumentation que l’humanitĂ© provient de deux personnes créées surnaturellement et si on avance que les diffĂ©rences ne peuvent ĂŞtre que le produit des mutations alors nous sommes forcĂ©s de conclure qu’Adam et Eve n’avaient aucune diffĂ©rence gĂ©nĂ©tique entre eux. (Ă  part les chromosomes X et Y puisque ceux sont associĂ©s au genre).

Ce scĂ©nario hypothĂ©tique mène Ă  une conclusion bizarre. Si Adam et Eve avait dĂ©cidĂ© de rĂ©pondre Ă  l’instruction divine de se multiplier, ils auraient transmis 2 sĂ©quences ADN identiques Ă  leur progĂ©niture. En dehors des infimes mutations qui se seraient produites durant leur vie, Adam et Eve auraient produit des copies identiques d’eux-mĂŞmes.

Les progĂ©nitures qui sont identiques ont une appellation particulière en gĂ©nĂ©tiques : clones. Le clonage comme moyen d’accomplir le mandat de gestion de la terre et de multiplication donnĂ© par Dieu est un concept Ă©trange. Avec le dĂ©bat Ă©thique sur le clonage il apparait Ă©trange que Dieu ait demandĂ© Ă  Adam et Eve de se multiplier sur la terre avec ce principe.

Une hypothèse alternative rĂ©sout cette Ă©nigme et a beaucoup plus de sens scientifiquement – Dieu aurait pu crĂ©er Adam et Eve avec des diffĂ©rences gĂ©nĂ©tiques dès le dĂ©part.

Nous ne possĂ©dons en rĂ©alitĂ© pas que 3 milliards de lettre dans nos cellules, Ă  l’exception des globules rouges, les cellules de notre corps comportent 2 versions de 3 milliards de lettres ce qui signifie que chacun de nos cellules contiennent 6 milliards de lettre. Chaque parent transmet 3 milliards de lettre via le sperme ou l’Ĺ“uf, conservant les 3 milliards de lettre Ă  chaque gĂ©nĂ©ration.

En remontant dans le passĂ©, Adam avait probablement le mĂŞme arrangement cellulaire – 2 versions de 3 milliards de lettre et idem pour Eve. Cet arrangement a du sens au vu des diffĂ©rences d’ADN d’aujourd’hui. Les deux copies de l’ADN d’Adam et Eve aurait Ă©tĂ© remĂ©langĂ©es via au moins 2 procĂ©dĂ©s – la recombinaison et la conversion des gènes – cela rendant chaque progĂ©niture unique et permettant la diversitĂ© de la race humaine. Après la chute, les mutations gĂ©nĂ©tiques se sont ajoutĂ©es pour participer Ă  la diversification humaine.

Les calculs Ă  l’intĂ©rieur des paramètres de ce modèle correspondent Ă  la diversitĂ© mondiale de l’ADN qu’on observe aujourd’hui. Il n’est donc pas pertinent d’indiquer que les diffĂ©rences d’ADN invalident le modèle biblique de l’origine de l’humanitĂ© via Adam et Eve il y a de cela moins de 10 000 ans.

Il est raisonnable dans un modèle thĂ©iste d’indiquer que Dieu a créé Adam et Eve avec des diffĂ©rences gĂ©nĂ©tiques pour pouvoir permettre une diversitĂ© gĂ©nĂ©tique entre les humains.

Les diffĂ©rences gĂ©nĂ©tiques ne sont donc pas nĂ©cessairement dues Ă  des mutations et nous ne pouvons pas aisĂ©ment calculer et remonter le temps pour atteindre un moment oĂą le couple ou la population d’origine n’avait aucune diffĂ©rence d’ADN.

La seule horloge ADN pertinente est celle pour laquelle les crĂ©ationnistes et les Ă©volutionnistes sont d’accord sur les mĂ©canismes qui produisent les diffĂ©rences et aussi d’autres points de dĂ©part desquels des diffĂ©rences peuvent apparaĂ®tre. Il n’y a qu’une horloge ADN qui remplisse ces critères.

Depuis combien de temps les mutations gĂ©nĂ©tiques s’accumulent-elles?

CrĂ©ationnistes et Ă©volutionnistes s’accordent sur l’origine des diffĂ©rences d’ADN dans une minuscule sous-section d’ADN (longue de 16559 lettres d’ADN) contenue dans les usines d’Ă©nergie de nos cellules, appelĂ©es les mitochondries.

Les mitochondries et l’ADN mitochondrial («ADNmt») se trouvent chez les mâles et les femelles, mais seules les femelles semblent transmettre l’ADNmt Ă  leur progĂ©niture. En d’autres termes, nous avons chacun reçu notre ADNmt de notre mère, et nos conjoints ont reçu le leur de leur mère. Chacun de nos enfants n’a pas hĂ©ritĂ© l’ADNmt de son père; mais celui de leur mère.

Les Ă©volutionnistes conviennent que les diffĂ©rences actuelles d’ADNmt parmi les humains modernes sont attribuables Ă  une seule femme dans le passĂ©, qu’ils appellent «Eve». Cependant, ils insistent sur le fait que cette femme faisait partie d’une population d’humains, et non d’un seul couple.

D’un point de vue biblique, tous les humains descendent d’Adam et Eve. Cependant, comme l’ADNmt est hĂ©ritĂ© de la mère, les crĂ©ationnistes sont d’accord avec les Ă©volutionnistes que les diffĂ©rences d’ADNmt sont traçables Ă  une seule femme dans le passĂ© – Eve.

De plus, les Ă©volutionnistes et les crĂ©ationnistes conviennent que les diffĂ©rences modernes d’ADNmt sont le rĂ©sultat d’erreurs de copie (c’est-Ă -dire de mutations). Contrairement aux 3 milliards de lettres d’ADN dans le noyau de la cellule qui se dĂ©clinent en deux versions, l’ADNmt n’existe qu’en une seule version – en fait, la version de la mère. Par consĂ©quent, les diffĂ©rences d’ADNmt proviennent d’erreurs de copie et n’ont pas Ă©tĂ© créées Ă  la base chez Eve.

Ainsi, sur la question de l’origine des diffĂ©rences d’ADNmt, Ă©volutionnistes et crĂ©ationnistes sont en parfait accord, sauf sur un point – quand cet ancĂŞtre maternel a vĂ©cu.

Les comparaisons d’ADNmt font partie des quelques expĂ©riences qui peuvent ĂŞtre rĂ©ellement rĂ©alisĂ©es pour rĂ©pondre Ă  la question de savoir quand l’humanitĂ© a commencĂ©, et puisque la vitesse Ă  laquelle les mutations se produisent dans l’ADNmt a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mesurĂ©e, cette expĂ©rience peut ĂŞtre rĂ©alisĂ©e.

Pour utiliser l’ADNmt comme horloge, nous utilisons simplement ce taux de mutation mesurĂ© pour faire des prĂ©dictions testables basĂ©es soit sur l’Ă©chelle de temps Ă©volutionniste, soit sur l’Ă©chelle de temps crĂ©ationniste, puis comparons les prĂ©dictions avec les faits scientifiques observĂ©s.

En d’autres termes, plutĂ´t que de commencer par les diffĂ©rences d’ADNmt dans le prĂ©sent, puis de reculer l’horloge pour voir combien de temps il faudrait pour arriver Ă  Eve, nous allons reculer dans le temps jusqu’au dĂ©but sous chaque modèle et prĂ©dire ce qui se seraient produits si l’horloge devait tourner jusqu’au prĂ©sent.

Plus prĂ©cisĂ©ment, nous supposons pour les besoins de l’argumentation que les humains sont nĂ©s il y a 180 000 ans dans le modèle Ă©volutionniste ou rĂ©cemment, il y a 4500 ans dans le modèle crĂ©ationniste, ce qui reprĂ©sente la fin du dĂ©luge dans le texte massorĂ©tique.

Ensuite, nous calculons le nombre de diffĂ©rences d’ADNmt qui auraient dĂ» s’accumuler dans la pĂ©riode spĂ©cifique de chaque modèle, après quoi nous pouvons comparer ces prĂ©dictions au nombre rĂ©el de diffĂ©rences dans la population humaine actuelle.

Ainsi, en multipliant le taux de mutation mesurĂ© de l’ADNmt par 180 000 ans ou par 4500 ans, nous pouvons faire des prĂ©dictions testables sur l’Ă©chelle de temps des deux modèles de l’origine humaine.

Après 180 000 ans, les humains auraient accumulĂ© plus de 2000 diffĂ©rences d’ADN (avec une plage comprise entre 1220 – 4700) via le processus de mutation dans l’ADNmt.

En juste 4364 ans, les humains n’auraient accumulĂ© que 30 Ă  114 mutations. En partant sur la chronologie biblique de la septante, soit 5300 ans depuis le dĂ©luge, le nombre de mutations serait quelque peu supĂ©rieur.

Actuellement, environ 78 diffĂ©rences existent en moyenne dans les populations africaines (c’est-Ă -dire les plus diversifiĂ©es gĂ©nĂ©tiquement de tous les groupes ethniques humains), avec une diffĂ©rence maximale d’environ 120.

Il est clair que l’Ă©chelle de temps crĂ©ationniste prĂ©dit avec prĂ©cision le nombre de diffĂ©rences d’ADN que nous observons aujourd’hui, tandis que l’Ă©chelle de temps Ă©volutionniste prĂ©dit des nombres d’un ordre de grandeur plus Ă©levĂ©. Des rĂ©sultats similaires sont valables pour les espèces animales.

Le calcul est basĂ© sur les hypothèses rĂ©currentes des Ă©volutionnistes que l’on retrouve dans les autres domaines, notamment l’âge de la terre par la datation radiomĂ©trique – c’est Ă  dire des taux constants Ă  travers toute l’histoire.

Les Ă©volutionnistes, adeptes des mĂ©canismes de rattrapage, peuvent très bien faire appel Ă  des taux infiniment bas dans le passĂ© pour expliquer le faible nombre de diffĂ©rence dans l’ADNmt mais ce serait briser leur hypothèse maĂ®tre dans tous les domaines de la science. Ils peuvent encore faire appel Ă  la sĂ©lection naturelle pour indiquer que presque toutes les erreurs ont Ă©tĂ© Ă©liminĂ©es. Cela serait Ă  dĂ©montrer par des prĂ©dictions testables car les mutations gĂ©nĂ©tiques Ă©tant lĂ©gèrement dĂ©lĂ©tères ne sont en gĂ©nĂ©ral pas dĂ©tectables par la sĂ©lection naturelle – elle s’accumulent lentement dans le gĂ©nome.

En rĂ©sumĂ© il n’y a pas de preuves gĂ©nĂ©tiques pour Ă©tayer une origine ancienne de l’humanitĂ©. Les diffĂ©rences d’ADN dans le compartiment cellulaire appelĂ© le noyau peut facilement s’expliquer par deux personnes qui ont vĂ©cu il y a moins de 10 000 ans, comme Ă©galement suggĂ©rĂ© indĂ©pendamment par la dĂ©mographie humaine.

Les scientifiques séculiers sont conscients du problème depuis plus de 20 ans comme le démontre ces citations scientifiques.

«L’utilisation de notre taux empirique pour calibrer l’horloge moléculaire de l’ADNmt entraînerait un âge de l’ADNmt MRCA [la première femme humaine] de seulement ~ 6 500 ans…5»


«Quelle que soit la cause, les évolutionnistes sont les plus préoccupés par l’effet d’un taux de mutation plus rapide. Par exemple, les chercheurs ont calculé que «la Eve mitochondriale» – la femme dont l’ADNmt était ancestral chez toutes les personnes vivantes – a vécu il y a 100 000 à 200 000 ans en Afrique. Avec la nouvelle horloge, elle n’aurait que 6 000 ans6. »

Combien de temps faut-il pour avoir une humanité diversifiée?

Les scientifiques ont fait une étude génétique il y a quelques années. Ils ont considéré toutes les populations humaines de la terre comme formant un seul grand groupe, avec aucune barrière culturelle, géographique ou langagière. Dans ce groupe unique, chaque individu pouvait se marier avec n’importe quel autre individu.

Les scientifiques ont alors calculé l’époque à laquelle aurait vécu l’ancêtre de toutes les populations actuelles d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’une étude créationniste mais du courant dominant de la science. Le calcul des scientifiques indique que l’ancêtre commun de tous les êtres-humains d’aujourd’hui aurait vécu en 1180 de notre ère.

L’étude ne signifie pas qu’il y avait un seul être-humain en 1180 mais qu’un seul être-humain aurait pu engendrer toute la population mondiale actuelle, soit 8 milliards d’êtres-humains parce que les arbres généalogiques s’entremêlent très rapidement et que nous sommes tous liés.

Le monde est effectivement divisé par les langues, la géographie et la culture, le calcul cité n’est donc pas représentatif, l’ancêtre commun de tous les êtres-humains d’aujourd’hui n’a pas vécu il y a juste 1000 ans, mais l’étude démontre à quel point l’idée d’un ancêtre récent, par exemple il y a plus de 5000 ans pour Noé et plus de 7000 pour Adam, est plausible et à quel point la diversité physique des êtres-humains, comme la couleur de peau, le type de cheveux et bien d’autres caractéristiques, peuvent s’exprimer très rapidement.

L’humanitĂ© provient-elle d’Ararat ou d’Afrique?

Les Ă©volutionnistes postulent que les africains ont Ă©voluĂ© les premiers (il y a 120 000 Ă  180 000 ans) et qu’ils ont ensuite donnĂ© naissance aux groupes non-africains (il y a 50 000 ans). En contraste les crĂ©ationnistes indiquent que les groupes ethniques ont surgi simultanĂ©ment après la dispersion Ă  Babel.

MĂŞme en mettant de cĂ´tĂ© l’ADN des chimpanzĂ©s, les diffĂ©rences d’ADN chez les groupes ethniques africains est 2 fois plus Ă©levĂ© que chez les groupes ethniques non-africains. Si on suppose que les taux de mutation ont Ă©tĂ© constants Ă  travers l’histoire cela implique que les africains existent depuis plus longtemps.

Mais nous devons dĂ©terminer les mutations par gĂ©nĂ©ration et savoir combien de temps il y a entre les gĂ©nĂ©rations. Les Ă©volutionnistes font l’hypothèse que tous les groupes ethniques humains ont le mĂŞme intervalle entre les gĂ©nĂ©rations. Les donnĂ©es de mariage des nations unies suggèrent toutefois que l’hypothèse est incorrecte.

En moyenne les femmes africaines se marient plus tĂ´t que les femmes non-africaines. Environ 32% des femmes africaines se marient entre 15 et 19 ans, ce qui n’est le cas que pour 12% des femmes non-africaines. Cette diffĂ©rence disparait dans les tranches d’âges plus Ă©levĂ©es. Cela suggère en tout que le temps d’une gĂ©nĂ©ration africaine est 2 fois plus rapide qu’une gĂ©nĂ©ration non-africaine.

Comme l’ADNmt se transmet maternellement ces donnĂ©es indiquent que certains groupes ethniques africains ont 2 fois plus de diffĂ©rences d’ADNmt parce que les gĂ©nĂ©rations passent 2 fois plus vites que dans les autres lignĂ©es non-africaines7.

Les donnĂ©es prĂ©sentĂ©es dans le chapitre prĂ©cĂ©dant sur les nombres de diffĂ©rences dans l’ADNmt ont fait des prĂ©dictions en fonction de diffĂ©rentes durĂ©es de gĂ©nĂ©rations (15 ans, 35ans..). Sous aucune de ces donnĂ©es, le modèle Ă©volutif ne parvient Ă  prĂ©dire la quantitĂ© de mutations observables aujourd’hui.

En contraste le modèle crĂ©ationniste parvient Ă  justifier le nombre de diffĂ©rences d’ADNmt chez les groupes ethniques africains avec un temps de gĂ©nĂ©ration plus faible que chez les groupes non-africains (par exemple de 15 ans). Le modèle crĂ©ationniste indique dans ce cas une plage de mutation entre 69 et 114 diffĂ©rences pour une rĂ©alitĂ© de 78 mutations observables chez les groupes africains.

Les diffĂ©rences d’ADNmt chez les groupes non-africains avec un temps de gĂ©nĂ©ration de 25 ans sont comprises entre 41 et 69, et il y a dans la rĂ©alitĂ© 49 diffĂ©rences.

La diversitĂ© de l’ADNmt chez les africains semblent donc s’expliquer par leurs mariages prĂ©coces et non par leur origine plus ancienne.

Les Ă©volutionnistes font l’hypothèse que les groupes ethniques africains ont un temps de gĂ©nĂ©ration identique aux autres groupes, mais il apparait que les africains remĂ©langent leur ADN Ă  un taux plus Ă©levĂ© et/ou dans diffĂ©rents endroits que les non-africains, ce qui explique leurs combinaisons supplĂ©mentaires d’ADN. C’est une conclusion que les Ă©volutionnistes concèdent8.

Les Ă©volutionnistes atteignent leur conclusion en Ă©mettant les hypothèses d’une origine commune avec les chimpanzĂ©s et en indiquant des temps de gĂ©nĂ©ration identiques pour tous les groupes ethniques.

Il n’y a en somme aucun besoin d’intervalle de temps pour expliquer les diffĂ©rentes ethnies.

De manière pertinente, les Ă©volutionnistes considèrent aussi qu’il y a un ancĂŞtre homme et une ancĂŞtre femme uniques Ă  l’humanitĂ©. Ils les appellent d’ailleurs Adam pour le chromosome Y et Eve pour le chromosome mitochondrial. Ce sont les Ă©chelles de temps qui sĂ©parent les deux modèles. Les Ă©volutionnistes indiquent que seule la descendance d’une femme a rĂ©ussi Ă  se perpĂ©tuer quand les autres femmes « malchanceuses » n’ont pas eu de postĂ©ritĂ©.

Les Ă©volutionnistes avancent aussi que leur Eve est provenue d’un groupe de 10 000 personnes afin d’expliquer la diversitĂ© gĂ©nĂ©tique (ignorant que Dieu ait pu crĂ©er un premier couple avec un fort potentiel de variation dès le dĂ©part).

Auparavant le modèle « multirĂ©gional » indiquait qu’il y avait eu plusieurs Ă©volutions sĂ©parĂ©es et donc plusieurs lignĂ©es d’ancĂŞtres. L’Ă©tude de l’ADN a renversĂ© cette thĂ©orie. Tous les ĂŞtres-humains sont similaires Ă  99,9% ce qui indique une seule provenance. Les annĂ©es passant, le modèle Ă©volutionniste ressemble de plus en plus au modèle biblique. Le Dr Robert Carter rapporte:

«L’une des choses amusantes Ă  propos de la « thĂ©orie hors d’Afrique » est qu’elle reflète en fait le rĂ©cit biblique. Nous avons une population de personnes originaires d’Afrique dans un passĂ© lointain. Bibliquement, nous avons commencĂ© avec deux personnes. Notre population est passĂ©e Ă  plusieurs milliers de personnes, nous ne savons pas combien, puis notre population s’est effondrĂ©e lors du dĂ©luge.

Dans la « thĂ©orie hors de l’Afrique », il y avait beaucoup de monde et cela s’est rĂ©duit Ă  travers un goulot d’Ă©tranglement (rĂ©duction de la population via une catastrophe), puis la population a commencĂ© Ă  croĂ®tre dans les deux modèles, enfin la population s’est fragmentĂ©e et s’est rĂ©pandue Ă  travers le monde dans les deux modèles (faisant le lien avec la dispersion Ă  la tour de Babel).

La Bible a Ă©tĂ© Ă©crite en premier et nous sommes restreints avec elle, il y a un Ă©ventail limitĂ© de possibilitĂ©s bibliques sur l’histoire humaine.

Ă€ l’Ă©poque, la thĂ©orie de l’Ă©volution leur permettait de dire ce qu’ils voulaient et l’opinion la plus courante Ă©tait l’hypothèse multirĂ©gionale selon laquelle les ĂŞtres humains Ă©voluaient en synchronie Ă  travers la planète et Ă©changeaient des gènes au fur et Ă  mesure que nous Ă©voluions. Ils ne s’attendaient pas au goulot d’Ă©tranglement, ils ne s’attendaient pas Ă  traverser le Moyen-Orient, ils ne s’attendaient pas Ă  l’Adam du chromosome Y et Ă  l’Eve mitochondriale.

Ce sont des choses qui doivent ĂŞtre vraies si la Bible est vĂ©ridique et ce sont des choses que les gĂ©nĂ©ticiens modernes ont dĂ©couvertes, ainsi ce que nous observons au fil du temps, c’est que le modèle Ă©volutionniste devient plus biblique, ce qui est vraiment intĂ©ressant.9»

Le vieillissement de l’humanitĂ© – l’entropie gĂ©nĂ©tique

Le coup de grâce pour le modèle Ă©volutif de la vieille humanitĂ© semble ĂŞtre l’entropie gĂ©nĂ©tique. Les mutations gĂ©nĂ©tiques conduisent l’ĂŞtre-humain Ă  moins d’aptitude Ă  vivre et finalement Ă  l’extinction. Les modèles s’Ă©talant sur des millions d’annĂ©es n’apparaissent pas crĂ©dibles mĂŞme dans des modĂ©lisations avantageuses qui minimisent le nombre de mutations par gĂ©nĂ©ration et grossissent l’infime part bĂ©nĂ©fique de ces mutations.

L’une des dĂ©couvertes les plus importantes de ces dernières annĂ©es est venue de la modĂ©lisation de l’accumulation de mutations (erreurs de code gĂ©nĂ©tique) dans le gĂ©nome humain au fil du temps Ă  l’aide de simulations informatiques. Les chercheurs ont dĂ©couvert que cette accumulation de mutations ne peut atteindre un certain niveau avant que le gĂ©nome ne se dĂ©tĂ©riore complètement et que les humains ne disparaissent.

Ce processus de dĂ©gradation, appelĂ© entropie gĂ©nĂ©tique, s’inscrit parfaitement dans une crĂ©ation rĂ©cente d’il y a six Ă  dix mille ans10.

Deux Ă©tudes de recherche rĂ©centes menĂ©es par des scientifiques laĂŻques soutiennent l’entropie gĂ©nĂ©tique. Leurs donnĂ©es Ă©taient basĂ©es sur de rares variations mononuclĂ©otidiques observĂ©es dans les rĂ©gions codant pour les protĂ©ines du gĂ©nome humain. Plus de 80% de cette variation Ă©tait associĂ©e Ă  une entropie gĂ©nĂ©tique exposĂ©e par des maladies hĂ©rĂ©ditaires1112131415. Comme les rĂ©gions codant pour les protĂ©ines sont moins tolĂ©rantes Ă  la mutation que d’autres parties du gĂ©nome, ces rĂ©gions fournissent des informations gĂ©nĂ©tiques historiques plus fiables.

Lorsque les scientifiques Ă©valuent gĂ©nĂ©ralement l’histoire gĂ©nĂ©tique humaine, ils incorporent des Ă©chelles de temps profondes hypothĂ©tiques tirĂ©es de la palĂ©ontologie Ă©volutionnaire pour calibrer leurs modèles de changement d’ADN au fil du temps. En d’autres termes, ils supposent des millions d’annĂ©es et insèrent littĂ©ralement du temps dans leurs modèles.

En revanche, ces nouvelles Ă©tudes utilisent des modèles dĂ©mographiques de populations humaines sur un temps historique et un espace gĂ©ographique connus. Les donnĂ©es qui en rĂ©sultent ont montrĂ© une explosion massive et très rĂ©cente de diversification gĂ©nĂ©tique humaine – principalement associĂ©e Ă  l’entropie gĂ©nĂ©tique. Un auteur a dĂ©clarĂ©: «Le temps maximal de vraisemblance pour une croissance accĂ©lĂ©rĂ©e Ă©tait il y a 5 115 ans.(voir ref tenessen)» Cela place le dĂ©but de la pĂ©riode de dĂ©clin gĂ©nĂ©tique proche du dĂ©luge de la Genèse, lorsque la terre a commencĂ© son repeuplement grâce Ă  la famille de NoĂ©16.

Les données génétiques confirment une diversification humaine récente (en bleu sur le graphique). Ces données sont en confrontation avec les données du scénario évolutif se projetant dans des temps extrêmement longs.

Étonnamment, cette rĂ©cente explosion de la variation du gĂ©nome humain, principalement associĂ©e Ă  l’entropie gĂ©nĂ©tique, correspond Ă©galement au mĂŞme schĂ©ma d’espĂ©rance de vie humaine en dĂ©clin rapide après le dĂ©luge, tel qu’il est enregistrĂ© dans la Bible.

Le dĂ©clin de l’espĂ©rance de vie de après le dĂ©luge.

L’idĂ©e de l’entropie gĂ©nĂ©tique a Ă©tĂ© lancĂ©e par le professeur Ă  la retraite de Cornell, le Dr John Sanford. L’idĂ©e de base est que la plupart des mutations ont un si petit effet qu’elles ne peuvent pas ĂŞtre Ă©liminĂ©es efficacement par sĂ©lection naturelle. Ainsi, au fur et Ă  mesure que les mutations s’accumulent dans le gĂ©nome, le rĂ©sultat net est une dĂ©gradation gĂ©nĂ©tique. Le concept est assez simple. Il a Ă©tĂ© dĂ©crit dans un livre populaire intitulĂ© Genetic Entropy, mais il est Ă©galement soutenu par des simulations informatiques rigoureuses utilisant un programme puissant appelĂ© Mendel’s Accountant17 et des exemples du monde rĂ©el18.

Les gens meurent pour de nombreuses raisons, mais si nous avons la chance d’Ă©chapper Ă  la mort par la guerre, le crime, les accidents alĂ©atoires ou la maladie, l’entropie sera toujours lĂ  pour s’assurer que nous rencontrerons notre CrĂ©ateur. De manière gĂ©nĂ©rale, l’entropie est la tendance universelle des choses Ă  se dĂ©tĂ©riorer et Ă  s’effondrer.

Sans surprise, la mĂŞme tendance est Ă  l’Ĺ“uvre dans des populations entières, gĂ©nĂ©ration après gĂ©nĂ©ration. Nous savons maintenant, en grande partie grâce au travail du Dr John Sanford (cĂ©lèbre phytogĂ©nĂ©ticien et pionnier du gĂ©nie gĂ©nĂ©tique de l’UniversitĂ© Cornell), que le mĂŞme processus progressif de «diminution» s’opère Ă©galement dans le pool gĂ©nĂ©tique humain.

AppelĂ© entropie gĂ©nĂ©tique, il conduit l’humanitĂ© – et tous les organismes supĂ©rieurs – au point d’extinction (sauf intervention divine, bien sĂ»r). En fait, ce processus, qui opère plus rapidement dans les organismes supĂ©rieurs, signifie que les espèces ne peuvent avoir que plusieurs milliers d’annĂ©es; certainement pas des centaines de milliers d’annĂ©es, sinon nous serions dĂ©jĂ  Ă©teints.

La plupart des mutations nuisibles ont seulement des effets très lĂ©gers. C’est une bonne chose Ă  court terme. Mais cela signifie aussi que la sĂ©lection naturelle ne peut gĂ©nĂ©ralement pas les Ă©liminer.

De nombreux anti-crĂ©ationnistes reconnaissent ce problème liĂ© au trop grand nombre de mutations. Le biochimiste et auteur de manuels Larry Moran affirme19 : « Si le taux de mutations dĂ©lĂ©tères est trop Ă©levĂ©, l’espèce s’Ă©teindra… Il ne devrait pas dĂ©passer 1 ou 2 mutations dĂ©lĂ©tères par gĂ©nĂ©ration. »

Si les mutations conduisent les espèces Ă  l’extinction, elles n’auraient pas pu exister pendant des millions d’annĂ©es. L’idĂ©e pour Moran et d’autres Ă©tait que la majoritĂ© de l’ADN Ă©tait « poubelle », n’ayant aucune fonction et reprĂ©sentant des « dĂ©bris Ă©volutionnaires ». Comme il a Ă©tĂ© dĂ©couvert que la majeure partie de l’ADN et peut ĂŞtre mĂŞme l’ADN entier est important, l’analyse de Moran devient très problĂ©matique puisqu’au moins 70 mutations par gĂ©nĂ©ration sont observĂ©es.

Le chercheur sur l’ADN non codant, John Mattick, Ă©crit20 :

« La majeure partie du gĂ©nome humain — peut-ĂŞtre pas jusqu’Ă  99 % — doit ĂŞtre consacrĂ©e Ă  la rĂ©gulation du dĂ©veloppement — gĂ©nĂ©rant environ 30 Ă  40 trillions de cellules avec des arrangements, des caractĂ©ristiques et des connexions hautement spĂ©cifiques dans un adulte capable de reproduction et de parentalitĂ©. »

Le chercheur principal du projet ENCODE, Ewan Birney, déclare21 :

« Il est probable que les 80 % [estimation de l’ADN humain fonctionnel] atteindront 100 %. Nous n’avons pas vraiment de grandes portions d’ADN redondant. Cette mĂ©taphore de l’ADN poubelle n’est pas très utile. »

Ce sujet n’est pas largement connu, mais c’est un support très puissant pour la crĂ©ation biblique. En termes simples, l’entropie gĂ©nĂ©tique signifie que le contenu informationnel du gĂ©nome (tous nos gènes) diminue progressivement, en raison de l’accumulation de mutations, gĂ©nĂ©ration après gĂ©nĂ©ration22.

Un processus qui dégrade régulièrement un génome ne peut pas produire un meilleur organisme.

Le modèle créationniste correspond-il à toutes les données?

Une telle dĂ©claration serait exagĂ©rĂ©e, la science moderne a Ă©tĂ© créée par des crĂ©ationnistes dont l’une des importantes qualitĂ©s Ă©tait de reporter honnĂŞtement les rĂ©sultats et les crĂ©ationnistes d’aujourd’hui doivent continuer sur cette lancĂ©e.

Les donnĂ©es du terrain ne fournissent pas encore toutes les confirmations au modèle biblique, nous pouvons par exemple noter le fait que les humains n’apparaissent qu’en haut du registre fossile alors que le modèle crĂ©ationniste-jeune terre nĂ©cessiterait qu’il y ait des humains dans des couches un peu plus basses.

En effet le registre fossile peut ĂŞtre catĂ©gorisĂ© en trois grandes parties dont la première partie concerne les couches les plus profondes et la dernière les couches les plus hautes (dans l’esprit du scĂ©nario Ă©volutif plus les couches sont basses plus elles sont vieilles et vice-versa) :

  1. Le palĂ©ozoĂŻque (541 Ă  252 millions d’annĂ©es)
  2. Le mĂ©sozoĂŻque (252 Ă  66 millions d’annĂ©es)
  3. Le cĂ©nozoĂŻque (66 millions d’annĂ©es Ă  aujourd’hui)

Les humains sont trouvĂ©s dans les parties les plus hautes du cĂ©nozoĂŻque, lequel correspond dans le modèle crĂ©ationniste Ă  des couches de fin ou post-dĂ©luge. Les crĂ©ationnistes s’attendent donc Ă  trouver des humains dans les couches du dĂ©luge du mĂ©sozoĂŻque et voire peut-ĂŞtre dans le palĂ©ozoĂŻque.

Les créationnistes apportent quelques explications pour expliquer cette absence :

  • Les quelques 2200 ans (selon la septante) qui sĂ©parent le dĂ©luge de la crĂ©ation n’ont pas permis une grande croissance de l’humanitĂ© – peut-ĂŞtre quelques millions de personnes.
  • La population humaine Ă©tait peut-ĂŞtre concentrĂ©e dans certaines zones qui ne se sont pas prĂŞtĂ©es Ă  la fossilisation.
  • Les ĂŞtres-humains, de par leur intelligence, ont pu Ă©chapper aux premières phases du dĂ©luge et n’ĂŞtre emportĂ©s qu’après la plupart des autres espèces.
  • Une combinaison des trois possibilitĂ©s.
  • D’autres raisons encore inconnues.

Nous espĂ©rons qu’il y aura des esprits brillants qui aideront Ă  rĂ©soudre ce mystère et des dĂ©couvertes qui confirmeront le modèle biblique sur ce sujet prĂ©cis. Plus d’infos sur le sujet dans l’article ci-dessous:

La crĂ©ation de l’homme « à l’image de Dieu » dans la Bible

La Bible fait de nombreuses dĂ©clarations fracassantes qui semblent ne pas toujours (voire pas souvent) aller dans le sens de la foule. Mais au final ce qui compte c’est de discerner ce qui est rĂ©ellement dit, et ensuite d’observer les donnĂ©es pour voir si elles correspondent aux dĂ©clarations bibliques.

Dans le cas de l’homme créé Ă  l’image de Dieu nous pouvons rapidement voir que l’homme est bien distinct des animaux et des singes. Cela ne correspond pas aux attentes philosophiques et Ă  l’humilitĂ© souhaitĂ©e de beaucoup mais cela semble correspondre aux donnĂ©es d’observation.

L’homme est en effet dotĂ© d’une crĂ©ativitĂ© qu’aucune autre crĂ©ature ne peut se targuer. Il a une conscience du bien et du mal, il peut Ă©tudier la nature et l’univers, faire de la musique et beaucoup d’autres choses. Il est dotĂ© des capacitĂ©s nĂ©cessaires pour rĂ©pondre au mandat de gestion donnĂ© Ă  l’homme par Dieu. Certes l’homme a de par le pĂ©chĂ© opĂ©rĂ© une mauvaise gestion du monde, mais cela est un autre sujet.

Les animaux sont dotĂ©s de caractĂ©ristiques fantastiques, mais ils ont un comportement rĂ©pĂ©titif et sont rĂ©solument diffĂ©rents, notamment en termes de spiritualitĂ©. Encore lĂ  le modèle biblique semble correctement dĂ©peindre l’homme.

Conclusion

Nous avons Ă©tudiĂ© dans cet article plusieurs Ă©lĂ©ments qui semblent ne pas se corrĂ©ler au modèle Ă©volutionniste alors que presque toutes les donnĂ©es semblent s’accorder naturellement au modèle biblique. Les donnĂ©es sont en rĂ©sumĂ©s celle-ci :

  • La dĂ©mographie humaine semble naturellement trouver sa cohĂ©rence au sein du modèle d’environ 5000 ans (redĂ©marrage de l’humanitĂ© après le dĂ©luge).
  • Les hommes et les chimpanzĂ©s sont similaires dans la mesure oĂą ils ont Ă©tĂ© créés par le mĂŞme crĂ©ateur mais il y a quand mĂŞme 400 millions de lettres qui diffèrent dans l’ADN, de sorte qu’il est difficile d’y voir une origine commune, laquelle devrait ĂŞtre projetĂ©e beaucoup plus loin que les estimations Ă©volutives. En fait les diffĂ©rences gĂ©nĂ©tiques semblent ne pas provenir uniquement des mutations. Il y avait probablement des diffĂ©rences Ă  la base pour permettre une diversitĂ© gĂ©nĂ©tique et Ă©viter le phĂ©nomène de clonage.
  • L’humanitĂ© a surgi d’un coup, les africains n’ont visiblement pas prĂ©cĂ©dĂ© les non-africains.
  • L’Ă©tude de l’ADN mitochondrial indique une origine rĂ©cente de l’humanitĂ© (moins de 10 000 ans), le nombre d’erreur constatĂ© correspond aux prĂ©dictions crĂ©ationnistes.
  • Les mutations gĂ©nĂ©tiques qui s’accumulent lentement et qui sont pratiquement indĂ©tectables par la sĂ©lection naturelle indiquent que l’humanitĂ© et toutes les espèces ne sauraient ĂŞtre viables gĂ©nĂ©tiquement pendant des millions d’annĂ©es.
  • Le registre fossile ne supporte pas totalement le modèle crĂ©ationniste en raison de l’absence d’humains dans les couches basses, mais par ailleurs le registre fossile correspond encore moins aux attentes Ă©volutionnistes (voir cet article).

Documentaire sur Adam et Eve, les Patriarches et les 6 Jours de la Création

https://questcequelaverite.com/la-genetique-ladn-et-lorigine-de-la-vie-creationnisme/

Références :

  1. Voir le livre de Terry Mortenson – Searching for Adam – Chapitre gĂ©nĂ©tique.
  2. IVoir le livre de Terry Mortenson – Searching for Adam – Chapitre gĂ©nĂ©tique – page 295
  3. IVoir le livre de Terry Mortenson – Searching for Adam – Chapitre gĂ©nĂ©tique – page 296
  4. Sanford, J. et al., The waiting time problem in a model hominin population, Theoretical Biology and Medical Modelling12:18, 2015 | doi:10.1186/s12976-015-0016-z.
  5. T.J. Parsons, et al., “A High Observed Substitution Rate in the Human Mitochondrial DNA Control Region,” Nature Genetics 15 (1997): 363–368.
  6. A. Gibbons, “Calibrating the Mitochondrial Clock,” Science 279 (1998): 28–29.
  7. Voir le livre de Terry Mortenson – Searching for Adam – Chapitre gĂ©nĂ©tique – page 321
  8. Voir le livre de Terry Mortenson – Searching for Adam – Chapitre gĂ©nĂ©tique – page 322
  9. Dismantled Evolution – Scene 4: Genetics (Adam and Eve).
  10. Sanford, J. C. 2008. Genetic Entropy and the Mystery of the Genome, 3rd ed. Waterloo, NY: FMS Publications.Sanford, J., J. Pamplin, and C. Rupe. 2014. Genetic Entropy Recorded in the Bible? FMS Foundation. Posted on kolbecenter.org July 2014, accessed July 25, 2014.
  11. Tomkins, J. Genetics Research Confirms Biblical Timeline. Creation News Update. Posted on icr.org January 9, 2013, accessed July 25, 2014.
  12. Tomkins, J. Human DNA Variation Linked to Biblical Event Timeline. Creation Science Update. Posted on icr.org July 23, 2012, accessed December 31, 2012.
  13. Tennessen, J. A. et al. 2012. Evolution and Functional Impact of Rare Coding Variation from Deep Sequencing of Human Exomes. Science. 337 (6090): 64-69.
  14. Fu, W. et al. 2013. Analysis of 6,515 exomes reveals the recent origin of most human protein-coding variants. Nature. 493 (7431): 216-220.
  15. Keinan, A and A. G. Clark. 2012. Recent Explosive Human Population Growth Has Resulted in an Excess of Rare Genetic Variants. Science. 336 (6082): 740-743.
  16. Thomas, B. 2012. A Recent Explosion of Human Diversity. Acts & Facts. 41 (9): 17.
  17. https://creation.com/mendels-accountant-review.
  18. https://creation.com/evidence-for-genetic-entropy.
  19. Moran, Larry. “A creationist tries to
    understand genetic load.” Sandwalk Blog.sandwalk.blogspot.com/2014/04/acreationist-tries-to-understand.html.
  20. Mattick, John S. and Paulo Amaral. “RNA – The Epicenter of Genetic Information.” CRC Press. 2023. doi. org/10.1201/9781003109242.
  21. Yong, Ed. “ENCODE: the rough guide to the human genome.” Discover Magazine. 2012. web.archive.org/web/20201111202050/http://www.discovermagazine.com/the-sciences/encode-therough-guide-to-the-human-genome.
  22. Lynch, M., Rate, molecular spectrum, and consequences of human mutation, Proceedings of the National Academy of Sciences (USA) 107(3):961–968, 2010.

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